Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

28 fév.

Dos au mur: C'est l'histoire d'un mec planté sur le rebord d'une fenêtre à New York

  l'avis
de
Julie

Dos au mur ne vous retiendra pas longtemps, Chers lecteurs. Certes, le cinéma est fait de tout. De grands et de petits films. De comédies et de drames. De films incontournables et puis de films oubliables. Ces derniers sont ceux que l'on achète généralement en VOD le dimanche soir, ceux que l'on ne revoit jamais. Dos au mur est définitivement l'un de ces films périssables. D'abord, ça commence par un scénario improbable.Ancien flic, Nick Cassidy (depuis Avatar, Sam Worthington ne parvient pas à trouver un rôle) purge une peine de prison pour vol. Lors d'une autorisation de sortie qui lui est accordée pour pouvoir assister à l'enterrement de son père, il parvient à prendre la fuite. On le retrouve quelques temps plus tard, entrant dans un hôtel. Après un petit déjeuner copieux, il enjambe la fenêtre et se plante sur le rebord. Il devient alors la curiosité de tous les passants new yorkais. La police s'en mêle très vite. Mais il exige un interlocuteur particulier, une jeune flic qui a récemment eu à connaître du cas d'un suicidaire sur un pont new yorkais. S'en suivent de nombreux évènements en cascade sous le regard médusé d'un parterre de new yorkais en quête de sensations fortes. L'objectif de Nick: prouver son innocence aux yeux du monde. En tout cas, pour commencer, à ceux des new yorkais.

Lire la suite


25 fév.

The Descendants: rires et larmes sous le soleil d'Hawaï

  l'avis
de
Julie

The Descendants est mon premier coup de coeur cinématographique de cette année 2012. Bien sûr, La Taupe est un film éblouissant, merveilleusement réalisé, qui ne manquera pas lui aussi de marquer cette année. Mais The Descendants m'a offert ce que j'attends surtout d'un film, d'être retournée. Sans sensiblerie ni niaiserie, The Descendants est la chronique d'une mort annoncée. Celle d'une jeune femme, d'une mère, d'une épouse, d'une fille, d'une soeur, d'une amie et d'une maîtresse. Au coeur du désastre, l'on retrouve un être déboussolé, l'époux, interprété par l'extraordinaire George Clooney.
Du jour au lendemain, la vie de Matt King est bouleversée. Un accident de bateau a plongé sa femme dans un profond coma. Il se voit contraint de s'occuper de sa plus jeune fille, Scottie, à peine âgée de 10 ans. Des disputes avec les amies de classe de Scottie qui se défoule pour mieux gérer sa peine, il passe très vite aux beuveries nocturnes de l'aînée, Alexandra, âgée de 17 ans. Lorsqu'il apprend que sa femme ne pourra jamais se réveiller, il devient le messager de l'information, de l'irréversible. Il part chercher Alexandra pour la lui annoncer. Son aînée pleine de haine à l'encontre de sa mère lui apprend alors que cette dernière le trompait. Entre la tristesse qui le submerge et la colère suscitée par la trahison de son épouse, Matt ne perd pas de vue sa mission. Il part retrouver tous ceux qui ont aimé Elizabeth pour qu'ils puissent faire leur deuil. Il la poursuivra à travers les différentes îles d'Hawaï jusqu'à celle où l'amant de sa femme demeure. Ce funeste voyage prend des allures de voyage initiatique - voire de retour aux sources- où accompagné de Scottie, d'Alexandra et d'un ami de celle-ci, il apprend à connaître ses filles, sa femme et finalement lui-même.

Lire la suite


05 fév.

La taupe: Smiley ou l'anti Eytan Hunt

Les films d'espionnage ont, aujourd'hui, des allures de volcans en feu. Pendant deux heures, l'espion fait le tour du monde, en utilisant tous les moyens de transport possibles. Avec n'importe quoi, il faut sauter un immeuble de 300 mètres de haut. Ou bien il l'escalade. Il y a le style James Bond (que je déteste) ou le style Eytan Hunt (que j'adore). Dans Mission Impossible, Protocole fantôme, le spectateur sortait d'un film de deux heures en ayant l'impression d'avoir traversé le monde en sautant main dans la main avec un Tom Cruise plein d'énergie et d'humour. Le succès était mérité. Le film a remis à l'honneur le film d'espionnage dans sa version action. La Taupe remet lui aussi à l'honneur le film d'espionnage mais cette fois dans sa version psychologique. On quitte le Kremlin en feu ou l'immeuble ensablé de Dubaï pour rejoindre Londres dans les années 1970. Georges Smiley (Gary Oldman est mon préféré pour les oscars 2012, sans aucune contestation), personnage clé des romans de John Le Carré, est le bras droit du président du Circus (MI6), Control (merveilleux John Hurt). Après une mission ratée qu'il a organisée à Budapest pour tenter d'obtenir le nom d'une taupe, Control est mis à la retraite.

Lire la suite


propulsé par DotClear