Il y a deux façons de voir Borat : on sait qu'il s'agit d'un acteur qui se fait passer pour un journaliste Kazakh ; ou bien on ne le sait pas .
En effet, une personne ne lisant pas les critiques n'a aucune chance de l'imaginer : jusqu'au générique de fin, tout est fait pour nous faire croire à l'honnêté de ce reportage .
Dans ce cas, c'est à dire si on reste au premier degré, on peut être outré par l'inculture des Kazakhs, leur antisémitisme primaire, leur anti-féminisme d'un autre temps, et on est accablé par tant de bêtise .
On ne peut pas faire abstraction de ce risque .Mais aurait on pu reprocher à Montesquieu ces lettres persannes sous prétexte de donner une image négative des perses (n'oublions pas que le gouvernement Kazakh a officiellement déposé une plainte contre Borat !)

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