On pourrait difficilement en dire plus sans dévoiler dans toute sa folie le film. L'histoire, vous l'aurez compris, est abracadabrante, improbable, délirante. Le film repose, en réalité, sur l'enchainement des situations cocasses dans lesquelles les garçons d'honneur se retrouvent et, bien évidemment sur les personnages détonants dont ils font la connaissance au cours de leur séjour à Las Vegas (je pense en particulier au kidnappeur asiatique sortant nu d'un coffre, appareillé d'un sexe de femme, à Mike Tyson en train de chanter Phil Collins, à la Wedding Chapel ultra kitch qui vend des mugs et des casquettes à l'effigie des mariés, aux deux flics vengeurs qui martyrisent les trois compères à coup de chocs électriques).
Dès le réveil des trois garçons d'honneur, on tombe, avec eux, et pour notre grand bonheur, dans un cauchemar éveillé. Leur very bad trip s'annonce, pour le spectateur, comme un fou rire nerveux et incontrôlable. Le clou du spectacle reste le beau-frère du marié (interprété par l'EXTRAORDINAIRE Zach Galifianakis) sorte de Rain man décalé, d'adolescent attardé, de gros barbu disjoncté. La seule vision du bébé accroché à ce dernier en porte-bébé, les énormes lunettes de soleil sur le nez, plonge immanquablement le public dans l'hilarité. Cette scène se hissera, sans aucun doute, au rang des très grands moments d'anthologie du cinéma. Après elle, d'autres se succèdent toutes aussi cocasses et farfelues.
Et si on peut regretter que le ressort comique s'épuise un peu, par moment, Very bad trip reste un film unique en son genre, fou, délirant et assurant le rire au public.