Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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31 juil.

"Le premier jour du reste de ta vie": tranches de vie

  l'avis
de
Julie
Voilà un joli film, simple, sensible qui aurait mérité de sortir sur les écrans à un autre moment de l'année que l'été.... Il mérite le détour et les égards du public. Tout d'abord l'idée de base est plutôt originale: Voilà réunis, dans l'ordre chronologique, les 5 moments clés de la vie d'une famille, le moment clé de chacun de ses membres. Pour mieux les comprendre chacun et pour apprendre à aimer cette famille, le réalisateur a saisi ces instants importants auxquels tout à chacun est confronté un moment dans son existence. Le moment où l'on quitte le domicile parental. Le moment où la jeune ado de 16 ans perd sa virginité. Celui, encore, où l'ado rebelle tombe amoureux. Il y a celui où une femme quarantenaire veut encore être désirée. Et puis celui, où un père vieillissant arrête la cigarette et contemple ses enfants devenus adultes. Ce sont ces 5 moments forts que le réalisateur a choisi de développer. Au centre de chacun d'eux, un protagoniste, d'abord l'aîné, puis la petite, ensuite le cadet (Raph,qui nous permet de retrouver, avec bonheur, Marc-André Grondin, le merveilleux Zack de C.R.A.Z.Y), la mère (interprétée par une Zabou Breitman juste et grandie par la maturité) et enfin le père (joué à la perfection par Jacques Gamblin).
Le moment clé n'est qu'un prétexte pour nous raconter l'histoire de la famille Duval de 1988 à 2000. On traverse donc les années 1990, l'époque grunge. Mais le film n'adopte aucun propos politique ou sociologique pour autant. L'époque est en réalité sans importance. On est là comme on aurait pu être il y a 50 ans...La famille est au coeur de l'oeuvre, son unité, son éclatement, son évolution. Dans ce cercle "infernal" (si peu, en fait), chaque individu essaie de trouver sa place, l'un par rapport à l'autre. Les frères et soeur entre eux, les parents avec les enfants, et puis le père et la mère en tant que couple. Beaucoup de choses sont dites, peut-être un peu vite.
On pense à la rancune d'un fils par rapport à son père (Jacques Gamblin avec son père, et Albert, l'aîné, avec le sien). On pense à l'impossible communication entre une mère et sa fille. On voit aussi l'usure du temps dans un couple mais la force de celui-ci, l'amour qui dépasse la passion. Les choses sont vues, bien vues d'ailleurs, un peu survolées, c'est vrai. Mais la faute au format d'un film. Et puis, après tout, n'est-il pas seulement question de regarder, par le trou d'une serrure, la vie d'une famille?

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22 juil.

"Nos 18 ans", quand d'autres sous-doués passent le bac en 1990

  l'avis
de
Julie
Ceux qui ont vu la bande-annonce de "Nos 18 ans" pourront s'arrêter là et éviter les salles obscures pendant 1h30 pour voir le film en son entier. Très prometteuse, la bande annonce laissait présager des gags en série, de l'humour, du romantisme, et, pour les nostalgiques trentenaires, une bande originale sur-mesure...
Mais voilà, l'atout majeur du film se résume à cette bande originale. Certes, on aime bien réécouter ces tubes qui ont bercé notre adolescence à la fin des années 1980. Pour ça, un bon I-Pod ou encore Radio Nostalgie suffisent....Trop soucieux de recréer l'ambiance de "juin 1990", le film a oublié de soigner son scénario. On se retrouve alors devant une bande d'ado sympathiques bêtes, creux, sans intérêt, dont les problèmes ne nous touchent pas. Pourtant, a priori, l'histoire était plutôt prometteuse.

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18 juil.

"Hancock": Will Smith a un nouveau joujou

  l'avis
de
Jérôme
Hancock (Will Smith dans son élément) est un super-héros un brin SDF, carrément alcolo et pas politiquement correct du tout. Il se soucie peu des dégâts que chacune de ses interventions peut causer: chaussées défoncées, train bousillé ou bateau renversé grâce à un jeter de baleine assez jouissif. En fait Hancock est un super héros malgré lui, il endosse son rôle de sauveur à contre cœur ce qui lui vaut une bonne dose d'impopularité.
Sur la route de ses exploits il va croiser Ray (très bon Jason Bateman) qui se met bille en tête de rendre populaire notre anti-héros. Le pari n'est pas gagné d'avance.
Commence alors une autre histoire un brin étonnante que je ne vous dévoilerai pas. Cette deuxième histoire a le mérite de ne pas rendre le film répétitif mais il y a parfois des approximations dans le scénario qui sont carrément gênantes (que je vous laisse apprécier). Hancock doute, s'humanise et comprend. C'est la fameuse mutation que l'on peut voir dans tous les films de super héros.
Hancock est un film plutôt sympathique, surtout grâce à un Will Smith ou roue libre à peine contrôlée. Tout le film est construit pour que la star envoie les vannes et les petits regards complices qui ont fait sa notoriété. Peter Berg (le réalisateur) se prend quelques fois pour Paul Greengrass ce qui nous donne une caméra qui bouge beaucoup (trop). Mais autant chez Greengrass le procédé est maîtrisé et à propos, autant chez Berg c'est assez inutile et écœurant (au premier sens du terme). Mauvais point également pour quelques effets spéciaux (Hancock qui vole par exemple) que j'ai trouvé très mauvais. Au final un film divertissant mais qui ne se hisse pas au niveau de Spiderman ou X-Men qui restent, à mes yeux, des références.


09 juil.

"Valse avec Bachir", la thérapie par le cinéma

  l'avis
de
Julie
chef d'oeuvre
Le cinéma n’a pas encore dit son dernier mot. Il y a encore des films qui montrent, disent d’une manière inédite. Il y a des films qui bouleversent et qui, plus qu’une réalisation, qu’une simple œuvre artistique, sont des véritables expériences. Valse avec Bachir c’est avant tout l’expérience psychanalytique de son réalisateur, Ari Folman, mais c’est aussi celle du spectateur. Est-ce un film d’animation ? Pas vraiment. Un film sur la guerre ? Un peu, beaucoup. Un film sur la culpabilité ? Certainement. Mais aussi un film sur une jeunesse détruite, un film sur un pays en guerre, un film onirique, un film sur le silence, un film sur l’âme, un film sur les hommes. Valse avec Bachir, c’est une succession d’images, de tableaux, de détails.
C’est d’abord, dès ses premières minutes, un choc visuel. On n’avait jamais vu. C’est très vite l’image de la guerre avec celle de ces chiens assoiffés de sang qui courent dans les rues de Tel Aviv, bousculant tout sur leur passage, les hommes, les femmes, les enfants, les chaises.
Puis la violence laisse place à une discussion entre deux amis, accoudés à un bar. Un rêve, celui d’un ancien soldat israélien qui était chargé d’abattre les chiens à l’arrivée des troupes dans les villages palestiniens. Car il fallait les taire. Ce rêve, ce tumulte réveille alors les angoisses de Ari Folman. Il y était, lui aussi, au Liban, en 1982. Mais pour lui, c’est l’amnésie la plus totale. Puis, c’est son rêve. Ce n’est pas celui des 26 chiens assoiffés de sang. C’est celui de trois soldats, jeunes et beaux, qui sortent de la mer, la nuit, face à un immeuble criblé de balles. Les fusées lumineuses éclairent le ciel. Il y a un décalage entre le sentiment de paix qui émane d’eux et ces femmes en pleurs qu’ils croisent, plus tard, au détour d’une rue.

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03 juil.

"Sans Sarah, rien ne va": coeur brisé sous le soleil d'Hawaï

  l'avis
de
Julie
C'est heureux, avec "Sans Sarah rien ne va", l'équipe de Jud Appatow a évité de sombrer dans la lourdeur et la vulgarité des précédents "40 ans toujours puceau" et "En Cloque mode d'emploi". Biensûr, il s'agit toujours d'une comédie à l'humour un peu graveleux. Mais cette fois, le visage tendre de Jason Segel (le héros), sa petite mou triste et ses mésaventures attendrissent le spectateur. Le réalisateur (Nick Stoller) parvient à susciter l'empathie en montrant, en toute simplicité, combien il est dur d'avoir le coeur brisé...
Petter Bretter, un musicien un peu raté, qui peut rester une semaine entière avec le même jogging vert à manger ses céréales devant la télé, vient de se faire larguer par sa belle petite amie, une star du petit écran, Sarah Marshall (Kristen Bell, la super Véronica Mars) avec laquelle il était depuis 5 ans. Au bord du gouffre, plongé dans une profonde dépression, il décide de se prendre en main et de partir quelques jours dans un magnifique hôtel d'Hawaï. A peine arrivé, il tombe nez à nez sur Sarah accompagnée de son nouveau petit ami, la star du moment, Aldous Snow (interprété par l'extraordinaire Russell Brand).

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