Mais là où les Bronzés 3 ont échoué (petit problème d'écriture où les scénaristes-acteurs ont ommis d'ajouter quelques vannes et/ou gags, presque rien), Rocky nous prouve deux choses : 1) Le capital sympathie de Rocky/Sly est intacte, il a berçé notre enfance et on l'a aimé dans Rocky ou Cliffhanger, il fait partie de la famille. 2) Rocky est l'oeuvre d'une vie, un film d'auteur, une petite pépite au fond du tamis, une grande histoire d'amour sur 30 ans, un film sur la vie, sur la filiation, sur ce qu'on est à l'intérieur, sur les chemins pavés et la force de continuer à se battre.

Rocky Balboa est un film intelligent, parce que bien écrit, bien joué, bien filmé, bien foutu. Il developpe une histoire crédible, fait plaisir aux fans, rend hommage au mythe, et nous fait croire en ses personnages. C'est beau, c'est grand c'est fort, plein de moments précieux, entre souvenirs et vie présente, la larme à l'oeil n'est pas loin, et le plaisir coupable qu'on prend à se laisser aller pendant 90 minutes est rare.

Rocky Balboa, une émotion saine. Merci Monsieur Stallone.