Rocky Balboa n'est franchement pas un film de boxe. La dernière scène, celle du match, dure en réalité 15 minutes. Le propos du film est autre. Il a pour vocation de nous rappeler que Rocky est toujours vivant et qu'il souffre de l'oubli, de la vieillesse et de la solitude. On ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre le personnage incarné et Sylvester Stallone qui lui aussi semble subir les mêmes désagréments. Ce film écrit, réalisé et joué par ce dernier est un cri de douleur, celui de la gloire passée.
Si la plupart des scènes, le scénario, les dialogues sont plutôt niais, le résultat n'est pas pour autant catastrophique.
On ne peut pas s'empêcher d'avoir de la compassion pour Rocky-Sylvester et de comprendre son désarroi.
Si la pitié (sentiment plutôt négatif) ne peut faire un bon film, ce dernier imprégné de nostalgie peut être l'occasion pour ceux qui ont vibré dès 1976 pour Rocky de se replonger dans de vieux souvenirs.