Des réponses, on en aura. Des déceptions aussi. Le mariage est niais. Les invités à baffer. Notre petit couple d'amoureux ne semble plus consumé par la passion (Bella, elle, est franchement détachée, et Edward, lui, franchement trop gentil). Quant à leur première fois, elle se fera sans sueur, sans cri, ni nudité. On dit des deux acteurs qu'ils sont un couple. Je n'ai personnellement perçu aucune alchimie. Tout ça pour ça? Allez Edward, alias Robert Pattinson, tu es beau comme un dieu. Vous avez attendu des mois et des mois pour vous jeter dans un lit, le mariage pour le faire (c'est peut être à cause de ça d'ailleurs...). Et pourtant. Pfffff! Quelle déception. Même un épisode de Beverly Hills est plus chaud. Twilight n'est-elle pourtant pas une saga spécialement dédiée aux jeunes filles en fleur qui aiment la passion, l'amouuuuuuuuuuuur et le package qui va avec ? Il y avait bien plus de sensualité lors du premier baiser dans la forêt et dans cette torride scène où Bella était en tee-shirt, petite culotte mauve, sur son lit, Edward se contrôlant pour ne pas la dévorer (Twilight-Fascination) que tout au long des 15 jours de voyage de noces où le couple est passé à l'acte pour la première fois. Dommage... Le film commence donc mollement entre un mariage cul-cul la praloche et quelques passages poussifs où nos jeunes mariés se baignent dans la mer transparente brésilienne. Ni l'île de rêve ni le lit king size en teck ne pourront pallier les attentes de chacun. Heureusement ce qui était sensé être le passage torride laisse place aux angoisses: la grossesse destructrice de Bella. Les choses deviennent sérieuses (enfin, si puis-je dire...). Bella est consumée de l'intérieur. Edward déchiré par la vision de sa bien aimée mourant à petit feu. Jacob lassé par sa haine anti-vampire et mettant sa fierté de côté, choisit de défendre celle qu'il aime et de s'opposer à sa tribu. La scène où la famille loup-garou se rassemble pour décider du sort de Bella et où Jacob se désolidarise de celle-ci donne lieu à l'un des moments les plus gênants du cinéma. Aïe Aïe Aïe. Voir une bande de chiants aboyant et se parlant en loup garou, je l'avoue, était difficile à assumer. Cette petite honte se dissipe vite. J'étais parfaitement dans mon élément de fan pour la seconde moitié du film. Je l'assume. Je suis fan. Twilight n'est pas un film mais un concept.
Je reste un peu déçue par l'interprétation de Robert Pattinson. Trop gentil, trop docile, trop fragile. Son sourire figé du début et ses yeux doucereux m'ont fait l'effet d'une guimauve géante. J'aurais préféré un vampire bad boy à la Vampire Diaries. Seulement voilà, Stefanie Meyer a créé Edward à l'image d'un chevalier servant, presque sans saveur. Le réalisateur a respecté les codes de l'auteur. Il n'aurait peut-être pas dû. Car précisément, ce qui avait fait la force du premier film c'était le détachement par rapport au roman. Edward était plus ambigu plus subversif. Le voilà un peu trop lisse. Lisses, ils le sont à peu près tous en réalité. Le père de Bella mis à part. Aucun des personnages ne fait preuve d'une énergie suffisante pour insuffler une vigueur au film de 1 heure 57. On peut toutefois remercier la maquilleuse qui cette fois, à la différence de Twilight Tentation et Twilight Hésitation, a moins saupoudré nos chers vampires. Moins de talc, moins d'yeux rouges. Visuellement, c'est donc plus joli, mieux réalisé.
Twilight Révélation méritait-il vraiment deux volets? Certainement pas. Mais tel n'est pas le problème. Car ici, on a fini par le comprendre, il n'est question ni de scénario, ni de film mais de concept. Une fois dissipée l'idée d'aller voir un film, on assume son penchant romantique et l'on s'abreuve de niaiseries sucrées pseudo interdites. Ames cinéphiles vous pouvez vous abstenir. La Twilight experience n'est pas pour vous.
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