l'avis
de
Julie
Existe-t-il un moment plus jouissif que celui où l'on sort d'une salle noire, les yeux habitués à l'obscurité, la tête encore pleine des images projetées, les membres engourdis, titubant presque sur le bitume du trottoir avec un sourire béat aux lèvres, celui du spectateur contenté, repus? Vous connaissez, Chers lecteurs, cette sensation de bien-être, celle d'avoir goûté à la perfection cinématographique...Mais rares sont les films qui nous procurent une telle jouissance. Jacques Audiard est l'un de ces géniaux réalisateurs qui réussissent le tour non pas une fois, non pas deux fois mais à chaque fois...Je me souviens encore de ma mine en sortant de la projection d'Un héros très discret, ou encore de celle de Sur mes lèvres. Et je repense avec envie à la sensation vécue après avoir vu sur grand écran De battre mon coeur s'est arrêté. Ô bonheur! Jacques Audiard n'avait pas dit son dernier mot. Il réitère le miracle avec Un Prophète en nous racontant l'histoire d'un homme, petit truand paumé sans repère ni attache, et de sa métamorphose dans l'univers carcéral au contact des délinquants. Malik dès son arrivée à la Centrale se trouve confronté au clan corse, en particulier son chef César Luciani qui lui ordonne de tuer un autre détenu dont le témoignage paraît trop compromettant pour lui. Le jeune homme comprend bien vite qu'il n'a pas d'autre choix que d'exécuter le crime. La mafia corse règne en maître sur l'administration pénitentiaire. Le crime une fois commis, Malik devient "le protégé" de César Luciani.

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