Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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25 juil.

Harry Potter et les Reliques de la mort, 2ème partie: l'apothéose

  l'avis
de
Julie
Harry Potter fait partie de notre culture depuis plus de 10 ans. Un peu comme Twilight depuis 4 ans. Mais Harry Potter ne touche pas que les midinettes de 12 à 20 ans (ou plus d'ailleurs). Harry Potter ne touche pas qu'une tranche d'âge, qu'une catégorie de personnes. Harry Potter a une portée universelle comme bien peu de sagas cinématographique en ont. Avec ce dernier opus, Daniel Yates finit la série en apothéose. Lors de la sortie de la première partie des Reliques de la mort qui racontait le voyage en solitaire des trois principaux protagonistes, beaucoup de spectateurs avaient déploré la lenteur du film et l'absence de scénario. Cette première partie préparait en douceur la seconde dont le rythme est effréné et sans répit. On peut regretter que les deux films n'aient pu tenir en un. La rupture aurait été davantage ressentie. Au lieu de cela, le réalisateur a opté pour un choix: celui de suivre scrupuleusement chacune des étapes du dernier roman, le plus long des sept, en plus de 4 heures 30 de film...Pas ou peu d'adaptation donc. L'effet escompté est atteint. Après la quête lente et angoissante, Harry, Ron et Hermione vivent les dernières heures de leur lutte acharnée contre le Seigneur des ténèbres dans le sang, la fureur, la mort.

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15 juil.

Un amour de jeunesse: L'ennui plutôt que l'envie

  l'avis
de
Julie
Le premier amour. On l'a tous vécu, on en a tous été imprégnés longtemps. Il laisse, le plus souvent, des traces de douleur et fait rarement écho à la joie et au bonheur. C'est ainsi. Le premier amour est la répétition de la blessure amoureuse originelle. Celle qu'on a besoin de panser, celle à laquelle on pense inconsciemment très, trop longtemps. Le complexe d'Oedipe ne se résout pas facilement. L'homme qu'on aura jamais, la femme qui ne sera jamais nôtre, ceux là, on croit les aimer et en réalité ce sont ceux dont on a besoin pour souffrir. Brèves de comptoir mises à part, Un amour de jeunesse traite bien de ce sempiternel drame que tout un chacun a vécu. Camille a 15 ans, Sullivan 19. Ils s'aiment passionnément. Mais la jeune fille souffre. Elle souffre de ce que le jeune homme lui échappe, ne lui appartient pas, disparaît pour réapparaître à sa guise. Elle est possessive, dépendante, déprimée, dépressive. Lui avide de liberté, comme un cheval fou, l'aime aussi, mais à sa manière. Sans faire de manière. Il aime la "manger" mais l'état de dépendance dans lequel leur amour la met le fait fuir. Suis le, il te fuit, comme dit le proverbe. Bref, elle c'est la jeune fille en fleur parfaite et lui le jeune homme égoïste et immature dans toute sa splendeur. Quand Sullivan part une année faire le tour de l'Amérique du Sud, il ne donne pas cher à son amour. Bien qu'il berce sa bien aimée d'illusions, après quelques mois d'une correspondance épistolaire pathétique, il la quitte car les reproches qu'elle lui fait à distance sont trop lourds à porter. S'ensuivent le chagrin, la dépression.

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14 juil.

Une séparation: Maris et femmes

  l'avis
de
Julie
Par petites touches, avec pudeur et de manière presque imperceptible, le réalisateur nous raconte la mort d'un couple qui se cristallise autour d'un drame. Les préjugés que le spectateur serait tenté d'avoir au début du film, le quittent progressivement. Dans un couple qui se déchire, il y a rarement un seul coupable mais toujours deux victimes, et d'autres victimes collatérales. "Une séparation" commence devant un juge. Une femme, voilée au minimum, jolie, les cheveux colorés, a pris sa décision. Elle veut quitter l'Iran avec sa fille. Ce voyage vers une destination inconnue, c'étaient eux qui le voulaient. Puis l'état du père du mari atteint de la maladie d'Alzheimer s'est aggravé. Le mari a abandonné ses projets pour rester auprès de son père, en Iran. Le couple se déchire devant le juge. La femme peut partir, le mari rester. Chacun est libre. S'ensuit une séparation, le départ de la femme. Simin laisse son mari et sa fille. Mais elle ne part pas dans un pays lointain. Elle reste à Téhéran. Chez ses parents, dans l'attente. Nader reste auprès de son père avec sa fille. Simin partie, il doit trouver une aide pour son père. Il embauche alors une femme, très voilée, sans avoir au préalable obtenu l'accord du mari de celle-ci. Mais après une première journée de travail où elle doit assumer de multiples taches dont celle de laver le corps nu du malade, elle promet à Nader de proposer le poste à son mari au chômage. Quand Nader rencontre cet homme, il ne lui dit pas que sa femme est venue travailler une journée. Premier mensonge d'une série d'autres qui conduiront à un drame. L'homme aux yeux injectés de sang, qui paraît déséquilibré, ne viendra pas. Sa femme sera contrainte de retourner travailler le lendemain chez Nader.

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