Il y a, certes, quelques répliques amusantes. Le personnage de Samantha n'y est certainement pas pour rien. Mais les scénaristes ont été paresseux. Ils n'ont pas pris soin, à l'inverse de ce qu'ils avaient fait pendant 6 ans, de faire fuser les dialogues. Ils ont délaissé des personnages géniaux tels ceux d'Harry, d'Antony ou de Stanford, trop occupés à s'intéresser à une Carrie beaucoup moins rigolote et subtile que d'habitude. Les quatre femmes qui nous avaient fait tant rire sont lassantes et leur hystérie collective, leur superficialité gênantes. Même leurs retrouvailles au cours de brunchs dominicaux ont perdu leur charme d'antan....
Il y a quand même le plaisir de faire prolonger le bonheur du spectateur en le baladant dans les rues de Manhattan, dans les restaus les plus branchés, en lui parlant sexe de manière débridée. Certes, la seconde moitié du film est bien meilleure qu'un début catastrophique et sans intérêt. L'inégalité du scénario fait donc alterner sourire et déception. On est là, face à un film décousu qui nous fait regretter les 94 épisodes d'une série culte. Il n'y puise que trop superficiellement les ressources d'un humour fin et d'une ville sans sommeil.
Alors, on préfère rester sur le souvenir d'un Big fougueux déclarant sa flamme à Carrie sur le pont des Arts à Paris et de la démarche assurée de quatre femmes sexy arpentant les rues de New-York, il y a quatre ans de cela.