Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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23 dec.

I FEEL GOOD - vive le rock

  l'avis
de
Ava
Gros plan sur la bouche ouverte d’Eileen 92 ans, qui hurle « Should I stay or should I go » des Clash, devant une foule en délire. C’est la scène d’ouverture de ce documentaire iconoclaste, qui a de quoi créer un certain ébouriffement dans les cheveux.
À l’opposé du « photo-call » de ma précédente conférence de presse, nous étions cette fois chaleureusement accueillis par les protagonistes, autour d’un thé brûlant, dans la suite d’un prestigieux hôtel parisien.
Un moment très british en compagnie de Stephen Walker, le réalisateur, et de Bob Cilman, l’incroyable directeur de la chorale rock & punk octogénaire, « Young @ heart ».
C’est un véritable coup de foudre que Stephen Walker a eu en assistant à Londres à l’une des représentations données par « Young @ heart », sur les bons conseils de sa femme et productrice, Sally George.
Immédiatement, le réalisateur et sa productrice sont convaincus qu’il tiennent leur sujet pour réaliser leur film documentaire pour Channel 4.
Bob Cylman n’a pas été tout de suite du même avis. Le réalisateur a mis 3 mois pour le convaincre qu’il était possible de mettre en place un tournage avec des personnes ayant, au bas mot, une quatre vingtaine d’années.
On remercie sa ténacité car il nous livre là un film qui va bien au-delà du pur plaisir d’assister à la formidable énergie de cette troupe, puisqu’il aborde aussi les thèmes de la maladie, de la mort, du sexe et de l’amour.

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21 dec.

Largo Winch...si futile

  l'avis
de
Julie
Une affiche: une silhouette nonchalemment adossée, un regard dans le vague, une attitude désinvolte, des cheveux en pétard, un énorme W, une vue plongeante sur la baie de Hong Kong...Sentiment de déjà vu? Cette silhouette, c'est celle de Largo Winch, ou plus exactement celle de Tomer Sisley. Cette affiche, vous n'avez pu la manquer. Elle est placardée depuis 1 an dans les couloirs du métro. L'évènement a été fièrement annoncé. L'annonce pour le moins bien préparée. Le film est-il à la hauteur des attentes?

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16 dec.

Secret défense: le nouveau visage du cinéma français

  l'avis
de
Julie
Après les "Mesrine" et juste avant Largo Winch, voilà encore un film qui vient montrer la récente évolution du cinéma français: un cinéma dynamique, visuel, un cinéma qui n'a plus rien (ou presque) à envier aux polars américains. Les réalisateurs français osent montrer. Ils ne se cachent plus derrière une caméra intimiste. Le polar est bien plus qu'une simple atmosphère recréée. A l'instar du film de Richer ou de celui de Jérôme Salle, Secret Défense de Philippe Haïm a un rythme soutenu, haletant. Son scénario, par certains côtés, assez osé, est assez bien ficelé.
L'idée de mettre en parallèle le destin d'une jeune prostituée recrutée par la DGSE (la Direction Générale de la Sécurité Extérieure) et celui d'un jeune dealer embrigadé par les milieux islamistes extrêmistes est bien menée. Le film commence, certes, de manière un peu décousue, par une superposition de scènes sans rapport entre elles. Images du terrorisme moderne sous le visage d'islamistes enrubanés. Puis celles d'un groupe de terroristes en train de siroter le thé à Damas et cherchant à venger leurs frères afghans. Regard sur Diane, jeune prosituée, vendant son corps à un homme d'affaires libanais. Puis sur Pierre, dealer paumé d'une banlieue Nord, tentant tous les coups pour subvenir aux besoins d'une mère seule. Petit à petit, les pièces du puzzle s'emboîtent entre elles, pour aboutir au coeur du service de la DGSE. Une rumeur d'attentat vient d'être confirmée par un agent infiltré dans les milieux islamistes syriens. Les services secrets décident alors de mettre en place un plan et de jeter Diane dans la gueule du loup, après l'avoir formée. S'ensuit alors une course sans relâche, une guerre psychologique entre les agents français et un des hauts responsables de mouvements terroristes islamistes.

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10 dec.

Le jour où la terre s’arrêta: un remake qui manque de fond

  l'avis
de
Ava
« Le jour où la terre s’arrêta » est le remake, réalisé par Scott Derrickson, du film original de Robert Wise. Keanu Reeves et Jennifer Connely tiennent les rôles principaux, mais on retrouve aussi John Cleese, des célèbres Monthy Python, et Kathy Bates dans des rôles secondaires. « Le film est expressionniste et stylisé » dixit le réalisateur. Certes, mais ce sont probablement ses seules qualités… S’il est vrai que la réalisation est belle, il manque l’essentiel : le fond.
Une soucoupe volante lumineuse atterrit sur Terre. Un extra-terrestre à l’apparence humaine, Klaatu, interprété par Keanu Reeves, en sort. Les gouvernements et les scientifiques tentent désespérément de comprendre ce qui se trame derrière cette spectaculaire arrivée. L’astrobiologiste, Helen, interprétée par Jennifer Connely, va tisser un lien privilégié avec le mystérieux extra-terrestre.
Le film est porteur, sans nul doute possible, d’un message écologique. La Terre est mourante, les êtres humains « que l’on ne peut raisonner » sont responsables de cette mort annoncée. Le message principal du film se résume dans la réplique de Klaatu, qui figure déjà dans la bande-annonce : « La Terre meurt, vous mourez. Vous mourez, la Terre survit. »
On comprend alors la glaciale mission de Klaatu : sauver la Terre, avec ou sans l’espèce humaine.
Derrière l’apparente froideur de cette mission, l’espoir l’emporte finalement : « Quand on est au bord du gouffre, on change ». Klaatu, qui ne comprend pas l’incohérence, et c’est peu dire, des êtres humains, change finalement lui aussi, à travers son geste plein de compassion pour l’humanité. C’est grâce à la scène larmoyante du film : Helen et son beau-fils, en larmes, se serrent fort l’un l’autre dans les bras. Klaatu leur lance alors « Maintenant, je vous comprends ». L’amour et l’espoir parviennent probablement à sauver l’Humanité, au bord du gouffre.
Ces messages répétitifs sont franchement lassants. Le casting et les effets spéciaux ne suffisent malheureusement pas à combler l’ennui. Une fois le message compris, on peut s’en aller sans se retourner. Le film se laisse voir, éventuellement, dans son canapé un dimanche soir pluvieux, mais il ne m’a pas interrogé, ému, inquiété une seule seconde. C’est creux et les messages ne m’apprennent rien : la Terre est en souffrance, l’Humanité va mal, l’espoir et l’amour sont des valeurs vitales. La fonction purement divertissante n’est pas non plus assurée. En guise d’amusement, j’ai nettement préféré la conférence de presse…

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02 dec.

Une Famille Chinoise ou Mère Courage

  l'avis
de
dbuk1000
Comme le titre français du film l'indique il s'agit de l'histoire d'une famille chinoise.
Sauf que l'histoire est exceptionnelle au sein d'une famille assez banale dans la Chine contemporaine.
Mais le véritable titre du film c'est " In love we trust" : " nous croyons en l'Amour" ; ce qui est beaucoup plus universel!
Vous connaissez peut-être déjà le réalisateur Xiaoshuai Wang qui voit son cinquième long métrage, Beijing bicycle, remporter l'Ours d'Argent à la Berlinale de 2001. Et une des actrices c'est la très jolie Yu Nan, épouse inoubliable dans le "Mariage de Tuya" qui se bat pour faire vivre ses enfants et son premier mari blessé suite à un accident.
Cette fois encore le combat d'une femme; à croire que le cinéma chinois contemporain a pris ses distances avec "Epouses et Concubines" et ça c'est une véritable révolution culturelle quand on sait la place de la femme dans la société chinoise.
Cette fois , c'est le combat de la Mère pour sauver sa petite fille, Hehe, enfant unique selon le modèle chinois.

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