Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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27 mai.

De rouille et d'os: des corps et des maux

  l'avis
de
Julie

Jacques Audiard montre d’abord l’insoutenable. Un père, Ali, et son enfant, Sam, sans toit. Un père qui fait les poubelles du train qui les descend dans le sud. Il montre l’irresponsabilité (le père semble oublier parfois qu’il est père, que son enfant l’attend, livré à lui), la fragilité (l’enfant, sa petite tête blonde angélique, ses sandales rouges sales). Il montre la pauvreté et l’humilité ensuite. La sœur chez qui ils retrouvent refuge, dans le sud de la France, est caissière. Son mari routier. Ils vivent simplement dans une petite maison qui a des allures de caravane. Elle récupère les invendus fraîchement périmés pour se nourrir au quotidien. Le frère et la sœur se parlent sans manière. Ils n’en ont pas. Et pourtant elle l’accueille, lui donne un toit, le nourrit lui et son enfant sans histoire. Jacques Audiard montre crûment la pauvreté, des êtres bruts, la difficulté de vivre au quotidien. C’est d’abord le personnage d’Ali qu’il brosse. Un être brut, animal, qui semble avoir poussé sans tuteur. Un homme sans manière, sans éducation ni délicatesse. Et puis il y a la rencontre, un soir, entre lui et Stéphanie, dans la boîte de nuit où il est devenu videur.

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16 mai.

The Vow (Je te promets): redevenir ce que l'on est

  l'avis
de
Julie

Une nouvelle comédie romantique made in USA, et évidemment, la romantique si peu refoulée que je suis a couru voir ce nouveau "carton du boxe office". Peu romantique, ni comique, The Vow (évitons d'emblée le nom français du film, cette horreur de "Je te promets", interchangeable et oh combien oubliable!) est un pur produit outre atlantique. Un film papier musique. Celle qui coule, qui se déroule, qui sonne juste. Et pourtant, les réfractaires, les indécis, les mécontents, les dubitatifs seront étonnés d'apprendre que cette histoire en forme de coeur est vraie. Le monde dans lequel nous vivons est dur. Mais il existe encore des petites étoiles qui brillent dans le ciel et qui font suffisamment rêver des cinéastes pour décider de s'en emparer pour en faire des toiles. La romantique assumée aime bien. Pas tant que ça. Et je vais vous dire pourquoi.

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07 mai.

The Avengers: L'union fait la force

  l'avis
de
Julie

Les films de super héros sont inégaux. J'ai déjà écrit quelque part ici tout le bien que je pensais de Batman, The Dark Knight, de Spiderman I et II. Toute la déception qu'avait provoquée chez moi Spiderman III et Iron man II. Tout le ridicule suscité par Les Quatre fantastiques (les deux épisodes, évidemment). Mais de manière quasi-systématique, quand un super héros devient un film, j'y cours. L'univers des comics sur grand écran c'est l'occasion rêvée de s'échapper, de jouir impunément de son côté geek ado attardé(e). Avec The Avengers, Joss Whedon (père de Buffy, the vampire slyer), c'est l'apothéose, le feu d'artifice assuré. L'année dernière, l'on avait laissé Thor dans le monde des dieux perché dans des cieux lointains avec un frère adoptif plein de rancoeur et un amour terrestre contrarié. Le film n'avait pas emballé la critique (pour ma part, il ne m'avait pas déplu; son côté kitsh et décalé en avait fait un Marvel un peu à part) mais il était la dernière pierre angulaire de la machine Avangers mise en marche des années auparavant. Il y a d'abord eu Hulk (celui avec Eric Bana, le meilleur), puis Hulk encore (celui avec Edward Norton, réussi aussi). Il y a eu Iron Man (joli revival de Robert Downey Junior et très très accessoirement de Gwyneth Paltrow) et Iron Man II (dont j'ai pu déplorer un cabotinage incessant et franchement fatiguant). Il y a eu Captain América (qui ne m'a pas maintenue éveillée suffisamment longtemps pour que je puisse comprendre l'épisode Hibernatus du jeune héros de guerre). Puis il y a eu, et la boucle est bouclée, Thor dont le fameux frère, Loki, semblait prêt à tout pour se venger de ne pas avoir été désigné Roi de l'Univers. Manquaient à ce tableau de super héros Marvel, la Veuve noire et Oeil de faucon.

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