S'ensuivent une multitude de situations cocasses, de rencontres...Car à Hawaï, dans les hôtels de luxe, les gens semblent plutôt cools, sympas, à l'écoute. Toute l'équipe de l'hôtel dans lequel Petter est descendu est là pour le consoler, lui changer les idées, le faire surfer, boire, chanter, fumer...Notre dépressif n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer ni de sombrer complètement dans la dépression. Et pourtant, le spectre de Sarah Marshall est là et est plutôt pesant.
Plus que son scénario somme toute sympathique c'est sa galerie de portraits et ses acteurs qui donnent à ce film sa tonalité à la fois légère et touchante. Il y a biensûr au centre de l'intrigue un personnage principal au visage juvénile et aux allures de grand nounours. Mais autour de lui gravitent une multitude de personnages secondaires tous plus louffoques et charmants les uns que les autres. C'est cette étrange et déconcertante équipe qui rend le film si drôle et si léger.
Le réalisateur ose et va même assez loin. Le personnage de Aldous Snow, un brin british un brin vulgaire est quand même détonant. On pense, entre autres, à la scène où il chante sa chanson "d'amour" à Sarah en mimant l'acte sexuel de manière langoureuse et si débridée. On pense encore à lui en train d'expliquer à un jeune marié catholique un peu coincé comment donner du plaisir à sa jeune épouse en utilisant pour cela un pion d'un échiquier géant, posé comme par hasard, sur la plage. Et puis il y a aussi le rock opéra dépressif et gothique sur le thème de l'amour et de Dracula chanté par Peter dans un bar local devant une salle médusée.
Et, mises à part ces situations cocasses et improbables, il y a cette histoire toute simple, de coeur brisé. Qui n'a jamais eu si mal qu'il croyait en avoir fini pour toujours avec l'amour? Finalement, Sans Sarah rien ne va suscite toute la sympathie pour celui dont le coeur est mis en miette et surtout donne espoir...en nous rappelant qu'un amour en chasse toujours un autre....