Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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18 mar.

Coco: une comédie paresseuse

  l'avis
de
Jérôme
Autant l'avouer tout de suite je ne suis pas le mieux placé pour faire la critique de Coco car je pars avec un handicap: je ne connais pas Gad Elmaleh. Pour être plus exact je ne connais que Gad Elmaleh acteur, ce qui n'est apparemment pas la meilleure corde à son arc. Je n'ai vu ni spectacle, ni sketch. Je n'ai donc pas un a priori positif comme les millions de fans qui attendent le premier film de leur idole.
Coco (Gad Elmaleh) est un self-made man à qui tout réussit. Être au "top" est un art de vivre pour cet exubérant qui a décidé de faire de la bar-mitzvah de son fils un évènement national.
Coco est un produit marketing à l'accroche imparable: "pour 10€ vous pouvez voir Gad Elmaleh". Attention je n'ai pas dit un "spectacle de Gad Elmaleh", et encore moins un "spectacle drôle". Non, juste un spectacle. Mais finalement est-ce que ce n'est pas un peu cher 10€ pour voir Gad Elmaleh alors qu'il suffit d'allumer sa télé pour voir l'humoriste ou d'aller sur dailymotion pour voir Coco ?

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15 mar.

Welcome: bienvenue dans le monde réel

  l'avis
de
Jérôme
Simon (Vincent Lindon) est maître nageur à la piscine de Calais en instance de divorce d'une femme (Audrey Dana) qu'il aime encore. Bilal (Firat Ayverdi) est un jeune Irakien prêt à tout pour rejoindre sa petite amie qui vit à Londres. Une fois tentée la méthode vendue par les passeurs, Bilal décide de prendre des leçons de natation auprès de Simon afin de traverser la manche à la nage.
Le décor est rapidement planté, sombre, pluvieux, loin de l'image d'un nord accueillant et chaleureux. La première partie du film est consacrée au quotidien de ces sans-papiers qui ne demandent qu'à partir tenter leur chance en Angleterre. Après avoir bravé mille dangers pour atteindre leur but ils se retrouvent bloquer dans une ville victime de sa proximité avec leur terre promise. Franchir la frontière devient de plus en plus difficile, de plus en plus dangereux. La scène du camion est une des plus dures de ce film sans concession. Une fois placés dans un camion, les sans-papiers doivent se mettre un sac sur la tête pour passer le contrôle d'oxygène que les policiers Français ont mis en place. Suffoquant.

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12 mar.

La Vague

  l'avis
de
Ava
Alors comme ça, vous croyez qu’une nouvelle dictature est impossible ?
Tout est dit dans cette question effrayante, qui résume le propos du film.
Alors, si nous ne savons pas répondre à cette question, essayons donc, jouons le jeu pour voir.
En Allemagne, aujourd’hui, dans le cadre d’un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire.

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10 mar.

Watchmen - Les Gardiens: rien que pour vos yeux

  l'avis
de
Julie
Nouveau film de "super-héros", lui aussi adapté d'une BD cultissime des années 1980, Watchmen est pourtant bien différent des autres. Long, presque lent, esthétique, visuel, extrêmement violent, Watchmen n'est pas l'histoire d'un super héros solitaire, mal dans ses collants, devenu "super" par accident. Il est question de plusieurs "héros" qui, sans être dotés de super pouvoirs, semblent avoir développé quelques dons assez utiles dans la vie de tous les jours. Les Watchmen sont forts, agiles, mis au banc de la société par une loi qui leur a interdit d'user de leurs dons et qui leur a ordonné de rester bien tranquilles. On pourrait alors penser que les Watchmen ressemblent étrangement aux X-Men. Il n'en est rien. Là où les X-Men étaient de vrais mutants, des exceptions de la nature, les Watchmen "semblent" volontairement avoir, un beau jour, créé une sorte de club, "the Minutemen", pour aider les hommes, au moment de la Seconde Guerre Mondiale. De cette poignée d'anges-gardiens, il n'en reste, au milieu des années 1980, époque où se déroule l'action, que deux:Le Comédien et Docteur Manhattan. Les autres Watchmen sont issus de la nouvelle génération. Mais, mise en retraite forcée, ils tentent de se noyer dans l'anonymat.

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05 mar.

Harvey Milk : le testament d’un gay assassiné

  l'avis
de
Julie
Avec son dernier film, Gus van Sant nous livre une œuvre majeure, tant sur le plan artistique que sur le plan politique et social. Il honore le cinéma par un morceau de bravoure, par son talent, par le choix de son sujet et aussi de ses acteurs. Le spectateur ne peut sortir indemne de ces deux heures de film. Harvey Milk n’est pas seulement l’histoire du premier gay qui osa affronter les idées reçues aux Etats-Unis et qui réussit à pénétrer le monde politique pour le modifier profondément. Ce film est aussi une ode à la liberté, à la tolérance et au courage humain. A travers celle des gays aux Etats-Unis dans les années 1970, c’est l’histoire de toutes les minorités et de tous les exclus qui ont dû se battre, et se battent encore, pour vivre librement qui est relatée. En nous livrant sur grand écran, le combat de Harvey Milk, et avec le sien, celui de tous les gays américains, Gus Van Sant a fait preuve d’humanisme, de générosité et d’une très grande sincérité. Au-delà du sujet, magnifiquement traité, il y a une audace artistique, un savoir faire incroyable. Et il y a aussi, une pléiade d’acteurs géniaux, interprétant avec justesse et authenticité, une génération meurtrie, combative, fière et courageuse.

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