Chaque moment du film est fort. Qu'il soit drôle ou pathétique, il reste vrai:
On aime la relation grand-père/petit-fils qui est touchante et réaliste. On aime ce père, chauffeur de taxi sans complexe, dont la patience et la "presque" naïveté frôlent la sagesse.
On se retrouve le jour du permis de conduire, le jour d'une visite angoissante chez un médecin, dans le couloir des urgences, sur une motocyclette, à un mariage raté, au cours une engueulade à 5, dans un lit avec le mauvais gars, à une soirée, le coeur battant devant celui ou celle qu'on n'ose pas aimer.
Les personnages sont justes. Et l'on bénit le réalisateur de ne pas être tombé dans les clichés alors qu'il aurait pu y sauter à pieds joints. On peut, quand même, lui reprocher d'être un peu parfois trop lacrimal. Et pour cause, les moments forts sont pas forcément les plus heureux. Il y a donc beaucoup de larmes. Mais on passe facilement et assez subtilement aux rires. Mais surtout, le réalisateur a su choisir une équipe d'acteurs sans égal. Tous savent jouer leur rôle avec justesse et sans emphase. Avec 5 rôles principaux, on a la chance d'avoir avec nous 5 acteurs géniaux (On regrette un peu que Marc-André Grondin soit sous-exploité dans ce rôle de cadet sandwich. L'accent québéquois y est-il pour quelque chose?). Mais pas seulement. Les rôles secondaires sont savoureux. Plus particulièrement celui du grand-père (Roger Dumas). Clin d'oeil quand même à Gilles Lellouche en rasta stone et à François-Xavier Demaison en docteur cinéphile un peu fou.
On salue une BO léchée. Certains pourront trouver la musique trop présente....Mais quand on regarde les gens par le trou d'une serrure, on les voit plus qu'on ne les entend...