l'avis
de
Julie
Par petites touches, avec pudeur et de manière presque imperceptible, le réalisateur nous raconte la mort d'un couple qui se cristallise autour d'un drame. Les préjugés que le spectateur serait tenté d'avoir au début du film, le quittent progressivement. Dans un couple qui se déchire, il y a rarement un seul coupable mais toujours deux victimes, et d'autres victimes collatérales. "Une séparation" commence devant un juge. Une femme, voilée au minimum, jolie, les cheveux colorés, a pris sa décision. Elle veut quitter l'Iran avec sa fille. Ce voyage vers une destination inconnue, c'étaient eux qui le voulaient. Puis l'état du père du mari atteint de la maladie d'Alzheimer s'est aggravé. Le mari a abandonné ses projets pour rester auprès de son père, en Iran. Le couple se déchire devant le juge. La femme peut partir, le mari rester. Chacun est libre. S'ensuit une séparation, le départ de la femme. Simin laisse son mari et sa fille. Mais elle ne part pas dans un pays lointain. Elle reste à Téhéran. Chez ses parents, dans l'attente. Nader reste auprès de son père avec sa fille. Simin partie, il doit trouver une aide pour son père. Il embauche alors une femme, très voilée, sans avoir au préalable obtenu l'accord du mari de celle-ci. Mais après une première journée de travail où elle doit assumer de multiples taches dont celle de laver le corps nu du malade, elle promet à Nader de proposer le poste à son mari au chômage. Quand Nader rencontre cet homme, il ne lui dit pas que sa femme est venue travailler une journée. Premier mensonge d'une série d'autres qui conduiront à un drame. L'homme aux yeux injectés de sang, qui paraît déséquilibré, ne viendra pas. Sa femme sera contrainte de retourner travailler le lendemain chez Nader.

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