Car Les bronzés 3, c'est le niveau zéro de la comédie, l'équivalent du service minimum un jour de grêve à la RATP. Ce film, qui a couté dit on plus de 35 millions d'euros, c'est avant tout un vol collectif à l'échelle nationale. Les dix millions de spectateurs se sont fait voler le prix de leur place de cinéma tout en assurant une retraite dorée à des comiques d'un autre temps.

Pas un sourire, pas un éclat de rire, des brides de gags consternant de médiocrité, des acteurs, qui ne font même pas semblant de donner envie, également scénaristes dépassés par les codes de la comédie actuelle et qui tissent une histoire digne d'un épisode de Josephine Ange Gardien, pour remplir des kilometres de bobine et spolier la France, ce film ets une honte. Les mousquetaires de l'humour d'autrefois qui ont fait rire la France avec le père Noel est une Ordure et les deux premiers bronzés ont oublié de renifler l'air du temps et s'appercevoir que l'humour avait évolué. Aujourd'hui, un sketch de Fernand Renaud, aussi nostalgique qu'il soit, ne fait plus rire les foules comme autrefois. bah pour les Bronzés, c'est pareil. Ils ont vieillit, sans s'en rendre compte, et ce qu'ils ont cru être un scénario drole et brillant s'est averé être un épisode de sous le soleil en 35mm.

Car il est évident quand on regarde ce film, que le principal a été oublié, c'est le scénario. Il aurait été de bon conseil que de le faire relire par quelques script doctor afin de muscler un peu cet humour qui fait cruellement défaut à ces dinosaures restés bloqués en 1993. Les gags sont consernants et ratés, les répliques tombent à plat, l'histoire n'a ni queue ni tête, c'est vieille France et bien pensant, vulgaire et sans interet. Gérard Jugnot remporte la palme de la lourdeur en interpretant un vieux beauf pas drole et homophobe qui fait passer sa préstation dans le désolant Choristes pour un projet de fin d'étude de l'actor studio. Nous passerons sur Marie-Anne Chazel et Michel Blanc, dont le seul ressort comique consiste à mettre en avant des artifices passablement amusant, ainsi que sur le reste des acteurs qui répondent présent comme on pointe à l'usine, sans passion ni coeur à l'ouvrage, juste parce qu'il faut manger.

Quand on a aimé les films du Splendid, et qu'on regarde les Bronzés 3, on est à la fois triste de voir que les clowns vieillissent aussi mal, et écoeuré de voir qu'ils ont offert aux fans de tout à age en guise de remerciement, un chant du cygne qui résonne comme une vieille casserole.

Les bronzés 3 se regarde comme une émision de Michel Drucker. Guerre plus drôle, pas plus rythmé, et tellement pratique pour se lancer dans une sieste le dimanche après midi.