Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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21 mar.

Tant de choses à faire et si peu de temps...

Le temps passe et je me rends compte que nous n'avons toujours pas chroniqué un certain nombre des films que nous avons vu ces dernières semaines. Etant donné que je ne vois pas comment nous allons pouvoir rattraper notre retard, voici en quelques phrases ce que nous en avons pensé de Precious & Les Chèvres du Pentagone.

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18 mar.

Alice : Tim Burton n'est pas Lewis Carroll

  l'avis
de
MAL
Tim Burton présente son film non pas comme un remake d’Alice au pays des merveilles, mais comme une suite. Le prétexte est le suivant : 15 ans ont passé, Alice a grandi, et elle revient au pays des merveilles. On y retrouve les mêmes personnages, mais malgré certaines constantes les choses ont bien changé. Pour moi le principal changement a consisté à remplacer Lewis Carroll par Tim Burton, et ce changement est radical. Nous ne sommes plus au pays des merveilles, nous sommes dans le monde de Tim Burton. C’est fort différent, ce n’est pas là que je voulais aller avec ce film, et c’est pourquoi il m’a déçu.

Il est difficile d’évoquer en quelques lignes ce qu’est le pays des merveilles de Lewis Carroll, tel qu’il apparaît dans ses deux romans, « Alice au pays des merveilles » (Alice’s adventures in wonderland) et sa suite, « De l’autre côté du miroir » (Through the looking-glass). En plus des conventions sociales insensées, on peut évoquer les jeux de mots et d’esprit, les argumentations sans fin, les raisonnements où la logique et l'irrationnel se confondent, en un mot les non-sens. Certains poussent plus loin l’analyse en voyant dans tout cela la contestation par le biais de l’absurde d’un monde bardé de conventions et de rigidités, comme l’était l’Angleterre Victorienne.

On ne retrouve pas cette dimension dans le film de Tim Burton. Je n’y ai vu ni la poésie ni les jeux de l’esprit de Lewis Carroll. C’est du bon Tim Burton, mais il n’y a pas la spécificité « Alice au pays des merveilles », et c’est dommage.

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07 mar.

A Single Man: vingt quatre heures de la vie d'un homme

  l'avis
de
Jérôme
Depuis que George (Colin Firth) a perdu son compagnon dans un accident de voiture il survit. Répétant chaque jour les mêmes gestes pour se prouver qu'il est encore en vie. Solitaire malgré la présence de son amie Charley (Julianne Moore), elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne sait plus s'il a encore la force de vivre.
A Single Man nous fait vivre le quotidien de George pendant 24 heures. Une journée dans la vie d'un homme presque mort depuis que le deuil l'a frappé. Une journée d'un homme qui ne sait plus s'il a encore la force de vivre.
Il arrive parfois qu'un film nous touche particulièrement sans qu'on sache vraiment pourquoi. L'esthétisme ? L'interprétation ? Le thème ?
A Single Man possède tout cela et bien plus encore.
=A Single Man m'a ému, touché, emporté. J'ai ressenti le profond désarroi de George mais aussi les quelques moments de grâce où la beauté de la vie arrive à le faire revivre: le désir qu'il éprouve pour un homme sur un parking, l'intérêt suscité par une secrétaire particulièrement en beauté, la curiosité pour une petite fille qui attend ses parents ou encore la compassion pour une voisine maltraitée.
Tom Ford, pour qui c'est le premier film, a réalisé une oeuvre sensitive. Il essaye de nous faire vivre le panel de sentiments qui traversent ses personnages. Il utilise l'image, l'odeur, la musique ou la couleur pour s'exprimer. Pour un premier essai c'est un coup de maître !
On reconnait un grand réalisateur à sa capacité à diriger ses acteurs. Colin Firth est tout simplement exceptionnel et nous prouve, une nouvelle fois, qu'il est un des grands de sa génération. Il incarne ce professeur d'université avec beaucoup de retenue, d'intériorité. A ses côtés on retrouve la Julianne Moore de Magnolia ou Short Cuts en névrosée solitiaire mais aussi Nicholas Hoult, un jeune acteur qui arrive à exister- s'imposer-au milieu de ces mastodontes du cinéma.
J'avoue ne pas comprendre quand je lis que le film manque d'émotion, ou bien encore qu'il est trop froid. Pour moi c'est exactement le contraire, c'est un film à fleur de peau d'un artiste (Tom Ford) qui est rentré dans le monde du cinéma en frappant un grand coup. Ne ratez pas ce film. Vous le regretterez !

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