l'avis
de
Julie
Au commencement il y a la fin. Celle de l'ennemi public n°1. Le générique de début du volet n°1 emprunte ainsi au volet n°2 (L'ennemi public n°1) ses toutes dernières images. Mesrine apparaît à l'écran gros, perruqué, tendu. Il ne semble pas savoir que sa dernière heure a sonné. L'issue ne fait pourtant pas de doute. Fatale. Le ton est déjà donné. "Mesrine" n'est pas qu'un simple film. C'est un spectacle, une course poursuite sans répit. Et même si le propos du réalisateur n'est pas de faire perdurer un quelconque suspens, le souffle du spectateur sera coupé, tout au long du premier volet.
De son retour d'Algérie où il eut la gachette facile, à son rencontre avec la mafia acoquinée à l'OAS en passant par l'Espagne où il rencontrera sa femme ou par le Canada où il se cachera avec sa maîtresse, Jean-François Richet suit les pas de Jacques Mesrine, un à un, pour mieux dérouler le fil de sa vie . Il cherche surtout à comprendre et expliquer un phénomène. Ne craignez donc pas d'y trouver une justification voire une bénédiction. Je n'ai jamais perçu à un seul moment dans ce flot d'images dynamique et nerveux la fascination du réalisateur pour l'homme. Le spectateur n'est jamais manipulé.

Lire la suite