Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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27 fév.

"La vie des autres" ou la symphonie de l'homme bon

  l'avis
de
Julie

Ce film est certainement l'un des meilleurs de ce début d'année 2007. Il tire sa force du sujet dont il traite (la police politique en RDA à la fin de la guerre froide et l'atteinte à la liberté de pensée) mais également de la manière dont il a décidé de l'aborder, à travers le regard d'un membre de la Stasi qui comprend progressivement les dangers du système dont il est l'un des rouages.
Wiesler, laborieux policier de la Stasi, est chargé sur ordre du ministre de la culture de surveiller un célèbre écrivain, Georg Dreyman et sa compagne , l'actrice Christa-Maria Sieland, soupçonnés d'appartenir à un groupe d'intellectuels opposé au Parti.
Progressivement, Wiesler tombe sous le charme de ce couple qui baigne dans la culture, le romantisme, le raffinement.
Il comprend la pression subie par l'actrice qui la pousse dans les bras de l'odieux ministre qui se sert du Parti pour tenter de faire sombrer l'écrivain. Il cherche à réunir le couple et bien vite à les protéger du système. Quand il s'avère que l'écrivain participe effectivement à une entreprise de déstabilisation du Parti en faisant passer clandestinement des articles subversifs à l'Ouest, Wiesler est prêt à tout pour cacher les informations qu'il détient.
Sa fascination n'est pas celle d'un voyeur mais celle d'un homme sensible qui perçoit les limites et les incohérences du communisme qui annihile toute pensée et toute créativité.
Dans un premier temps le film est là pour nous décrire le calvaire qu'ont dû subir les intellectuels de l'Est pendant la guerre froide et l'atteinte à toute liberté de pensée.
Et puis, progressivement il nous montre le regard d'un homme, intrinsèquement bon, qui, avec pudeur et humilité va oeuvrer pour le bien être de ce couple d'intellectuels au prix de sa propre existence.
Dans cette atmosphère étouffante, il nous montre aussi comment l'Homme a pu être prêt, dans cette période sombre de l'histoire, à s'asservir, à vendre son âme, son corps au Parti et à trahir les siens.
Ce qui est fascinant dans ce film c'est la mesure et la pudeur avec laquelle il dépeint des sentiments qui se révèlent pourtant extrêmement forts.
Ce chef d'oeuvre est incontournable et mérite son oscar du meilleur film étranger.

26 fév.

"INLAND EMPIRE", attention chef d'oeuvre

  l'avis
de
dbuk1000

Attention chef d'oeuvre!!! Mais à ne pas mettre entre toutes les mains: INLAND EMPIRE, le dernier né de DAVID LYNCH.
Celà ressemble à un film mais ce n'est pas un film mais plutôt une chorégraphie des rêves sur la sublime musique de PENDERECKI. C'est un long ( près de 3 heures) voyage onirique au cours duquel David Lynch vous invite à participer à une forte expérience psychique de déconstruction puis de reconstruction de l'univers des rêves et des angoisses de son héroïne. Comme dans un rêve, vous passez de l'inconscient au conscient et vous sombrez à nouveau dans l'inconscient. Les limites matérielles sont effacées ; des scènes commencent sur Hollywood boulevard en été et se prolongent dans la vieille ville de LODZ en hiver. L'univers de LYNCH est "poreux" comme dans un rêve on pense attraper le réel et il s'efface et le spectateur passe au travers du miroir subjugué par la beauté impitoyable des visages, des perspectives inquiétantes des lieux, des jeux des lumières, des détails architecturaux ou sordides.Le spectateur devient acteur du rêve. Déconcertant et épuisant.
J'ai pensé à BUNUEL, à FELLINI, à POLANSKI, à KUBRICK et à BERGMAN.
Mais j'ai surtout pensé à BRUNO SCHULTZ et à ses BOUTIQUES de Cannelle.
Courrez- y vite avant qu'il ne soit trop tard.

21 fév.

"La nuit au musée" - une comédie calibrée pour les vacances

  l'avis
de
Jérôme

Larry (Ben Stiller) désespéré de passer pour un looser aux yeux de son fils décide d'accepter le travail de veilleur de nuit au musée d'histoire naturelle qu'on lui propose. Il va très vite s'apercevoir que le dicton "c'est la nuit que le musée s'éveille" peut devenir une réalité effrayante.
Attention, si vous vous attendez à voir Ben Stiller et Owen Wilson dans un de leur fameux duo (Stasrky & Hutch par exemple) il vaut mieux passer son chemin. La nuit au musée n'est ni corrosif ni vraiment drôle. Certes on sourit mais ce film est clairement calibré pour être une comédie familiale qui louche vers les spectateurs âgés entre 8 et 12 ans.
Bien sûr, les effets spéciaux sont bien réalisés. Bien sûr, l'histoire fonctionne. Mais naïvement je m'attendais à un peu plus.
Il restera des acteurs mythiques dans des seconds rôles (je vous conseille de jeter un coup d'oeil à la fiche IMDB de Mickey Rooney) et une comédie plaisante mais surtout pour les plus jeunes.

15 fév.

Bobby: l'histoire d'espoirs perdus

  l'avis
de
Julie

Sur fond d'une tragédie historique, l'assassinat de Bobby Kennedy, le 5 juin 1968, Emilio Estevez retrace le destin d'une vingtaine de personnes toutes présentes à l'Hotel Ambassador, le soir du drame.
Le propos du film est assez ambigu: on ne sait pas si l'assassinat politique est un prétexte pour fournir une consistance à ce qui est en réalité un simple film chorale ou si cette tragédie a véritablement marqué les destins qui s'y croisent.
Le réalisateur a certainement voulu montrer quels étaient en 1968 les problèmes sociaux et politiques que rencontraient les américains et principalement la guerre du Vietnam, le racisme, la drogue.
Mais en vérité les malaises qu'il dépeint sont assez intemporels et sont essentiellement des tragédies humaines ordinaires.

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12 fév.

Blood Diamond - la bonne conscience politique et le cinéma à grand spectacle font-ils bon ménage ?

  l'avis
de
Jérôme

Le film débute par une déclaration de foi des principaux négociants en diamants qui veulent interdire le traffic en provenance des pays en guerre dont la Sierra Leone.
Danny Archer (Leonardo DiCaprio) est un traffiquant de diamants sans foi ni loi. C'est en prison qu'il rencontre Solomon Vandy (Djimon Hounsou) un pecheur réduit en esclavage par les rebelles après avoir été arraché à sa famille. Solomon a réussi à cacher un diamant rose extrêment rare.

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02 fév.

Little children ou la nouvelle Madame Bovary

  l'avis
de
Julie

Le film commence un peu comme un épisode de Desesperate Housewives.
Dans une banlieue chic du Massachusset, les femmes ne travaillent pas, s'occupent de leurs petits enfants et ont donc beaucoup de temps à perdre. Elles fantasment donc. Sur un homme, Brad Adamson (Patrick Wilson) qui, tout comme elles, ne travaille pas et s'occupe de son petit garçon de trois ans. Mais coincées et pétries de principes, elles n'osent pas s'approcher du "Roi de la promo" (comme elles le dénomment) . Seule Sarah (Kate Winslet), qui n'apparaît pas comme une bourgeoise américaine mais plutôt comme une bobo décallée, parvient à aborder le bel homme, à s'en faire un ami puis un amant.

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01 fév.

Mon Beau Rocky

Julie vous à livré une critique de Rocky il y a quelques jours. Moma, n'était pas tout à fait d'accord, donc voici la sienne.
  l'avis
de
Moma

Est-il possible de d'affirmer qu'à fin Janvier, on a vu le film de l'année, et que quoi qu'il arrive, on ne verra rien d'aussi beau, d'aussi bien ?

Rocky Balboa est un mythe, un film vintage pour les nostalgiques d'années passées, qu'on entretient grace aux médias, à la télé, au ciné, à la radio, en redifusant toujours les mêmes chansons, en diffusant toujours les mêmes Rabbi Jacob, en faisant des films sur des séries télé super cheap mais qui sont gravées dans nos disques durs. Rocky Balboa part sur le même principe que les Bronzés 3, faire du neuf avec de l'ancien, faire plaisir aux fans, se souvenir, et passer un bon moment.

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