Ce 3ème opus n'est pas vraiment une suite puisque son action trouve sa place entre l'avant-dernière scène et la dernière scène de La Mort dans la peau. Je vous conseille d'ailleurs de le revoir sinon vous allez être un peu à la traine pendant les 10 premières minutes du film. Dirigié, comme pour le précédent, par l'excellent réalisateur Paul Greengrass (jetez vous sur Bloody Sunday si ce n'est pas encore fait), la réalisation de La Vengeance dans la peau est parfaite: stylée, nerveuse, subjective. Paul Greengrass s'emploie systématiquement à suivre le point de vu de son héros: ce qu'il voit est plus important que son regard. Riche de cet adage le film nous plonge (une nouvelle fois) dans l'univers de Jason Bourne faisant corps avec lui. Je me souviens encore du choc que j'avais ressenti lors de la projection de La Mémoire dans la peau, j'avais enfin trouvé mon (super) héros, je voulais être Jason Bourne. Par contre, le fait d'être uniquement recentré sur Jason Bourne est une critique que je ferais au film. Les autres personnages, et tout particulièrement celui joué par Julia Stiles, sont relegués à des rôles de figuration. Enfin, même si le personnage de Jason Bourne a évolué au fil des films, le scénario de La Vengeance dans la peau manque souvent d'originalité. On retrouve la scène de l'hôtel de La mémoire dans la peau par exemple.
Ne vous y trompez pas, ces quelques critiques n'entachent en rien la qualité du film qui fait définitivement passer James Bond pour un gros ringard.