l'avis
de
Julie
J'aurais pu encore titrer Un homme et son chien, Un homme et sa voiture, Un homme seul, Inside man, Le vieil homme et l'enfant. Gran Torino c'est avant tout l'histoire d'un homme ou plus exactement celle de la fin de la vie d'un homme. Vieillissant mais fort encore de sa grandeur, de son charisme, de son génie, Clint Eastwood endosse dans ce rôle, probablement son dernier devant la caméra, les habits d'un homme qui, en perdant sa femmme, vient de perdre ses derniers repaires humains. Le film, réalisé par le même grand Clint Eastwood, suit l'intimité de ce vieil acariâtre et, par petites touches subtiles, décrit la manière avec laquelle ce dernier va se plier, s'ouvrir aux autres, à la vie.
Après la mort de sa femme, Walt Kowalski, interprété, que dis-je, habité par Clint Eastwood, reste cloîtré chez lui, dans une banlieue de Detroit, capitale américaine de l'industrie automobile. Rentré de la guerre de Corée dans les années 1950, Walt a passé sa vie à travailler dans l'usine de Ford. Raciste, pétri de préjugés, sans foi, mais loin d'être dénué d'un humour décapant, Walt a pour seules compagnies sa chienne, ses outils et une magnifique Gran Torino d'origine. Après le vol raté de la voiture par son jeune voisin, Walt va petit à petit faire connaissance avec ce dernier et sa famille, issue de la communauté Hmong.

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