Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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28 avr.

Still walking : 24 heures de la vie d’une famille

  l'avis
de
Julie
C’est une journée chaude dans la ville japonaise de Yokohama. Une mère discute avec sa fille tout en préparant un repas. Sentiment de déjà-vu cinématographique. On pense d’emblée au fameux « Sucré Salé » d’Ang Lee. De la même manière, c’est autour de légumes sautés, de plats élaborés qu’une famille va se réunir. Mais cette fois, c’est la mère qui détient, entre ses mains, les secrets culinaires de la famille. Le père c’est un homme, un ancien médecin à la retraite. Il ne cuisine donc pas. Il reste cloîtré dans son bureau, contemplant le temps qui passe en regrettant ses patients. Il n’a pas su, ou seulement pas pu, transmettre son savoir à ses deux fils. Au cadet parce que celui-ci a préféré les écoles d’art à la faculté de médecine. A l’aîné parce qu’il est décédé, fauché dans sa jeunesse, alors qu’il essayait de sauver de la noyade un jeune garçon. C’est pour commémorer la mémoire de ce fils parti quinze plus tôt que la mère est aux fourneaux, que la famille se réunit, en cette journée chaude.
Rien d’essentiel ne va s’y produire et pourtant c’est la vie toute entière qui s’y joue.

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05 avr.

OSS 117 Rio ne répond plus: une comédie aux dialogues ciselés

  l'avis
de
Jérôme
Le premier opus des aventures de OSS 117 est sorti il y a exactement 3 ans réussissant à rassembler 2 304 000 de spectateurs. La sortie DVD et bientôt le passage télé ont encore accru la notoriété du film. Les fans attendent avec impatience le nouvel opus de cet anti-héros et autant vous le dire tout de suite ils ne seront pas déçus.
Dans OSS 117 Rio ne répond plus vous retrouverez tout ce qui a rendu culte le premier film: des dialogues dignes d'un travail d'orfèvre, une reconstitution de la fin des années 60 époustouflante, une réalisation léchée et un Jean Dujardin habité par son rôle de crétin. Sa manière de se déplacer, ses intonations et son jeu de sourcils sont fascinants. On a du mal à imaginer OSS sans Jean Dujardin tant il porte le film à bout de bras.
En situant son action 10 ans après le premier, Michel Hazanavicius (le réalisateur) peut jouer avec les codes du cinéma de cette époque: split screen (un chouilla trop d'ailleurs), poursuites en voiture, acteurs en chemisette et cool attitude. Le réalisateur de La Classe américaine nous prouve une nouvelle fois sa cinéphilie avec de nombreuses références au cinéma de cette époque qui accompagnent intelligemment le film (L'Homme de Rio, La Mort aux trousses etc).
Cela fait du bien de voir le cinéma Français capable d'écrire et de produire un comédie si décalée, si politiquement incorrect. Alors même si je ne suis pas fan de ce genre de films, je suis obligé de constater que le film remplit tous ses objectifs. Si vous avez aimé OSS 117 le Caire nid d'espions vous pouvez aller voir Rio ne répond plus les yeux fermés.

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