Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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19 sep.

Des hommes et des dieux: au nom de l'autre

  l'avis
de
Julie
En sortant de la salle, après avoir vu Des hommes et des dieux, je ne savais pas encore que je venais de voir un chef d'oeuvre. J'ai pensé, bien sûr, que c'était un grand film. Remplie de l'émotion provoquée par les dernières scènes, j'étais sous le choc. Les jours passant, j'ai compris qu'il s'agissait là d'un film unique. L'émotion de l'instant une fois dissipée a laissé place à la réflexion, à l'admiration.
Xavier Beauvois a choisi un sujet fort. Mais au lieu d'en traiter l'aspect politique, d'évoquer le drame avec le sang, il a fui à tout prix le voyeurisme. Avec pudeur, il a pris le parti de nous montrer les hommes, leur dilemme et leur cheminement intérieur. A la fois simple et précise, la réalisation est en réalité ambitieuse. Le réalisateur épouse le rythme des huit moines dans le monastère pendant deux heures pour tenter de nous expliquer le choix de ces hommes presque condamnés à une mort certaine. Il prend son temps pour nous les montrer dans leur quotidien, dans la prière, la discussion, l'hésitation. A travers l'introspection des moines, il pousse chaque spectateur face à sa propre réalité, à ses propres dilemmes. La montée en puissance, alors que le drame se précise et devient presque tangible, est faite de manière à peine perceptible. Ne cherchez pas l'effusion, le sang, les larmes. Le monastère de l'Atlas reste un havre de paix malgré les armes qui la pénètrent, malgré les cris. Dès les premiers instants, le ton est donné. La menace existe dès le départ. Le film retrace le cheminement de pensée des moines jusqu'à leur mort inexorable. Autour d'eux, les hommes se battent.

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08 sep.

Piranha 3D: un clip de RAP bourrin qui tourne au gore

  l'avis
de
Jérôme
Riche d'une promesse alléchante (du sang et du sexe) et de quelques critiques plutôt enthousiastes (Lucile ou Thomas) ma déception n'en a été que plus grande. Car sous couvert de faire un film de genre décomplexé Alexandre Aja (le réalisateur) n'était pas obligé d'oublier de soigner son scénario ou de nous livrer une 3D très décevante.
Comme chaque année l'été commence dans la petite ville de Lake Victoria avec une orgie dantesque où l'alcool et les filles coulent à flots. Seulement voilà, un tremblement de terre libère des piranhas jusqu'ici bloqués dans les profondeurs du lac. Les petites bestioles ont bien envie, elles aussi, de participer à la grande fête qui se prépare.
Je lis et j'entends que le film est bourré d'humour et que le réalisateur à le culot d'aller jusqu'au bout du film concept et même tout cet exercice m'a globalement laissé de marbre il faut avouer que c'est vrai. Piranha 3D ressemble à un gros clip de RAP bien bourrin avec des filles bien foutues qui dansent sur de la musique techno le tout recouvert par une couche de gore débridé. Certaines scènes sont assez drôles et plutôt bien vues mais le tout est relativement indigeste car le scénario est non seulement débile mais surtout paresseux. Les personnages fils rouges sont quasi inexistants et l'histoire s'arrête aussi vite que le film commence.
La 3D est mal fichue, voire dérangeante sur certaines scènes comme celle de Richard Dreyfuss pris dans le tourbillon du lac. Tout cela donne mal à la tête et vous fait regretter de payer aussi cher le prix de la place.
Alors si Alexandre Aja voulait filmer des Piranahas bouffer des filles plutôt jolies il a réussi son coup, quant à faire un film de cinéma c'est une autre histoire...

08 sep.

The Killer Inside Me: le Démon dans ma peau

  l'avis
de
dbuk1000
recommandé par dbuk1000 aux cinéphiles bien solides dans leur tête.....ou aux médecins légistes et aux psychiatres cliniques!!!!

Central City,Texas,1952

Lou Ford est le jeune sheriff adjoint de la petite ville de Central City.

Central City , trou perdu dans la steppe aride du Texas, où les carcasses d'acier des derricks des puits de pétrole tiennent lieu d'arbres.
Prospérité récente de Central City aux rues encombrées par les rutilants cabriolets Chevrolet ou Cadillac aux couleurs acidulées.
Un "City Hall ", un bureau du sheriff et des restaurants aussi parfaitement caricaturaux que dans la reconstitution d'un western. Dépaysement garanti!

Une petite ville bien tranquille au point que le sheriff adjoint ne porte pas d'arme.
Un sheriff adjoint bien propre sur lui vêtu de chemises blanches impeccablement repassées, son chapeau de cow-boy Stetson toujours visé sur sa tête. Un shériff adjoint affable et apprécié de tous pour sa gentillesse.

Un sheriff adjoint qui habite une bien belle maison de famille , trop luxueuse pour un jeune flic qui écoute les lieders de Strauss à ses heures de détente en feuilletant des livres à la riche couverture.

Mais voilà , Lou Ford n'est pas bien tranquille au fond de lui. Des images floues et violentes de son enfance viennent le déranger.
Il est tellement peu tranquille qu'il doit nécessairement tuer en les abimant,en les déchirant les jolies femmes avec lesquelles il a pris son plaisir.
Il détruit les jolies poupées de son plaisir sans autre raison apparente que d'assouvir son besoin de tuer pour tuer. Comme auparavant il a assouvi avec elles ses sadiques pulsions sexuelles.

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