l'avis
de
Julie
Aussi lisse et beau qu'une statue de marbre qui pleurerait, Le Soliste n'a pas cessé de m'étonner. La bande annonce m'avait mise en halène: Joe Wright entouré de Robert Downey Jr et Jamie Foxx, c'était, pour moi, un peu Rodin qui aurait sculpté Marylin dans de l'or. Et puis, en toile de fond sonore, le grand Ludwig Von Beethoven....L'excellence, quoi! Mon a priori était donc positif. Et pourtant, mon nez dans les meilleurs journaux ciné, j'apprenais que les critiques boudaient le film. Mon appétit n'en a été que plus aiguisé. Ma curiosité est maintenant assouvie. Et si le cocktail d'un esthète du cinéma et d'un acteur de génie n'est pas explosif, il a quand même réussi à m'enivrer, le temps d'une soirée.
Cette fois, Joe Wright (le réalisateur du MERVEILLEUX Orgueil et préjugés et du pompeux Reviens moi) a choisi de mettre en scène un conte philosophique moderne, inspiré de l'histoire vraie de Steve Lopez, journaliste au Los Angeles Times.
Chroniqueur en manque de sujet, Lopez (interprété par le très très très grand Robert Downey Jr) fait la rencontre fortuite de Nathaniel Ayers (Jamie Foxx), un SDF aux paroles décousues, aux pieds de la statue du grand Ludvig Von Beethoven. L'archet grattant les deux cordes restant à son violon, le sans-abri lui parle de sa vie d'avant, alors qu'il était étudiant à Julliard, la fameuse école des arts de New York.
Le chroniqueur en mal de mots y trouve immédiatement une source d'inspiration. Quelques investigations journalistiques plus tard et après avoir retrouvé le musicien déboussolé sous un tunnel, Lopez écrit sa première colonne sur Nathaniel. D'emblée, l'histoire du Fool de Ludvig plaît aux lecteurs. Bien plus qu'un simple sujet d'article, le musicien devient l'interlocuteur privilégier du journaliste, un but, un ami.

Lire la suite