Premier volet: le mystère
Ca commence par un mystère autour d'un film qui ressemble de plus en plus à l'évènement de l'année. Le film n'est pas annoncé et le tournage, en plein Paris, se fait discrètement. Tellement discret que le mystère qui entoure le film devient un argument de promotion.
Luc Besson, dans toutes les interviews qu'il donne, se voit poser toujours la même question:
"comment avez-vous fait pour que le tournage ne soit pas envahi par les paparazzis?"
et ca réponse est toujours la même
"Ils étaient tous occupés à épier le tournage de "Da Vinci Code", du coup on avait Paris pour nous"
C'est malin car c'est connu en France, on aime pas les gros ricains (je l'écris avec un brin d'ironie) et le "Da Vinci Code" est une grosse machine que l'on aime critiquer (sauf que ca fait tout de même plus de 4 000 000 d'entrées).

Deuxième volet: la culpabilisation
Luc est fatigué par la réalisation. Il le dit l'écrit, il ne fera que 10 films, c'est déja beaucoup 10 films sauf si on adooore son "Angel-A", alors peut être que l'envie d'avoir envie reviendra ...
Comme Luc c'est le boss, on se dit que l'on doit voir son film, on veut pas qu'il ne soit qu'un producteur de comédie pour multiplexes. On veut qu'il redevienne le réalisateur de Subway ou Nikita. Bref, on doit voir "Angel-A" sinon on peut se rendre coupable d'avoir participer à la mise à la retraite anticiper d'un des meilleurs réalisateur Français.

Troisième volet: avant je m'aimais pas, maintenant ca va mieux
Une grosse partie de la promo du film a reposé sur la personnalité intrinsèque du réalisateur. C'est un introverti qui ne s'aimait pas, maintenant que ca va mieux et du coup il peut faire "Angel-A". Ca donne un côté sensible et intelligent au film...

Quatrième volet: une sortie orchestrée
La date tout d'abord: fin décembre, idéale pour une comédie romantique (c'est un très bon moment de l'année en terme d'entrée). D'autant plus qu'à cette période il y a beaucoup de films pour enfants, ca donne un côté contre-programmation interessant.
On essaye de créer / gérer l'attente puisque le film ne sort "que" sur 300 écrans (ce qui est peu vu le qualibre des intervenants), mais on sait déja qu'en deuxième semaine le distributeur EuropaCorp augmentera le nombre de copies, on passe à 475. C'est assez inédit, normalement on augmente le nombre de copies si il y a une demande, donc succès. Le fait de le programmer avant entretien une atmosphère de succès autour du film, si il y a plus de copie alors c'est que les gens veulent le voir.
Enfin, le jour de la sortie l'ensemble de l'équipe du film est disponible dans une salle à Paris pendant l'ensemble de la journée. Ca, c'est vraiment malin et intelligent. Tout d'abord les chiffres de cette salle (Les Halles) vont être gonflés et ils servent de repère pour mesurer le succès d'un film.

Tout ca pour finalement faire que 840 000 entrées ? d'accord c'est décevant mais franchement c'est inespéré tant les critiques et le bouche à oreille étaient partagés (c'est le moins que l'on puisse dire).
Le distributeur à littéralement porté le film, puisqu'en 3ème semaine le film enregistrait 150 000 entrées malgré ses 475 écrans, soit une moyenne de 375 s/c.

Récapitulatif
1ère semaine 327 730
Fin de carrière 840 442
Coef P/P 3.6
Côte succès* 2,56
*ratio fin de carrière/1ère semaine