Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

27 fév.

"Paris", là où bat le coeur des Hommes

Paris   l'avis
de
Julie
Bien
Triste et déprimant, le nouveau film de Cédric Klapisch, Paris, change des précédents Auberge espagnole, Ni pour ni contre et autres Poupées Russes.
Le réalisateur semble avoir le vague à l'âme, le mal à l'âme.
Le temps qui passe, la fin de l'insouciance, l'âge adulte, les vrais problèmes, existentiels, de santé, d'amour, de solitude sont ses nouveaux thèmes.
Le réalisateur quitte le jeune homme surexcité en quête d'identité (celui joué par Romain Duris, dans l'Auberge espagnole et dans les Poupées russes) pour retrouver un autre jeune homme (encore joué par un Romain Duris trenscendé), malade, peut-être condamné, qui souffre d'un mal au coeur et qui est écoeuré. Fenêtre ouverte sur un Paris chaleureux, qui lui tend les bras, avec ses histoires, le jeune homme vit sa vie par procuration. Amoureux de la vie dont il ne veut pas se séparer prématurément, il s'accroche à sa ville, aidé par une soeur altruiste mais malheureuse (jouée par la MAGNIFIQUE Juliette Binoche).
Tous les ingrédients du bon mélo semblent bien être tous réunis: Destins croisés autour d'une ruelle ou d'un marché de l'Est parisien - seul le quartier latin et le marché de Ringis semblent tolérés aux côtés de Bastille et de Belville dépeints comme le vrai coeur de la ville des lumières-, vues imprenables d'une ville à la fois immense, froide et conviviale.

Lire la suite


06 fév.

"Juno" en toute simplicité

Juno   l'avis
de
Julie
Bien
Juno, dernière pépite du cinéma indépendant américain, a tous les attraits de la petite comédie fraîche et sympathique susceptible de plaire à un large public.
Sans fard ni paillettes, le réalisateur ne cherche pas à faire illusion: il nous raconte, en toute simplicité, l'histoire d'une jeune adolescente de 16 ans qui, entre un cours de sciences nat et une visite au centre commercial, tombe enceinte après avoir fait perdre sa virginité à son meilleur ami, fan de tic tac à l'orange.
Le film parcourt les mois de cette grossesse en suivant le cheminement de Juno face à l'évènement: la nouvelle, son annonce à l'entourage, la décision d'avorter, celle de faire adopter, les liens avec la famille d'adoption, la métamorphose physique et psychique.
Juno reste une jeune fille et surtout a conscience de son jeune âge, de ses envies, de ses limites. Elle sait et ne se cache pas derrière son jean, ses baskets et ses cheveux mal coiffés. Elle ne masque pas pour autant son ventre grossissant qu'elle ne porte jamais comme un fardeau. Juno n'est pas grave. Mais Juno n'est pas inconsciente. Elle assume tout simplement son état. Il faut dire qu'elle est entourée d'une famille plutôt compréhensive et sympa. Qui n'aurait pas rêvé d'un tel père et d'une telle belle-mère?

Lire la suite


propulsé par DotClear