Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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19 mar.

Fighter: la force tranquille

  l'avis
de
Julie
"Les films de boxe" ont toujours une dimension humaine forte. Parce que derrière un combat sur le ring, il y a, à chaque fois, un homme (ou une femme. Je pense évidemment à Million Dollar Baby qui dans le genre émotionnel a atteint les mêmes sommets que Dancer in the Dark) avec une histoire personnelle compliquée. La part faite au(x) combat(s) est toujours très, peut être trop, importante. Mais je l'avoue voir un être complexe se démener sur le ring, la rage au ventre, a sur moi un effet inexplicable. C'est irrationnel. Evidemment je préfère Million Dollard Baby, Raging Bull, Marqué par la haine, (The Werstler, même si ce n'est pas la boxe dont il parle, doit être classé parmi les films de combats humains) aux Rocky 2, 3, 4, 5, à Rocky Balboa. Fighter se classe, définitivement, dans la première catégorie. Les combats sont rares. Et pourtant, la charge émotionnelle est bien là, existant grâce à deux monstres du cinéma.
Fighter est avant tout l'histoire d'un homme qui se démène pour exister, pour survivre, entre un frère et une mère qui l'écrasent. Micky Ward (interprété par un Mark Walhberg dont je vous dirai le plus grand bien plus tard) est entraîné par son frère, Dicky Eklund, ancien boxeur, toxicomane, vedette locale sur le retour. D'une victoire volée contre Sugar Ray Robinson, Dicky (Christian Bale EST Dicky) a, semble-t-il, gagné l'admiration de toute une ville. C'est dans le coeur de sa mère (Melissa Leo, dans le rôle d'Alice Ward est, elle aussi, comme tous les autres ai-je envie de dire, exceptionnelle) que la place de Dicky est la plus grande. Son fils aîné qu'elle semble aimer plus que tous ses autres (j'ai décompté 7 soeurs) enfants, plus que Micky, passe pourtant son temps dans une maison de toxico à fumer du crack. Et quand il n'y est pas, il tente d'entraîner son frère à devenir ce qu'il fût: un champion. Managé par une mère vénale et entraîné par un frère shooté, Micky perd coup sur coup tous les combats. Le jour où il croise Charlene (Amy Addams qui sait troquer une robe de princesse contre un décolleté ultra sexy), il prend conscience, enfin, de la mauvaise influence de sa mère et de son frère. C'est elle qui lui fait prendre conscience de ce qu'il doit quitter la tribu familiale pour gagner, pour exister, pour s'accomplir.

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09 mar.

True Grit, crash test non passé

  l'avis
de
Jérôme
Autant le dire tout de suite, True Grit n'a pas passé le crash test de la séance à 22h00 par la petite chose fragile. C'est dur mais ainsi va la vie.
Mais quel est donc ce test me direz-vous ? C'est bien simple, vous prenez une petite chose fragile et vous l'amenez au cinéma un samedi soir à 22h00 pour voir ce qui, sur le papier, est un GRAND film: un beau casting (Matt Damon et Jeff Bridges tout de même), des réalisateurs capables de fulgurance qui ont marqué notre cinéphilie au fer rouge (Fargo, The Big Lebowski, Barton Fink, No country for old men etc.), des critiques qui crient au chef d'oeuvre et des nominations aux Oscar à la pelle.
La baby est bookée, les places réservées, les cochonneries au chocolat englouties, les bandes-annonces diffusées et hop la lumière s'éteint. Que la magie opère !
Si la petite chose fragile tient le choc et reste concentrée sur les images qui défilent sur l'écran c'est que le film vaut le coup d'oeil. Mais par contre si ses paupières deviennent lourdes et qu'elle commence à gigoter sur son siège pour finir recroquevillée la bouche ouverte sombrant dans un sommeil profond alors c'est la catastrophe. Le film n'est pas homologué.
Triste destin que celui de True Grit à jamais perdu pour notre critique préférée. La faute à qui ? à quoi ? Nul ne le saura et si vous entendez l'intéressée tenter de justifier son comportement par des jugements à l'emporte pièce: "c'est chiant les western" "mais c'est quoi l'accent de Jeff Bridges" "il est pas un peu ridicule Matt Damon, non ?" il sera de votre devoir de lui demander de se taire car si True Grit n'est pas un chef d'oeuvre et ne risque pas de rentrer au panthéon de nos films préférés il mérite toutefois mieux que les deux minutes d'attention que la miss lui a consacrées.

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05 mar.

Les femmes du 6ème étage: paëlla, tendresse et nostalgie

  l'avis
de
dbuk1000
Avant de vous faire partager le plaisir que j'ai eu à voir ce film, en mal d'inspiration j'ai parcouru les critiques des professionnels. En vain, je n'y ai pas retrouvé la saveur particulière que j'ai ressentie.
Une saveur faite d'un subtil mélange de tendresse, d'humour, de cocasserie sur fond de paella.
L'intrigue est légère.
Paris au début des années soixante.
De Gaulle est au pouvoir en France et Franco règne en Espagne.
Paris d'avant mai 1968!
Un immeuble parisien très bourgeois du 16ème arrondissement entre la rue Raynouard et le boulevard Delessert près du Trocadéro.
Les bus sont encore à plateforme et la concierge est une authentique "pipelette" parisienne.
Et une famille très comme il faut y vit dans un superbe appartement infiniment bourgeois et vieillot où plane le souvenir persistant des générations passées.
Dans le rôle du père , Fabrice Luchini, dont la silhouette naguère mince s'est désormais arrondie comme il sied à un agent de change "de père en fils" qui gère les économies des grands bourgeois parisiens et qui s'en va chaque jour à sa charge gentiment, coiffé de son petit chapeau tyrolien et vêtu de son loden , à la main sa précieuse serviette en cuir. Un beau bourgeois bien propre sur lui, un tantinet précieux et rempli de componction

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