Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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30 sep.

"La belle personne" premiers pas dans l'amour

  l'avis
de
Julie
En replaçant les protagonistes de la Princesse de Cleve dans un lycée parisien, de nos jours, Christophe Honoré ne s'est pas contenté de dépoussiérer le texte de Madame de la Fayette ni de montrer le caractère intemporel des amours impossibles de Junie, d'Otto et de Nemours. Il se faufile dans les couloirs du lycée pour mieux en saisir l'odeur, les bousculades, les pleurs, les premiers baisers. Et de manière intimiste, il plonge dans le coeur des âmes meurtries qui les arpentent. Le réalisme du regard qu'il porte sur l'adolescence ne confine jamais au voyeurisme. C'est toujours avec pudeur et subtilité qu'il filme cette jeunesse et sa souffrance.
L'histoire de Junie qui, à peine arrivée dans un nouveau lycée, en cours d'année, suscite l'intérêt des amis de son cousin Mathias, et en particulier celui d'Otto, est banale. Mais parce qu'elle ressemble à l'histoire que chacun a été amené à connaître un jour, souvent dans le même contexte, elle interpelle. Le spectateur se revoit en train de déambuler entre les classes, de poser ses affaires sur les tables en bois, de tuer le temps dans les cafés, de tenter de se faire une place parmi les plus bruyants.

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21 sep.

Coup de foudre à Rhode Island: quand l'ennui et le ridicule font ménage....

  l'avis
de
Julie
Les comédies romantiques pullulent, on le sait, et sont de valeur inégale, forcément. Généralement, il suffit au réalisateur de trouver un scénariste, même sans génie, pour mener d'un bout à l'autre un film qui se tient. Oui, c'est facile de raconter l'histoire de deux personnes qui s'aiment et se tournent autour pour finir, dans les 5 dernières minutes du film (pas avant svp), par se tomber dans les bras. On la connaît la recette. Seuls quelques films sortent, par magie, du lot. Rares sont ceux qui passent complètement à côté de l'objectif: attendrir voire faire rêver le spectateur.
Coup de foudre à Rhode Island gagne le pari! On peut lui décerner le prix citron de la comédie romantique la plus nulle jamais écrite.

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12 sep.

"Rien que pour vos cheveux": oubliez votre cerveau à l'entrée du cinéma

  l'avis
de
Jérôme
Long débat interne entre Julie et moi pour savoir si Don't mess with the Zohan (Rien que pour vos cheveux en Français) avait sa place sur cinefeed et comme je suis bien moins snob que Julie c'est moi qui m'y colle...
En préambule sachez que je ne suis pas un grand fan des films des nouveaux comiques Américains (Superbad, Blades of Glory, 40 ans, toujours puceau etc.) mais vu leur succès outre Atlantique il doit y avoir forcément une raison.
Zohan (Adam Sandler) est un agent du Mossad malheureux car s'il excelle dans la traque des terroristes il n'aspire qu'à une chose: coiffer et couper les cheveux soyeux. Sa seule chance pour tenter la grande aventure du rêve Américain est de simuler sa mort lors d'un combat contre son plus grand ennemi Fantôme (excellent John Turturro). Une fois à New-York il arrive à se faire engager comme coiffeur dans un salon tenu par une jeune et jolie Palestinienne...
Rien que pour vos cheveux ne fait pas dans la dentelle ici les blagues sont grasses comme des loukums, le politiquement correcte est banni et c'est exactement ce que l'on attend. Chaque fois que vous vous direz: "non il (Zohan) ne peut tout de même pas faire ça", eh bien IL (Sandler) le fera. La scène ou Zohan ne recule devient aucun sacrifice pour faire plaisir à ces dames (d'un certain âge) est certainement la meilleure du film.
Il y a beaucoup de vannes, certaines sont drôles, le film souffre toutefois d'un coup de mou au milieu du film mais le tout se laisse voir. Alors si vous êtes capable d'oublier que vous avez un cerveau pendant 1h53 vous pouvez allez voir Don't mess with the Zohan sinon passez votre chemin...


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