Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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25 dec.

"Je suis une légende": seul au monde...

Je suis une légende   l'avis
de
Jérôme
Pas mal

En 2009 Emma Thompson annonce à la télévision, un peu émue il faut le dire, qu'enfin un vaccin contre le cancer a été trouvé. Seulement voila ce vaccin a un effet secondaire: il transforme 9% de la population en zombies sur-vitaminés obligés de tuer pour se nourrir et tue les autres 90%. Seul 1%, soit quelques millions de personnes, sont immunisés. Robert Neville (Will Smith), savant de haut niveau (il est dans l'armée) en fait parti mais il est le seul humain à hanter les rues de New-York. Son quotidien se partage entre de longues ballades avec son chien, la recherche d'un vaccin pour défaire ce que l'homme (donc lui) à fait et survrire (soit se battre contre les zombies).
Comme vous l'avez surement lu de nombreuses fois Je suis une légende est tiré d'un classique de la littérature de sience-fiction, film hybride entre 28 jours plus tard et Seul au monde.
L'action se passe intégralement dans les rues de New-York ou la nature à repris ses droits, ce qui fait tout drôle pour ceux connaissent la grosse pomme. Ce sont d'ailleurs les scènes les plus impressionnantes du film. Autre point positif, le film essaye de prendre son temps. Vous n'assisterez donc pas à une déferlante de scènes d'action ou R. Neville combat les méchants zombies. Pas une déférlante mais pas la disette non plus. Le film oscille sans cesse entre action et reflexion. Et c'est là ou le bas blesse car n'est pas Tom Hanks qui veut. Will Smith est un bon acteur mais on ne sens rien ou presque de ses tourments intérieur. Il y a bien quelques scènes ou l'on veut nous faire comprendre que la solitude pèse sur ses épaules mais elles manquent cruellement de profondeur. Dans Seul au monde la disparition de Wilson m'avait noué la gorge (c'était une ballon ndlr), rien de comparable dans Je suis une légende. Je passe également sur un scénario un peu confus ou quelques explications n'auraient pas été superflues.
Reste un divertissement tout à fait correct qui souffre d'un trop plein d'ambition.


14 dec.

"Si c'était lui": chouchou et loulou version lutte des classes...

  l'avis
de
Samuel
Naze

Bonne nouvelle : Florence Foresti est enfin drôle ! Débarrassée des oripeaux dont la télévision l’affuble habituellement pour forcer le trait (chez Ruquier et consorts), la comédienne est formidable en fille perdue à la recherche du grand amour.
Mauvaise nouvelle : Florence Foresti n’occupe qu’un second rôle aux côtés de Carole Bouquet et Marc Lavoine dans ce film raté et paresseux. Une fois posée la rencontre entre la grande bourgeoise bien pensante (devinez qui s’y colle ?) et son squatteur de voisin, un sdf bourru (mais, ouf, pas inculte : il aime le cinéma), plus rien ne se passe. Anne-Marie Etienne se contente de filmer (plutôt mal, d’ailleurs) nos deux héros socio-discordants aux prises avec des personnages en forme de clichés ambulants : le clodo philosophe, l’amant bcbg mais antipathique, l’intello dépressif… Un peu court quand on louche de manière aussi appuyée du côté de Capra ! Les portes claquent, les répliques très écrites fusent, on rit parfois mais sans croire jamais à ce Chouchou et Loulou version Lutte des classes.
Lors d’une scène, pourtant, le film laisse imaginer ce qu’il aurait pu être. Dans une crêperie cradingue, Marc Lavoine est tout content de manger une « beurre-sucre » avec Carole Bouquet. Le malaise palpable de celle-ci devant tant de crasse et de gras, ses gestes pour éviter à son manteau griffé de finir dans le beurre, son rire pour masquer son désarroi… tout cela sonne juste. Comme si Carole Bouquet ne jouait plus. Ou plutôt, comme si elle jouait enfin le jeu au lieu de recycler imperturbablement d’un film à l’autre son image de grande bourgeoise sympa. Dommage, le miracle ne dure que deux minutes. Pour un film d’1h28, c’est peu.
Trop peu.


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