Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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31 oct.

"W. L'improbable président": un film tout simplement inutile...

  l'avis
de
Julie
JFK et Nixon ne suffisaient pas à son "palmares"... Oliver Stone a donc décidé de mettre en scène un troisième président: Georges W Bush. Le cadavre encore fumant, presque vivant, le réalisateur prend quand même sa moins bonne caméra pour l'achever définitivement. La période de campagne présidentielle n'est peut-être un hasard. O.Stone a dû penser que les gens confrontés à leur devoir civique seraient intéressés....
Quand il était jeune, Bush Junior aimait boire, il aimait aussi les femmes. Aujourd'hui, il aime les bretzels, les hamburgers, son petit chien noir, les matchs de baseball, regarder la télé en grignotant. Mais il a peur de papa. Il a même un sacré complexe par rapport à son père. Il s'exprime mal en public. A l'air d'un crétin. A fait une guerre rien que pour embêter Saddam. Ou peut-être son père. A aussi un complexe d'infériorité par rapport à son frère. A fait de la politique parce qu'il ne s'intéressait à rien en particulier. Aime sa femme. Est un bon chrétien qui aime prier. Semble entouré de crétins comme lui.
Voilà l'UNIQUE propos du film...critiquer un président encore en fonction. Le réalisateur ne nous apprend rien, n'a procédé à aucun travail d'investigation. Son film est mal construit. Retours en arrière injustifiés. On ne comprend pas où il veut en venir. On aura, certes, bien compris qu'il n'aime pas W. Comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Et après? Est-ce suffisant pour capter l'attention des spectateurs? Quitte à évoquer les deux mandats du 43ème président des Etats-Unis, un travail poussé, des idées précises et fouillées, une critique construite et nourrie auraient pu être utiles...Et nous expliquer les deux campagnes, le processus électoral aurait pu donner de la matière à son scénario.
Quant à sa manière de filmer, Stone donne l'impression d'avoir voulu faire une sorte de mauvais documentaire. Même Michael Moore (que je ne porte pas dans mon coeur) aurait mieux fait dans le genre pamphlet...

21 oct.

Vicky, Cristina, Barcelona: aussi léger qu'une bulle de savon...

  l'avis
de
Julie
Les critiques dithyrambiques que j'avais lues ont, il faut bien le dire, suscité ma curiosité. Car voilà, ça faisait des ANNEES que j'étais systématiquement déçue par le Woody Allen annuel. Non seulement le réalisateur avait perdu en profondeur mais en plus il allait dénicher des idées bancales et sans saveur.
Puis en quittant New York, sa ville-mère, les psy, les couples déchirés, l'introspection, il avait perdu sa source d'inspiration principale pour ne la remplacer par....pas grand chose. Alors quand on lit que Woody Allen revient, cette fois, avec "certainement" le meilleur de ses films, on se dit "enfin"!
C'est vrai que Vicky, Cristina, Barcelona est un peu meilleur que les précédents. Enfin, ce n'était pas bien difficile. Pour ne citer que les derniers, Match Point était un mauvais autoplagiat du MERVEILLEUX Crimes et Délits, Scoop était....inutile et quant au Rêve de Cassandre, je dois confesser ne pas l'avoir vu.
Pour son dernier film, Woody Allen a quitté l'Angleterre, retrouver sa nouvelle muse, Scarlette Johansson qui est quand même sacrément sexy, mais est resté en Europe.

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20 oct.

Coluche: un rendez-vous raté (critique)

  l'avis
de
Jérôme
Le succès peut monter à la tête et j'ai bien peur que cela soit arrivé à notre Julie. Si la dernière fois elle avait fait la grève de la critique, cette fois-ci elle a carrément boycotté la projection. C'est donc votre serviteur qui s'y colle.
Septembre 1980 poussé par une bande de potes rigolards, Coluche décide de bousculer la campagne gauche / droite qui se prépare en se présentant au poste de président de la République. Si au départ Coluche voulait faire rire, il se prend rapidement au jeu politique porté par un courant populaire. On lui crédite même jusqu'à 16% des intentions de vote.
Je ne sais par où commencer tant ma déception est grande. Antoine de Caunes n'a pas fait un mauvais film il a juste fait un film inutile. Le coeur de son sujet: Coluche qui se présente à l'élection présidentielle est traité avec distance, voire avec paresse. Succession chronologique de scènes informatives, le scénario ne nous apprend rien d'autre que nous ne connaissions déjà. Pire il n'approfondit pas grand chose. Pourquoi sa femme le quitte ? pourquoi est-il toujours entouré d'une bande de potes ? Qui sont ces amis qui vivent chez lui ? Quelles sont ses motivations ? Ne cherchez pas, vous n'apprendrez rien.
Ah si, Coluche fabriquait des santiags pour ses amis. C'est maigre.
Antoine De Caunes est définitivement passé à côté de son sujet. Il faut dire que De Caunes a pris le parti de filmer beaucoup Coluche sur scène. On a donc un acteur (Demaison) qui joue un comique (Coluche) qui joue des personnages. Trop de filtres pour comprendre l'homme. L'émotion passe rarement. Reste François Xavier Demaison qui fait une interprétation crédible de Coluche, la voix et la gestuelle sont là mais la mayonnaise ne prend pas. Je me faisais pourtant une joie de retrouver un personnage qui a modelé mon esprit à une certaine forme d'humour. La déception n'en a été que plus grande. Rien à dire, Antoine De Caunes n'est pas un bon réalisateur remarque inutile, fausse et facile. Je retire donc cette phrase de mon article.
Dommage.


17 oct.

Mesrine, volet n°1 - L'instinct de mort- : Chronique d'une mort annoncée

  l'avis
de
Julie
Au commencement il y a la fin. Celle de l'ennemi public n°1. Le générique de début du volet n°1 emprunte ainsi au volet n°2 (L'ennemi public n°1) ses toutes dernières images. Mesrine apparaît à l'écran gros, perruqué, tendu. Il ne semble pas savoir que sa dernière heure a sonné. L'issue ne fait pourtant pas de doute. Fatale. Le ton est déjà donné. "Mesrine" n'est pas qu'un simple film. C'est un spectacle, une course poursuite sans répit. Et même si le propos du réalisateur n'est pas de faire perdurer un quelconque suspens, le souffle du spectateur sera coupé, tout au long du premier volet.
De son retour d'Algérie où il eut la gachette facile, à son rencontre avec la mafia acoquinée à l'OAS en passant par l'Espagne où il rencontrera sa femme ou par le Canada où il se cachera avec sa maîtresse, Jean-François Richet suit les pas de Jacques Mesrine, un à un, pour mieux dérouler le fil de sa vie . Il cherche surtout à comprendre et expliquer un phénomène. Ne craignez donc pas d'y trouver une justification voire une bénédiction. Je n'ai jamais perçu à un seul moment dans ce flot d'images dynamique et nerveux la fascination du réalisateur pour l'homme. Le spectateur n'est jamais manipulé.

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08 oct.

Entre les murs: dans la peau de François Begaudeau

  l'avis
de
Julie
Sortons un moment de la polémique qui abreuve déjà des centaines de blogs et articles en tous genres : Mérite-t-il vraiment sa palme ? La copie est-elle bonne ? Est-il de gauche, de droite ? N’est-il pas qu’un simple documentaire joué par des acteurs non professionnels ?
Et, le temps de quelques lignes, pénétrons entre ces murs. Ceux de ce collège du 20ème arrondissement de Paris, ceux de cette classe de 4ème.
Entre les murs c’est l’histoire d’un combat. Celui d’un homme, un professeur de français. La trentaine bien entamée, François Marin (François Bégaudeau dans son propre rôle) enseigne entre ces murs. Armé de sa foi, il fait la classe. Du moins il tente. Car son auditoire n’est pas là pour l’écouter mais pour l’attaquer, à coup de mots, d’insultes. Ses élèves de 14 ans ne respectent rien, ni les bases de la langue française qu’il tente de leur enseigner ni le système scolaire. Ils sont là, campés devant lui, pleins d’arrogance et de mépris. Pourtant François mène son combat sans relâche. Lui plein de pugnacité et d’espoir. Parfois condescendant. Mais patient, convaincu. Laissant derrière lui les manières traditionnelles, il transmet à sa manière, avec des mots parfois un peu crus, avec une méthode bien à lui. Il a choisi de sortir du cadre conventionnel et de s’adapter à ses élèves. Tout en ne perdant pas de vue son objectif, la transmission du savoir, François a compris qu’il n’était pas un enseignant ordinaire mais un guerrier, un capitaine de vaisseau en péril.

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