Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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29 nov.

Two Lovers: le coeur d'un homme

  l'avis
de
Julie
Caméra rivée sur le corps lourd d'un homme qui tombe lentement dans des eaux froides et glauques. Premières images choc. Le film débuterait-il par un mauvais présage? Peut-être pas. Voilà le corps qui remonte à la surface et la caméra qui le suit lentement. L'homme est déboussolé. Le visage bouffi, le regard hagard, Léonard (Joaquim Phoenix) semble ne plus savoir où il en est. Trempé, l'homme rentre chez ses parents car c'est bien là où il vit à présent.
Après une dépression nerveuse et un long séjour en "institution spécialisée", Léonard est retourné chez ses parents, dans une banlieue New-Yorkaise, forcé de travailler dans le pressing familial, forcé de vivre, tel un adolescent rebel, entre un père déraciné et une mère protectrice. Pour le bien de leur grand garçon de plus de 30 ans, ces derniers décident de lui trouver une femme, Sandra (Vinessa Shaw), la fille de connaissances. Même milieu, même religion, bonne famille. L'avenir du fils prodigue semble tout tracé. Mais Léonard, au même moment, tombe sous le charme de sa nouvelle voisine, Michelle (Gwynelth Paltrow). Il se laisse gouverner par ses nouveaux sentiments, attiré comme une petite bête fragile par la lumière. Commencent alors, en parallèle, deux histoires d'amour à sens unique. Tandis que Sandra semble être tombée sous le charme du jeune homme bourru, Léonard, lui, tente maladroitement de transformer son amitié avec Michelle en une idylle amoureuse. Il ne semble pas se soucier du regard parental. Malgré sa fragilité et sa folie, malgré sa puérilité et son innocence, Léonard est libre, avide de vivre la vie qu'il a choisie.

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17 nov.

Mesrine, volet n°2- L'ennemi public n°1 : suite et fin

  l'avis
de
Julie
Un peu frustrés en sortant du volet n°1 qui annonçait la fin de la première partie, les spectateurs ne seront pas déçus par le volet n°2 qui est une véritable suite. Le parti pris du réalisateur, celui d'une narration purement linéaire et chronologique de la vie de Mesrine, imposait un film en deux parties. Le format habituel de 2h ne suffisait pas face à la vie mouvementée et dense de l'homme. On sait ô combien un film de 3 heures est un exercice périlleux.
Sabrer certains épisodes de cette vie était concevable mais aurait certainement appauvri le tableau général. Richet a voulu être exhaustif, évoquer toutes les femmes de Mesrine, tous les témoins capitaux de son existence, tous les épisodes centraux, toutes les évasions, toutes les incarcérations. Son souci de la précision doit être salué.Le volet n°2 est une véritable suite mais surtout un véritable AUTRE film. Le spectateur ne doit donc pas s'attendre à un film de plus de 4 heures qui aurait été simplement coupé en deux.

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05 nov.

The visitor: une oeuvre humaniste

  l'avis
de
Julie
The visitor est une pépite, un trésor, un instant de grand bonheur cinématographique. Les amoureux du cinéma, sensibles aux dialogues subtils, aux scénarios originaux, aux histoires belles et innovantes ne peuvent pas manquer ce film unique qui réunit à lui seul tous ces atouts.
Le spectateur comprend bien vite, dès les 5 premières minutes du film, qu'il est face à un chef d'oeuvre. Intimiste, personnel, profond, The visitor c'est avant tout l'histoire d'hommes qui n'ont a priori rien à voir entre eux et qui apprennent à se découvrir et à partager leur existence.

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