Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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11 oct.

500 jours ensemble: Je t'aime, moi non plus

  l'avis
de
Julie
Petite pépite, petit trésor, 500 jours ensemble fait partie de ces films simples, voire modestes, qui enchantent, "rafraichissent", laissent un sourire niais aux lèvres du spectateur, de ces films vrais, à la B.O démente, au scénario travaillé, de ces films touchants qui nous ressemblent, d'une manière ou d'une autre. Ce cinéma là est une bénédiction dans l'océan des films insipides et surfaits. Quand j'y pense, 500 jours ensemble a des allures de High Fidelity, la passion des vinyles en moins, avec son personnage masculin central, doux et tourmenté, qui souffre et trouve le soutien de ses deux amis de toujours.
Le coeur du film, c'est le coeur de Tom qui bat pour Summer. Mais la magie n'est pas là où on la trouve généralement dans une comédie romantique. Cette magie n'est pas dans la rencontre, le premier baiser, l'amour inconditionnel que deux êtres vont se vouer jusqu'à la fin de leur jour. Le spectateur n'est pas pris au dépourvu. Il sait, dès la première minute du film, que Tom et Summer ne vieilliront pas ensemble. Pas de place au rêve donc. Et pourtant la magie opère. Le miracle est dans la réalisation, la construction scénaristique. Du jamais vu en la matière. Le spectateur se trouve propulsé dans la tête de Tom. Non, dans son coeur. Il y retrouve les pièces d'un grand puzzle, petites tranches d'une vie d'un amour échoué. Du premier jour, celui de la rencontre et du coup de foudre, au dernier jour, celui où le feu s'est éteint. Mais le génie du scénario c'est d'avoir mélangé ces pièces.

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05 oct.

Le petit Nicolas: un bouillon de malice pour les petits et les petits devenus grands

  l'avis
de
Julie
Tous ceux qui, comme moi, ont eu leur enfance bercée par la série du Petit Nicolas ne seront pas déçus. L'adaptation cinématographique est en tout point fidèle aux livres. L'atmosphère du Paris des années 1950 est magnifiquement recréée, les personnages sont sortis tout droit de la plume de Sempé, les situations cocasses reflètent à merveille l'écriture de Goscinny. Pour ceux-là, Le Petit Nicolas leur fera revivre, à coup sûr, des sentiments bien connus et partager une tranche de la vie de Nicolas, Clotaire, Rufus, Joachim, Alceste, Geoffroy, Eudes et Agnan. Cette fois, Nicolas croit comprendre qu'il va avoir un petit frère. Pour lui, c'est la fin d'une vie tranquille qu'il va devoir partager avec un parfait inconnu. Pire encore, il pense que ses parents vont se débarrasser de lui aussitôt le bébé arrivé dans la famille. Il décide alors, escorté par sa horde de copains, d'échafauder un plan mettant un terme à toutes ses craintes.
L'histoire n'est qu'un prétexte pour retrouver tout l'univers du Petit Nicolas: ses parents, son école, sa maîtresse, son surveillant, sa maison, son voisin, ses copains mais aussi, et surtout, Paris....

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04 oct.

La proposition: mais où sont donc passés Harry, Sally et les autres?

  l'avis
de
Julie
L'été s'était achevé avec une comédie romantique grasse, vulgaire et sans intérêt: My best friend's girl (presque insoutenable), voilà l'automne qui démarre, lui, avec une comédie romantique bâclée, vide et bête: La proposition. Les réalisateurs en mal d'inspiration s'y méprennent peut-être un peu trop: Le genre comédie romantique est un art où il n'est pas facile d'exceller. Car il faut savoir tout à la fois faire rire et rêver, sourire et pleurer. ET l'on constate (moi, à mon grand désespoir) que rares sont les scénaristes qui savent manier les ficelles avec dextérité.
Pourtant avec un tel casting, on pouvait s'attendre à un film bien calibré pour marcher. Sandra Bullock avait réussi le tour avec Two weeks notice en faisant tourner la tête de Georges (alias Hugh Grant). Quant à Ryan Reynolds, on avait eu (enfin en ce qui me concerne) un grand plaisir à le découvrir avec Definitly may be (Un jour peut-être en français), une comédie douce-amère sur un homme et ses rencontres, ses choix, ses erreurs avec, en toile de fond l'élection de Bill Clinton dans les années 1990.

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02 oct.

District 9: la SF aux allures d'antan

  l'avis
de
Julie
Il est loin le temps où nos écrans noirs étaient monopolisés soit par les films d'horreur soit par les films de science-fiction/gores. Le genre est passé et avec lui, on a fait nos adieux à Freddy Crugger, à Jason, à la Maison du Diable, à Evil Dead et à bien d'autres encore. Il a laissé la place à un nouveau genre : les films à effets spéciaux, catégorie fourre-tout où l'on retrouve, parfois, au détour d'un recoin, un peu d'horreur, un peu de gore, un peu de science-fiction. Les films SF d'aujourd'hui sont là pour "en mettre plein la vue", subjuguer le spectateur par les prouesses des ordinateurs. A quand remonte ce premier film à effets-spéciaux-parfaits? Au début des années 1990...Jurassic Park peut-être? Quoi qu'il en soit, la saveur, le goût et le contenu des films de SF/horreur/gore des années 1970-1980 ont - un peu- disparu. Il reste encore des pépites imprévisibles...Je pense à Cloverfield, à Saw I...
C'est dire l'enthousiasme avec lequel j'ai retrouvé cette madeleine de Proust en découvrant District 9. Fini les successions d'images léchées...Place à l'action, au glauque, au malaise, à la saleté. Point de place, non plus, aux effets spéciaux inutiles. Caméra "presque-au-poing", le réalisateur ose montrer des alliens laids, la pourriture des bidons-villes, des gens un peu moches et bêtes, le sang explosant sur l'écran. S'il n'y avait que cette authenticité! A côté d'un film brut et sans fioritures, il y a aussi un scénario puissant, une histoire complexe, une morale sous-jacente gênante.

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