Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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25 nov.

Le nom des gens : quand Amélie Poulain se dévergonde

  l'avis
de
MAL
Le nom des gens est un excellent film.

Allez-y, sans vous laisser influencer par ce qu’en dit la presse. En effet, s’il bénéficie d’une couverture médiatique importante, je considère que le film est mal présenté par la critique (même quand elle lui est favorable) : ce qu’on en dit ne lui correspond pas. Les journalistes le décrivent comme racontant l’histoire d’une jeune femme, Bahia Benmahmoud (excellente Sara Forestier) qui couche avec ses adversaires politiques pour les faire changer d’avis. Le résumer ainsi c’est tomber dans la facilité, et si j’étais un peu plus énervé je dirais que c’est une manière facile de vendre du papier en donnant de ce film une image percutante mais très simplifiée et en fait trompeuse. C’est ne pas pousser la réflexion au-delà du factuel le plus simple à raconter.

Puisque tout le monde l’a dit ne le cachons pas : oui, le personnage de Sara Forestier couche avec ceux qu’elle appelle les fachos pour les convertir aux idées de gauche. Mais ce n’est là qu’une facette de son personnage, et il est assez réducteur de le limiter à ce comportement, même s’il faut bien reconnaître qu’il n’est pas anodin. De manière plus profonde, Bahia Benmahmoud a des convictions politiques fortes, viscérales, et la ferme intention de tout mettre en œuvre pour y convertir ses adversaires politiques. Elle veut changer le monde et elle est persuadée qu’elle peut le faire en se donnant ainsi, mais elle met aussi en œuvre d’autres moyens.

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20 nov.

Rubber: la vie et l'oeuvre de Bob le pneu

  l'avis
de
Jérôme
Rubber c'est l'histoire de Robert le pneu qui décide de faire exploser tout ceux qui se mettent en travers de sa route sous l'oeil curieux de spectateurs munis de jumelles qui ont payé leur place pour assister à ce curieux spectacle. Un peu comme nous finalement.
Curieux pitch non ? Eh bien Rubber c'est ça, un film / OVNI qui suscite une foule de questions avant la projection: est-ce que cette histoire de pneu va être le sujet de tout le film ? peut-on faire un film de cinéma avec un appareil photo ? au delà de l'exercice il y a tout de même un message, non ?

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14 nov.

Tout va bien ! the Kids are all right : Une famille vraiment comme les autres

  l'avis
de
Julie
Petite session de rattrapage aujourd’hui peut être tardive. Car à l’heure où j’écris ces quelques lignes ce film a certainement dû disparaître – prématurément- de nos écrans. Avec une sortie aussi discrète et parce qu’il était aussi mal distribué, on ne pouvait pas espérer un avenir vraiment prometteur à ce film au sujet pourtant fort : l’homoparentalité. De là à comptabiliser moins de 50 000 entrées sur le sol français en fin de carrière (moins d’un mois d’exploitation), je ne comprends vraiment pas. Pourtant « Tout va bien, the Kids are all right » traite enfin intelligemment d’un sujet d’actualité dont l’importance ne cessera de croître dans l’avenir. Alors que la France n’a su en parler jusqu’alors qu’à coup de clichés et de marteaux piqueurs (je pense ici au film Comme les autres où le couple homosexuel interprété par Lambert Wilson et Pascal Elbé semble être figé dans les années 1960 à l’époque même où Charles Aznavour écrivait sa chanson), les Etats-Unis, avec the Kids are all right évoque l’homoparentalité comme il évoquerait n’importe quelle cellule familiale. Et, à mon sens, c’est bien là sa grande force. On a ici dépassé le stade de la possibilité pour le couple homosexuel de créer une famille et donc bien entendu de l’imaginer. Deux femmes peuvent faire des enfants (ici en ayant recours au(x) don(s) de sperme anonyme), fonder une famille, rester et vieillir ensemble. Les enfants grandissent au sein de cette famille comme les autres. Les problèmes au sein du couple homosexuel sont exactement les mêmes que ceux que peuvent rencontrer un homme et une femme après 20 ans de vie commune : la routine, les rancoeurs, les rapports de force.

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