l'avis
de
Julie
C’est une journée chaude dans la ville japonaise de Yokohama. Une mère discute avec sa fille tout en préparant un repas. Sentiment de déjà-vu cinématographique. On pense d’emblée au fameux « Sucré Salé » d’Ang Lee. De la même manière, c’est autour de légumes sautés, de plats élaborés qu’une famille va se réunir. Mais cette fois, c’est la mère qui détient, entre ses mains, les secrets culinaires de la famille. Le père c’est un homme, un ancien médecin à la retraite. Il ne cuisine donc pas. Il reste cloîtré dans son bureau, contemplant le temps qui passe en regrettant ses patients. Il n’a pas su, ou seulement pas pu, transmettre son savoir à ses deux fils. Au cadet parce que celui-ci a préféré les écoles d’art à la faculté de médecine. A l’aîné parce qu’il est décédé, fauché dans sa jeunesse, alors qu’il essayait de sauver de la noyade un jeune garçon. C’est pour commémorer la mémoire de ce fils parti quinze plus tôt que la mère est aux fourneaux, que la famille se réunit, en cette journée chaude.
Rien d’essentiel ne va s’y produire et pourtant c’est la vie toute entière qui s’y joue.

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