Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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23 mar.

Extrêmement fort incroyablement près: Le 11 septembre à travers les yeux d'enfant

  l'avis
de
Julie

Extrêmement fort, incroyablement près, c'est d'abord, c'est surtout, mon roman préféré. Celui de Jonathan Safran Foer. Pépite littéraire, joyau de sensibilité, d'humanisme, de beauté. Si j'avais un blog littéraire, la tête ne serait pas bleue. Elle serait en platine, en or, incrustée de diamants. Voilà, c'est dit. L'émotion du livre est encore aujourd'hui intense et présente en moi. Rarement une histoire m'aura autant bouleversée. Le deuil de l'enfant face à la perte de son père est traité avec onirisme, joie, tendresse et, bien évidemment, beaucoup de tristesse. Jonathan Safran Foer est un poète, un rêveur, un conteur. Il a offert cette histoire et le cinéma s'en est emparé.
Je n'y suis pas allée contrainte, ni à reculons. La bande annonce m'a alléchée avec la promesse de retrouver Oscar Schell, son monde imaginaire, ses plaies, New York, Le New York meurtri de l'après 11 septembre. J'ai retrouvé l'enfant, sa peine, son univers magique. J'ai retrouvé la ville meurtrie, le visage des survivants pleurant leurs morts. J'ai aimé.

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06 mar.

Les Infidèles: du romantisme post moderne

  l'avis
de
Julie

Pas encore sorti qu'il a déjà fait couler beaucoup d'encre. Ses affiches à peine placardées dans les rues de Paris que déjà, diverses associations sont parvenues à en faire exiger le retrait. La posture de Gilles Lelouch n'était certes pas très délicate. Le regard de Jean Dujardin les mains pleines de jambes plutôt salace. So what? Quand on se promène dans la rue ne voit-on pas tous les jours des centaines d'affiches autrement plus choquantes. Les publicités sont l'occasion au déballage du corps humain sous ses moindres détails. On n'en est pas pour autant choqués. Bref, le buzz précédant la sortie des Infidèles avait une odeur de souffre. Inutile, préciserai-je. J'ai lu quelque part, également, que le film était vulgaire, outrancier, voire limite pornographique. Et là, je me lève, je m'insurge. Car il n'en est rien. Evidemment, il ne faut pas s'attendre à une adaptation de Jane Austen ou des soeurs Brontë. Les infidèles ne fait pas toujours dans la dentelle. Mais pourtant, à y regarder de plus près, en traitant de l'infidélité, le film parle d'un certain romantisme post trentenaire. Celui des passions inassouvies, des irréductibles rêveurs.

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