Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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26 oct.

Polisse: extrêmement fort, incroyablement vrai

  l'avis
de
Julie
Je voulais le voir depuis des mois. C'est fait depuis mardi soir. Je suis sortie sonnée de ce combat de boxe. Car des claques, j'en ai pris pendant 2 heures. Des claques d'horreur, de bonheur, de peur. Rarement un film m'aura autant troublée, touchée, très profondément aux tripes. Je me suis assise sur mon siège de cinéma. A peine le générique de début commencé, mon siège cosy s'est soudainement transformé en un siège de manège de fête foraine, celui qui vous monte dans les airs pour vous en descendre presque instantanément. Mes tripes ont été tordues, dans tous les sens pendant 2 heures. Suivre la Brigade de protection des mineurs de Paris est une épreuve, une expérience dont on ne peut sortir indifférent. La succession d'affaires suivie par la brigade est ponctuée d'autres histoires, celles des membres de la brigade et celle de la brigade au quotidien.
Il y a les enfants et derrière eux leurs protecteurs. De nuit comme de jour, ils veillent sur eux. Plus qu'un métier, c'est une mission, une vie. L'on voit défiler devant nos yeux des hommes et des femmes qui mettent de côté leur existence personnelle pour mieux servir les enfants. Bien sûr, pas n'importe lesquels. Ceux qui sont violés, tripotés, jetés, maltraités, mal aimés. La souffrance qu'ils vivent mêlée à leur candeur est portée à l'écran sans concession, ni fard. Polisse ne laisse aucune place au compromis. La laideur est perceptible. La souffrance presque intolérable. Et pourtant, les dialogues piquants et vifs savent faire preuve d'humour. On rit, on pleure, on frissonne, on a peur.

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19 oct.

Drive: Hypnotique ballade à LA

  l'avis
de
Julie
J'aime Michael Mann. Plus encore j'aime le Michael Mann des années 1980. Je suis une fan absolue du Sixième sens. J'aime encore les lumières du cinéma des années 1980. Les couleurs, le ton. Tout me plaît. Est-ce par nostalgie? Ou bien parce qu'à cette époque, le cinéma faisait moins de concessions, était plus cru, osait. Voir un générique qui déroule simplement le nom des acteurs en rose bonbon sur fond noir provoque en moi une émotion. Je repense alors à Brian de Palma, à Body double. Je ne vous ai pas encore parlé de musique. C'est ce que je retiens de manière prédominante des films de Mann mais encore de ceux de Ridley Scott. Belle époque que celle où les flics avaient des allures de bandits. Belle époque que celle où on faisait des films où il ne se passait pas grand chose et où pourtant l'on pouvait être troublés en quelques instants. Bien heureusement Michael Mann est encore là. Il y a 10 ans à peine il nous offrait Collateral. On était loin alors des lumières des années 1980. Mais le ton était là. Ballade nocturne folle dans les rues de Los Angeles. Folie portée par un Tom Cruise habité. Quel bonheur, quelle jouissance d'avoir pu encore ressentir cet étrange sentiment en découvrant Drive. Dès les premières images, on est portés quelques 25 ans en arrière. La musique suit l'image, provocante. Tom Cruise a laissé sa place de tueur froid sans concession à Ryan Gosling. Ce dernier ne se laisse pas conduire cette fois, à travers les rues froides et interminables de Los Angeles. Ryan Gosling tient le volant. C'est lui qui conduit sans poser de question.

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