Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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25 avr.

"Ca$h" ou la naissance du film Canada Dry...

  l'avis
de
Jérôme
Dans un grand moment d'égarement j'ai été voir Ca$h de Eric Besnard. J'avoue, j'ai fait confiance aux 3 étoiles d'Allociné. Je sais pourtant que le distributeur publie de fausses critiques pour augmenter artificiellement le nombre d'étoiles de son film. Je savais mais j'ai fait confiance. Pauvre de moi.
L'histoire en deux mots est celle d'une arnaque que met en place Ca$h (Jean Dujardin qui fait ce qu'il peut) pour venger son frère mort à la suite (justement) d'une arnaque. Le frère c'est Clovis Cornillac qui réussit à être énervant en ne jouant que 2 minutes. Ca a le mérite de planter rapidement le décor du film.
On sait que le film louche sur le côté glamour / classe / décontracté / alambiqué de la série des Ocean's. Hélas, Eric Besnard n'est pas Steven Soderbergh. On ne peut pourtant pas lui reprocher de ne pas essayer: musique cool, split-screen, histoire compliquée, changement de rythme... Tout y passe pour nous faire passer ce Canada Dry pour de l'alcool. Il y a tout sauf une réalisation à la hauteur de la promesse. Le film n'a pas de style, la lumière rend les acteurs moches (pauvre Valéria Golino et Jean Reno) et la direction est paresseuse. Jean Reno est totalement inexpressif. Il y a tout de même Alice Taglioni qui fait ce qu'elle peut pour s'éviter de sombrer avec le reste de ses compagnons d'infortune. Jean Dujardin s'en sort aussi et c'est là que l'on reconnait les grands acteurs: être bon dans un mauvais film.
Dommage car pour une fois le scénario n'est pas le responsable du naufrage de ce film paresseux.


14 avr.

"Les toilettes du Pape": la lutte quotidienne des petites gens

  l'avis
de
dBuk1000
très bien
Voilà un délicieux et très émouvant film originaire de l'Uruguay pays dont la production cinématographique est plutôt anémique. Au fait c'est où l'Uruguay?
Petit pays coincé entre deux géants : au Nord le Brésil et au Sud et à l'Ouest l'Argentine et dont la très grande majorité de la population est issue de très pauvres émigrants venus d'Espagne et d'Italie.
Le film est inspiré d'un fait réel qui s'est déroulé à Melo, petite ville à 60 km de la frontière avec le Brésil.

Ce film nous raconte l'histoire de très pauvres contrebandiers à bicyclette qui font des allers-retours quotidiens avec la ville brésilienne d'Aceguá en passant toutes sortes de produits et de biens de consommation. À l'occasion de la visite du pape Jean-Paul II en Uruguay en 1988, cette population, illusionnée par les médias qui font courir le bruit sur la prétendue venue de milliers de Brésiliens voisins, se met à espérer d'un grand jour où soudain le petit commerce pourrait les aider à sortir de leur condition. Et tous ces pauvres se mettent à confectionner des tonnes de chorizo, gâteaux, grillades pour nourrir les pèlerins venus du Brésil.

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