Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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31 jan.

Le discours d'un roi:dans la peau de Georges VI

  l'avis
de
Julie
Il y a d'abord l'Histoire avec un grand H. Celle de la famille royale d'Angleterre entre les deux guerres. De la fin du règne de Georges V, en passant par le court règne de Edouard VIII pour arriver à l'accession de Georges VI. Il y a ensuite l'histoire d'un monarque contrarié, d'un prince complexé que le destin contraint à devenir un roi. Et puis il y a l'histoire centrale: celle d'un homme incapable de surmonter ses craintes car incapable de les comprendre.
Imbriquées les unes aux autres, elle ne fait qu'une à l'écran: celle de Bertie (surnom d'Albert Frederick Arthur George, fils de Georges V, roi d'Angleterre). D'emblée, l'homme se montre tel qu'il est. Devient un intime.
Le film commence par un discours raté. Non. Pour être plus précise, par une angoisse, celle de ne pas parvenir à lire un discours en public sans bégayer. L'angoisse du prince Albert est parfaitement transmise au spectateur parce qu'elle est connue de celui-ci. Réalité retranscrite. L'angoisse n'est pas surmontée. Comme la plupart du temps dans la réalité. Le film débute ainsi: par un tremblement, une appréhension, l'impossibilité de la surmonter, par une honte, une gêne qui ne cesse de se répéter. Bertie est un prince. Certes. Mais le propos du réalisateur est précisément de nous le montrer comme l'homme qu'il a certainement détesté être: faible, gêné, colérique, lâche. C'est sa femme, Elizabeth qui a su trouver l'élément déclencheur en contactant Lionel Logue, un australien spécialisé dans les problèmes d'élocution. Les méthodes atypiques pour ne pas dire révolutionnaires de Logue métamorphosent Bertie à chaque séance. Progressivement un lien profond unit les deux hommes.Les séances de travail ont les allures de celles d'une psychothérapie qui rendrait jaloux Freud. Bertie se livre pour mieux devenir ce qu'il est déjà: Un homme fort,pausé,prêt à gouverner. Un Roi.

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28 jan.

“Black Swan” de Darren Aronofsky

  l'avis
de
Anne
“Black Swan” de Darren Aronofsky ( The Wrestler..) est sorti cette semaine sur les ecrans britanniques. Bien que mon anglais ne soit pas des plus performants, jai été totalement emportée par ce superbe film… Nathalie Portman, alias Nina est une sublime danseuse classique qui auditionne pour le ballet du Lac des Cygnes de Tchaichovski. Le metteur en scene du ballet, Vincent Cassel voit en elle le futur Cygne Noir… et la sélectionne.
Nina est une jeune fille encore totalement sous l’emprise de sa mère elle meme ancienne danseuse avec laquelle elle vit. Leur relation, totalement fusionnelle, nuit a l'épanouissement de la jeune femme. Elle dort dans sa chambre de petite fille toute rose et décor"e des peluches de son enfance. Elle ne parvient pas à sortir de cette relation pathologique ou la mère est omniprésente, omnipotente.

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15 jan.

Somewhere : don't go.

  l'avis
de
MAL
Somewhere est un très mauvais film. Ce site aura rempli sa mission ici bas s’il dissuade ses lecteurs d’aller le voir.

Jonnhy Marco (Stephen Dorff) acteur célèbre, mène une vie sulfureuse dans un hôtel de luxe à Los Angeles. Séparé de sa femme, il va recevoir la visite de sa fille de 11 ans (Elle Fanning) alors qu’il doit faire la promo d’un film. Cela va lui donner l’occasion de réfléchir à ce qu’est sa vie, pour en arriver finalement à la trouver totalement vide.

Le principal problème du film, c’est que pour nous faire toucher du doigt la vacuité de la vie de son héros, Sofia Coppola nous impose un film vide. Avec de nombreux plans de plusieurs dizaines de secondes où il ne se passe rien. Cela commence avec la première scène, que voici (je sais, cela ne se fait pas d’entrer aussi précisément dans la description du film, on gâche le plaisir des futurs spectateurs, mais comme vous n’irez pas le voir…). Plan fixe sur un paysage plat, limite désertique. Une route traverse le cadre au premier plan, une autre un peu plus loin. Bruit d’une voiture de sport arrivant sur la gauche, elle passe sur la première route. C’est une Ferrari noire. Elle sort du cadre par la droite. Le bruit s’éloigne puis revient, et on voit la Ferrari passer sur la deuxième route. Elle sort du cadre par la gauche. Le bruit s’éloigne puis revient, on comprend qu’il s’agit d’un circuit. Elle passe de nouveau sur la première route, puis de nouveau sur la deuxième. Ce manège recommence plusieurs fois. Je n’étais pas préparé à cela, je n’ai pas compté, mais à partir du moment où je me suis dit qu’on se moquait du monde, elle a encore fait deux tours.

Cette scène est remarquable, il y a mieux, toujours au début du film. Johnny Marco est assis sur son canapé, devant une table basse. Il fume une cigarette et boit une bière. C’est tout. Cela dure assez longtemps. Puis il considère une poire posée sur la table. Il la prend dans sa main. Il la regarde. Il la repose.

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08 jan.

Le voyage du directeur des ressources humaines: Loufoque et triste, un très beau film.

  l'avis
de
dbuk1000
Récompenses:
Israel Academy Awards du Meilleur film 2010,du meilleur réalisateur et du meilleur scénario
Au Festival de Locarno, il s'est vu décerner le Prix du Public.

Ce film est adapté du roman Le Responsable des ressources humaines, de A.B. Yehoshua,
Eran Riklis s'est fait connaître du public français par deux films à succès: La Fiancée Syrienne et Les Citronniers.

Jerusalem 2002.

Parmi les victimes d'un attentat suicide figure une jeune femme dont personne n'est venu réclamer le corps à la morgue.

Grace à une fiche de paie trouvée sur le corps, un journaliste s'apprête à révéler que cette femme- sans identité- travaillait pour une boulangerie industrielle, entreprise qui ne s'était pas souciée de la disparition de son employée.

Par un reportage dévastateur sur l'inhumanité et l'indifférence de cette entreprise , ce journaliste déclenche la réaction de la patronne qui charge son directeur des ressources humaines de mener l'enquête et d'imaginer les actions à entreprendre pour redorer le blason de l'entreprise.

Le DRH, séparé de sa femme, boudée par sa fille et peu passionné par son poste découvre que la morte, Yulia, était une chrétienne, travailleuse émigrée de Roumanie qui vivait seule et modestement dans un quartier juif orthodoxe de Jérusalem. Son chef de service l'avait licenciée quelques mois auparavant sans en avertir le DRH qui ignorait jusqu'à son existence.

Afin de "réparer " la faute, la patronne charge le DRH de rapatrier le cercueil jusqu'au village de Yulia en Roumanie afin qu'elle repose auprès des siens.

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