Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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03 juil.

"Sans Sarah, rien ne va": coeur brisé sous le soleil d'Hawaï

  l'avis
de
Julie
C'est heureux, avec "Sans Sarah rien ne va", l'équipe de Jud Appatow a évité de sombrer dans la lourdeur et la vulgarité des précédents "40 ans toujours puceau" et "En Cloque mode d'emploi". Biensûr, il s'agit toujours d'une comédie à l'humour un peu graveleux. Mais cette fois, le visage tendre de Jason Segel (le héros), sa petite mou triste et ses mésaventures attendrissent le spectateur. Le réalisateur (Nick Stoller) parvient à susciter l'empathie en montrant, en toute simplicité, combien il est dur d'avoir le coeur brisé...
Petter Bretter, un musicien un peu raté, qui peut rester une semaine entière avec le même jogging vert à manger ses céréales devant la télé, vient de se faire larguer par sa belle petite amie, une star du petit écran, Sarah Marshall (Kristen Bell, la super Véronica Mars) avec laquelle il était depuis 5 ans. Au bord du gouffre, plongé dans une profonde dépression, il décide de se prendre en main et de partir quelques jours dans un magnifique hôtel d'Hawaï. A peine arrivé, il tombe nez à nez sur Sarah accompagnée de son nouveau petit ami, la star du moment, Aldous Snow (interprété par l'extraordinaire Russell Brand).

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29 juin.

"Un jour, peut-être": dis, papa, comment je suis née?

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de
Julie
On ne peut que tomber sous le charme de cette jolie comédie, à peine romantique, tant elle est originale et sans prétention. Elle s'éloigne des comédies clichées qui reprennent, sous une forme ou une autre, toujours les mêmes thèmes. Et pourtant, tout se passe à NYC...Et il est encore question d'amour, d'amitié, de coeurs brisés. Mais là, pour une fois, on connaît le dénouement, et il n'est pas forcément heureux...
Will vient de recevoir le jugement prononçant son divorce quand il part chercher Maya, sa fille de 10 ans, à l'école . Cette dernière qui sort de son premier cours d'éducation sexuelle ne cesse de le questionner sur sa mère. Dis moi comment je suis née ? A la manière du conte de fées que les parents lisent à leurs enfants pour qu'ils s'endorment le soir, Will raconte à sa fille comment il a rencontré sa mère en prenant soin de ne pas révéler l'identité de toutes celles qu'il a croisées sur son chemin avant de se marier. Le petit jeu consiste, en fait, pour Maya à deviner laquelle d'entre elles est sa mère. Tout a commencé en 1992 quant Will a décidé de quitter l'université pour rejoindre le comité de soutien de Bill Clinton et préparer les primaires du candidat. A partir de ce moment jusqu'en 1998, il raconte à sa fille qu'il a rencontré 3 femmes qu'il a successivement aimées.

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25 juin.

"Bons baisers de Bruges": l'enfer assuré

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de
Julie
Etrange film, difficilement qualifiable, In Bruges (Bons Baisers de Bruges, l'affreux titre français), se situe entre la comédie loufoque et le polar glauque. Il partage aux deux genres quelques ingrédients. Mais magré cela, In Bruges ne fait ni rire ni froid dans le dos.
Ray et Ken, deux tueurs à gages, se retrouvent à Bruges (en Belgique), à Noël, après une mission ratée au cours de laquelle le premier des deux a tué, par mégarde, un petit garçon. Victime collatérale, l'enfant vient hanter l'esprit de Ray. Les deux tueurs recoivent l'ordre de rester quinze jours dans un petit hôtel de Bruges. Alors que Ken savoure ces vacances forcées, Ray meurt d'ennui. Emmitoufflés dans leurs manteaux rapés, frigorifiés, les deux touristes ne voient pas la vie du même côté. L'attente paraît longue, les bières ne réchauffent pas, la neige n'en finit pas de tomber... Entre la déprime et la lègereté qui le caractérisent, Ray parvient à jouer les séducteurs, à donner quelques coups de poing, à faire ami-ami avec un nain acteur.
Difficile à classer, In Bruges est également difficile à juger.

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19 juin.

"Le témoin amoureux" ou le mariage de ma meilleure amie

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de
Julie
Encore une comédie romantique... New york comme décor (normal, existe-t-il une autre ville pour s'aimer?). Deux amis, les meilleurs. Lui, Tom, le plus grand des playboys. Mais surtout, doté d'un charme irrésistible, d'un corps d'Apollon, d'un sourire dévastateur. Elle, Hannah, un peu geek, mais très mignonne. Forcément, au commencement, ils ne s'aiment pas. Mais revoilà les deux amis, 10 ans plus tard, dans les rues de Manhattan, en train de manger un cookie au chocolat et de boire un Starbuck coffee. Il y a entre eux une sorte de complicité qu'on ne trouve qu'au cinéma, une connivence digne de celle d'Harry-et-de-Sally (c'est l'effet NYC, sans aucun doute). Rien d'autre ne semble pourtant les unir. Lui, notre irrésistible Patrick Dempsey, a un problème d'engagement. C'est un collectionneur qui a trouvé son équilibre entre les conquêtes d'un soir auxquelles il ne s'attache pas et sa meilleure amie qu'il retrouve le midi, le week end, entre le Chinois du coin et la meilleure patisserie de Manhattan. L'équilibre fonctionne à merveille jusqu'au jour où Elle (Michelle Monaghan) part 6 semaines en Ecosse pour le travail. Le vide laissé par Hannah fait prendre conscience à Tom que finalement c'est elle, la femme de sa vie.Seulement voilà, lorsque cette dernière revient d'Ecosse, elle est fiancée, prête à se marier dans les 15 jours. Et qui choisit-elle comme demoiselle d'honneur?????Son meilleur ami. Tom se fixe alors un grand challenge: Steel the bride!

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02 juin.

"Sex & the City": exclusivement sur petit écran

  l'avis
de
Julie
Toutes celles et ceux qui attendaient de retrouver le quatuor délirant préfèreront revisionner l'intégral des six saisons en DVD voire sur M6, en version française (insupportable), le vendredi soir ....Sex & the City sur grand écran ne clora pas en beauté les aventures de Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda. Quelle déception! Est-ce l'effet des rides, du temps qui passe, d'un sentiment de "déjà-vu" trop prononcé? Ou plus simplement l'effet d'un scénario vide, inconsistant? Là où un épisode de 20 minutes évitait avec soin les temps morts, faisait fuser les calembours, les dialogues sur mesure, le film ennuie, gêne par la médiocrité de ses répliques, son manque total d'originalité.
L'histoire, on la connaît, c'est celle de Carrie. Mais 4 ans ont passé depuis Paris et que l'on sait que Mister Big s'appelle John. Les deux amants sont toujours ensemble, mais pas mariés. Les copines, elles, toujours en couple. Samantha avec le magnifique Smith, Charlotte avec Harry et Miranda avec Steeve. Ils ont vieilli. Beaucoup...La routine semble s'être installée dans leur train-train respectif. Seuls Carrie et Big ont réussi à conserver la fraîcheur (vieille de 10 ans) de leur relation, en prenant soin de ne pas se marier. Seulement Carrie a des exigences et Big, fidèle à lui-même, n'a pas forcément envie de s'engager. Le noyau du film, recentré sur le nombril d'une Carrie déçue, est franchement ennuyeux.

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19 mai.

"My Father, My Lord": La résurrection Bergman à Jérusalem

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de
dbuk1000
Contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, il ne s'agit pas d'un film à propos d'une famille aristocratique anglaise. Encore que l'action se déroule à la cour mais c'est celle d'un rabbi à Jérusalem, le Rav Abraham!

Le très saint homme est le père d'un fils unique, Ménahem, âgé de huit à neuf ans mais dont la femme n'est plus féconde. Et le commandement "prospérer et multiplier " n'est plus honoré au désespoir du rabbi et de son épouse.
La famille vit à Jerusalem sans doute dans le quartier juif orthodoxe de Mea Shearim.
Le père dont la forte stature imposante, habillée du costume noir traditionnel, est amplifiée par une longue barbe qui le fait ressembler au Rabbi de Loubavitch.
Il est le chef spirituel d'une petite communauté et le temps du père est celui de la Torah, depuis son lever où il remercie le Créateur de l'avoir fait revivre jusqu'à son coucher tardif après des heures consacrées à la lecture des livres saints et la rédaction de commentaires. C'est un juste, un "Tsadik", qui exécute scrupuleusement les commandements de l'Eternel et dont la droiture force le respect de ses disciples et de sa femme.

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04 mai.

"Les citronniers": des fruits au goût amer

  l'avis
de
Julie
Comment expliquer une guerre ancestrale et insoluble - celle qui opposent les israéliens aux palestiniens - sans tomber dans la caricature, sans prendre parti (ou presque)? Les Citronniers tient le pari et parvient avec objectivité et subtilité à montrer les antagonismes, le déchirement de deux peuples cousins et ennemis. Parmi ces Hommes qui luttent pour leur survie, pour leur terre, leur histoire, il y en a qui se positionnent autrement que par leur appartenance à un peuple, autrement que par le conflit politique. Ces gens, qui aimeraient vivre normalement et oublier le sang et les armes, comprennent à leurs dépens qu'une vie normale est impossible entre la Cisjordanie et Israël.

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01 mai.

"Iron Man"

A l'occasion de sortie de Iron Man, Moma de Comics Place reprend la plume et nous livre sa critique du film...
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de
Moma
Ca y est, c'est sorti, c'est fait, c'est vu, Iron Man, on peut faire un croix en face. Que faut-il en penser ? Que doit-on dire ? Ca va être compliqué.
Ma seule erreur, est d'avoir vu autant de bandes annonces. Quand on fait un film à 150 millions de dollars, on a pas droit à la faute, du coup, Paramount et Marvel Studios en ont trop montré si bien que l'intégralité des scènes d'action sont dans les bandes annonces, d'où zéro surprise. C'est dommage.
Il est comment ce film ? Trop long (deux heures), trop bavard, il acumule les mêmes erreurs que Hulk en son temps, avec ce rajout de personnages qui ne sont pas issus du comics, et qui prennent trop d'importance.
La vraie bonne nouvelle, c'est Robert Downey Jr, grand acteur, il tient à lui seul la maison, il campe son rôle de Tony Starck à merveille, il est super bon, et ses lignes de dialogues sont calibrées pour faire rire, une vraie suprise.
Autres bonnes scènes, celles d'Iron Man en armure : il est beau et grand, c'est un plaisir. Malheureusement, il apparait 12 minutes sur les 120 que font le film, ca laisse le temps de bailler ou de finir ses pop-corn.
Iron Man n'est pas dans la catégorie des X-Men, Spider-Man ou Hellboy, il est plutôt dans celle des Hulk et des Daredevil, un peu raté, un peu brouillon, trop Hollywoodien et pas assez geek. Quel dommage de voir autant d'énergie réduite à néant par une volontée de faire un épisode de Grey's Anatomy alors qu'on voulait voir la suite de Transformers.
Décevant. C'est le mot. Décevant.

25 avr.

"Ca$h" ou la naissance du film Canada Dry...

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de
Jérôme
Dans un grand moment d'égarement j'ai été voir Ca$h de Eric Besnard. J'avoue, j'ai fait confiance aux 3 étoiles d'Allociné. Je sais pourtant que le distributeur publie de fausses critiques pour augmenter artificiellement le nombre d'étoiles de son film. Je savais mais j'ai fait confiance. Pauvre de moi.
L'histoire en deux mots est celle d'une arnaque que met en place Ca$h (Jean Dujardin qui fait ce qu'il peut) pour venger son frère mort à la suite (justement) d'une arnaque. Le frère c'est Clovis Cornillac qui réussit à être énervant en ne jouant que 2 minutes. Ca a le mérite de planter rapidement le décor du film.
On sait que le film louche sur le côté glamour / classe / décontracté / alambiqué de la série des Ocean's. Hélas, Eric Besnard n'est pas Steven Soderbergh. On ne peut pourtant pas lui reprocher de ne pas essayer: musique cool, split-screen, histoire compliquée, changement de rythme... Tout y passe pour nous faire passer ce Canada Dry pour de l'alcool. Il y a tout sauf une réalisation à la hauteur de la promesse. Le film n'a pas de style, la lumière rend les acteurs moches (pauvre Valéria Golino et Jean Reno) et la direction est paresseuse. Jean Reno est totalement inexpressif. Il y a tout de même Alice Taglioni qui fait ce qu'elle peut pour s'éviter de sombrer avec le reste de ses compagnons d'infortune. Jean Dujardin s'en sort aussi et c'est là que l'on reconnait les grands acteurs: être bon dans un mauvais film.
Dommage car pour une fois le scénario n'est pas le responsable du naufrage de ce film paresseux.


14 avr.

"Les toilettes du Pape": la lutte quotidienne des petites gens

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de
dBuk1000
très bien
Voilà un délicieux et très émouvant film originaire de l'Uruguay pays dont la production cinématographique est plutôt anémique. Au fait c'est où l'Uruguay?
Petit pays coincé entre deux géants : au Nord le Brésil et au Sud et à l'Ouest l'Argentine et dont la très grande majorité de la population est issue de très pauvres émigrants venus d'Espagne et d'Italie.
Le film est inspiré d'un fait réel qui s'est déroulé à Melo, petite ville à 60 km de la frontière avec le Brésil.

Ce film nous raconte l'histoire de très pauvres contrebandiers à bicyclette qui font des allers-retours quotidiens avec la ville brésilienne d'Aceguá en passant toutes sortes de produits et de biens de consommation. À l'occasion de la visite du pape Jean-Paul II en Uruguay en 1988, cette population, illusionnée par les médias qui font courir le bruit sur la prétendue venue de milliers de Brésiliens voisins, se met à espérer d'un grand jour où soudain le petit commerce pourrait les aider à sortir de leur condition. Et tous ces pauvres se mettent à confectionner des tonnes de chorizo, gâteaux, grillades pour nourrir les pèlerins venus du Brésil.

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30 mar.

"Beaufort" de Joseph Cedar

  l'avis
de
dBuk1000
très bien
Le festival du film israélien s'est ouvert sur BEAUFORT, film très dérangeant sur l'absurdité des dernières minutes de la guerre.
BEAUFORT , film du cinéaste israélien Joseph Cedar, Ours d'Argent du meilleur réalisateur au festival de Berlin 2007 et nommé aux Oscars 2008.
BEAUFORT, le nom d'une ancienne forteresse des Croisés construite au sommet d'une montagne du Sud Liban dont la position stratégique eut comme conséquence de nombreux combats pour son controle au cours des siècles.
BEAUFORT, le cadre d'une nouvelle bataille lors de la "première guerre" menée par Israel au Liban en 1982 et le dernier avant poste de l'armée d'Israël avant son retrait en mai 2000.

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27 mar.

"3 heures 10 pour Yuma": le bon et le truand

  l'avis
de
Julie
Pas mal
Tous ceux (et celles) qui aiment le Far West, les cow-boys, les indiens, les saloons, la poussière du désert d'Arizona, les fermiers bouseux désargentés, les hommes sans foi ni loi, en d'autres termes les bons vieux westerns d'antant seront servis... 3 heures 10 pour Yuma n'est rien d'autre qu'un western dans toute la beauté de l'art.
La femme n'a pas de place dans cet univers pétri de sueur, de sang et de poussière. Ici c'est le règne de l'homme viril, le cow boy, le vrai, celui qui n'a peur de rien, celui qui vole, qui détrousse les carioles, c'est aussi le règle de l'homme honnête, de l'homme d'honneur.
Ben Wade (joué par un Russel Crowe pas très inventif) , bandit de grand chemin, recherché dans tout le pays et Dan Evans (joué par un Christian Bale qui sait très bien susciter la pitié), fermier à la faillite, qui, pour une poignée de dollars et sauver les siens, part escorter ledit bandit jusqu'à Contantine, dans l'attente du train de 3 heures 10 pour Yuma, réunissent à eux deux toutes les caractéristiques de cet homme.

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19 mar.

"A bord du Darjeeling Limited": trois hommes et un train

  l'avis
de
Julie
Pas mal
Simple et sans prétention, le nouveau film de Wes Anderson fera passer un agréable moment aux spectacteurs. Si son scénario n'est pas des plus fouillés et son intrigue pas spécialement fascinante, il reste néanmoins très authentique. Il suit le parcours de trois frères à bord du Darjeeling Limited, à travers l'Inde.
L'aîné, fortement amoché (joué par un très sincère Owen Wilson), décide de réunir ses deux petits frères (campés respectivement par Adrien Brody et Jason Schwartzman) qu'il n'a pas revus depuis l'enterrement de leur père. Le rendez-vous qu'il leur donne est des plus originaux: à bord d'un train coloré, au fin fond d'une Inde accueillante et généreuse.

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02 mar.

"There will be blood": autour d'un homme

  l'avis
de
Julie
Bof
Décrit comme un chef d'oeuvre, le nouveau film de P.T Anderson qui a des vagues allures de No Country for old man décevra ceux qui s'attendaient à voir un monument du cinéma.
On pourrait pourtant s'atteler facilement à la tache de faire l'éloge de ce film étrange. Dès ses premiers instants une ambiance tendue et stressante est mise en place par le réalisateur.
Trou noir au fin fond d'un désert américain dans lequel un homme descend, seul. Déjà la tension monte. L'homme n'a peur de rien. Visiblement trop pugnace pour s'interroger sur les risques à prendre, l'homme frappe sur la pierre noire encore et encore. Quelques outils archaïques à la main, il frappe jusqu'à attendre voir l'or noir jaillir. Daniel Plainview a enfin son premier puits de pétrole. Les années passent, les puits s'accumulent. L'homme n'est plus seul. Il a récupéré dans le désert un bébé dans un panier. L'enfant de l'un de ses ouvriers mort au fond d'un puits. Les conditions de travail sont dures. Mais rien n'arrête l'homme, la machine. L'ambition de l'homme le pousse dans un désert encore plus reculé, au milieu d'une colonie de fervents illuminés, à étendre le champ de ses puits.

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27 fév.

"Paris", là où bat le coeur des Hommes

Paris   l'avis
de
Julie
Bien
Triste et déprimant, le nouveau film de Cédric Klapisch, Paris, change des précédents Auberge espagnole, Ni pour ni contre et autres Poupées Russes.
Le réalisateur semble avoir le vague à l'âme, le mal à l'âme.
Le temps qui passe, la fin de l'insouciance, l'âge adulte, les vrais problèmes, existentiels, de santé, d'amour, de solitude sont ses nouveaux thèmes.
Le réalisateur quitte le jeune homme surexcité en quête d'identité (celui joué par Romain Duris, dans l'Auberge espagnole et dans les Poupées russes) pour retrouver un autre jeune homme (encore joué par un Romain Duris trenscendé), malade, peut-être condamné, qui souffre d'un mal au coeur et qui est écoeuré. Fenêtre ouverte sur un Paris chaleureux, qui lui tend les bras, avec ses histoires, le jeune homme vit sa vie par procuration. Amoureux de la vie dont il ne veut pas se séparer prématurément, il s'accroche à sa ville, aidé par une soeur altruiste mais malheureuse (jouée par la MAGNIFIQUE Juliette Binoche).
Tous les ingrédients du bon mélo semblent bien être tous réunis: Destins croisés autour d'une ruelle ou d'un marché de l'Est parisien - seul le quartier latin et le marché de Ringis semblent tolérés aux côtés de Bastille et de Belville dépeints comme le vrai coeur de la ville des lumières-, vues imprenables d'une ville à la fois immense, froide et conviviale.

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