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l'avis de Julie |
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Petite session de rattrapage aujourd’hui peut être tardive. Car à l’heure où j’écris ces quelques lignes ce film a certainement dû disparaître – prématurément- de nos écrans. Avec une sortie aussi discrète et parce qu’il était aussi mal distribué, on ne pouvait pas espérer un avenir vraiment prometteur à ce film au sujet pourtant fort : l’homoparentalité. De là à comptabiliser moins de 50 000 entrées sur le sol français en fin de carrière (moins d’un mois d’exploitation), je ne comprends vraiment pas. Pourtant
« Tout va bien, the Kids are all right » traite enfin intelligemment d’un sujet d’actualité dont l’importance ne cessera de croître dans l’avenir. Alors que la France n’a su en parler jusqu’alors qu’à coup de clichés et de marteaux piqueurs (je pense ici au film
Comme les autres où le couple homosexuel interprété par
Lambert Wilson et
Pascal Elbé semble être figé dans les années 1960 à l’époque même où Charles Aznavour écrivait sa chanson), les Etats-Unis, avec
the Kids are all right évoque l’homoparentalité comme il évoquerait n’importe quelle cellule familiale. Et, à mon sens, c’est bien là sa grande force. On a ici dépassé le stade de la possibilité pour le couple homosexuel de créer une famille et donc bien entendu de l’imaginer. Deux femmes peuvent faire des enfants (ici en ayant recours au(x) don(s) de sperme anonyme), fonder une famille, rester et vieillir ensemble. Les enfants grandissent au sein de cette famille comme les autres. Les problèmes au sein du couple homosexuel sont exactement les mêmes que ceux que peuvent rencontrer un homme et une femme après 20 ans de vie commune : la routine, les rancoeurs, les rapports de force.

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