Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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26 mai.

Looking for Eric: A la recherche de soi

  l'avis
de
Julie
Ceux qui comme moi ne sont fans ni de foot ni d'Eric Cantona n'ont rien à craindre et peuvent aller voir le dernier film de Ken Loach "les yeux fermés". Quant aux autres qui attendent de voir leur idole, les supporters enflammés, d'entendre gronder les gradins du stade, de sentir les effluves de bière et la sueur des joueurs seront servis. Looking for Eric, vous l'aurez compris, n'est pas un film sur le foot...Et pourtant,on y retrouve tout ce qu'il y a d'universel dans ce sport (comme dans les autres sports d'ailleurs): la passion, l'amitié, le courage, la volonté et la confiance en soi.
Tout commence par Eric. Pas la star de l'United Manchester mais l'employé de poste, le supporter Eric Bishop (interprété à la perfection par le méconnu Steve Evets). Eric connaît une mauvaise passe. A vrai dire, la dépression le guète. Ses amis, autres supporters, autres postiers, moins graves, plus joviaux, assistent à la déperdition de leur ami-compère. S'ensuit, sans trop tarder, une réunion de crise autour d'Eric (grand, très grand moment du film) au cours de laquelle ses amis pragmatiques au grand coeur vont provoquer en lui une véritable décharge électrique en posant LA question: "Dans quelle personnalité aimerais-tu te réincarner?", derrière laquelle le supporter entend, en fait: "Qu'aurait donc fait mon idole si, comme moi, il sombrait?"

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11 mai.

Good morning England: the music boat

  l'avis
de
Julie
C'est l'année 1966. Le rock est à son apogée, son berceau c'est l'Angleterre et pourtant les ondes radio et la BBC en particulier l'ignorent, enfin presque. Radio Rock perdue au milieu de la mer du Nord, nichée sur un bateau rouge rouillé, est là, Thank's God, pour lui consacrer tout l'espace qu'il mérite. Au service de la radio pirate, une poignée d'hommes amoureux de musique rock and pop, se succèdent les uns aux autres sur ses ondes, 24 h/24 pour offrir aux anglais, les tubes les plus rythmés, les plus colorés, les plus yéyés. Les jupes des filles tournoient au son de Radio Rock. Les adolescents ont l'oreille collée à leur petit poste caché sous l'oreiller pour voler quelques heures d'écoute. Radio Rock c'est le salut d'un pays encore gouverné par une poignée d'hommes conservateurs qui semblent craindre la puissance du Rock comme celle de la bombe A.
Good morning England retrace les heures brûlantes de cette époque en suivant la bande de DJ au service de la pop et du rock. Belle galerie de personnages hauts en couleur, le film est avant tout une ode à l'amour de la musique. Ce qui unit ces hommes après les avoir réunis c'est les Who, les Stones, les Beach Boys, Otis, Janis, Jimmy, the Troggs, the Box Tops et tous les autres. Deux heures durant, derrière la platine, ils enchaînent les meilleurs tubes des années 1960 pour notre plus grand bonheur. Même pour ceux qui n'étaient pas nés à cette époque, le film dégage un parfum emprunt d'une nostalgie familière. Celui de l'amour de la liberté, de la jeunesse, de la musique. Et parce que cet amour est universel, intemporel, on s'y retrouve forcément. Surtout si on a succombé à un moment ou un autre à cette musique.

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07 mai.

X-Men Origins: Wolverine...un film d'action parmi d'autres

  l'avis
de
Julie
Franchement déçue par X-Men3 qui était loin d'être à la hauteur des deux premiers épisodes des X-Men, Wolverine présente, pour moi, les mêmes travers que le dernier opus de la saga. Bien qu'efficace et haletant, le film n'est qu'une succession de scènes d'action sans profondeur ni saveur. Là où les deux premiers épisodes trouvaient leur intérêt dans un scénario recherché, intelligent, Wolverine, comme X-Men3 d'ailleurs, tient à un seul fil raccroché aux griffes de Logan.
Pour sûr, Logan n'est pas le super héros le moins dénué d'intérêt. D'ailleurs, déjà dans X-Men2, le réalisateur avait puisé dans le passé trouble de ce dernier matière à filmer. On savait que Wolverine avait perdu la mémoire, subi des expériences scientifiques louches, était un écorché vif. Un peu bad boy sur les bords, son côté glamour suffisait-il pour autant à lui consacrer un film, rien que pour lui?

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