Le réalisateur ose poignarder le coeur des fous romantiques dès les premiers instants du film. Les pièces sont placées à bon escient, intelligemment pour mieux faire vivre les sentiments de Tom. Une pièce: Tom souffre. Puis une autre: Tom espère. Une suivante: Tom jouit. Une autre encore: Tom est heureux. Pour une fois, la victime, la petite bête fragile c'est l'homme. Lui seul croit en l'amour. Lui seul aime. Elle, Summer, est un enchantement sans coeur, une herbe folle, un ravissement dur comme une pierre.
On y croit comme on pourrait croire un ami qui vous raconte ses mésaventures. Qui n'a donc jamais aimé une personne indifférente? C'est toute l'histoire de la vie que 500 jours ensemble nous raconte. Tout un chacun se reconnaîtra d'une manière ou d'une autre. Soit dans Tom, l'âme meurtrie, l'amoureux transi, le doux, le rêveur, le gentil. Soit dans Summer, la proie, celle qu'on veut mais qu'on n'a pas, celle qui n'aime pas, celle qui fait souffrir. Car un jour ou l'autre, on a été l'un ou l'autre. Le film est empreint d'un réalisme à faire pleurer les plus insensibles.
L'histoire de Tom suffisait à faire succomber le spectateur sous le charme du film. Mais il y a plus. Il y a une réalisation magique, un acteur principal, Joseph Gordon-Levitt, SUR MESURE. Avec ses allures de jeune premier, Ce dernier ressemble à tous les Beatles réunis. C'est un condensé de la beauté de chacun. Mais il n'est pas qu'un acteur excellent, Joseph est Tom, un adorable romantique, avec toute la panoplie de l'amoureux éconduit. Et puis, il y a, évidemment, Zooey Deschanel. Belle comme une fleur. Si le film était parfumé, on imagine bien que Summer sentirait la fraise ou la framboise, le chewing gum, le bonbon acidulé. Le réalisateur nous la montre telle que Summer doit être: belle, légère, sans attache, insaisissable, libre.
Et puis, et puis, il y a...tout le reste encore: Une ville, Los Angeles, telle qu'on ne nous l'avait jamais montrée. Des situations cocasses, des rôles secondaires parfaits, des effets spéciaux qui pleuvent comme des petits clins d'oeil sur la pellicule, une BO parfaite et les Beatles. Ce film avait donc décidément tous les attributs pour me plaire...