Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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27 mar.

"3 heures 10 pour Yuma": le bon et le truand

  l'avis
de
Julie
Pas mal
Tous ceux (et celles) qui aiment le Far West, les cow-boys, les indiens, les saloons, la poussière du désert d'Arizona, les fermiers bouseux désargentés, les hommes sans foi ni loi, en d'autres termes les bons vieux westerns d'antant seront servis... 3 heures 10 pour Yuma n'est rien d'autre qu'un western dans toute la beauté de l'art.
La femme n'a pas de place dans cet univers pétri de sueur, de sang et de poussière. Ici c'est le règne de l'homme viril, le cow boy, le vrai, celui qui n'a peur de rien, celui qui vole, qui détrousse les carioles, c'est aussi le règle de l'homme honnête, de l'homme d'honneur.
Ben Wade (joué par un Russel Crowe pas très inventif) , bandit de grand chemin, recherché dans tout le pays et Dan Evans (joué par un Christian Bale qui sait très bien susciter la pitié), fermier à la faillite, qui, pour une poignée de dollars et sauver les siens, part escorter ledit bandit jusqu'à Contantine, dans l'attente du train de 3 heures 10 pour Yuma, réunissent à eux deux toutes les caractéristiques de cet homme.

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19 mar.

"A bord du Darjeeling Limited": trois hommes et un train

  l'avis
de
Julie
Pas mal
Simple et sans prétention, le nouveau film de Wes Anderson fera passer un agréable moment aux spectacteurs. Si son scénario n'est pas des plus fouillés et son intrigue pas spécialement fascinante, il reste néanmoins très authentique. Il suit le parcours de trois frères à bord du Darjeeling Limited, à travers l'Inde.
L'aîné, fortement amoché (joué par un très sincère Owen Wilson), décide de réunir ses deux petits frères (campés respectivement par Adrien Brody et Jason Schwartzman) qu'il n'a pas revus depuis l'enterrement de leur père. Le rendez-vous qu'il leur donne est des plus originaux: à bord d'un train coloré, au fin fond d'une Inde accueillante et généreuse.

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02 mar.

"There will be blood": autour d'un homme

  l'avis
de
Julie
Bof
Décrit comme un chef d'oeuvre, le nouveau film de P.T Anderson qui a des vagues allures de No Country for old man décevra ceux qui s'attendaient à voir un monument du cinéma.
On pourrait pourtant s'atteler facilement à la tache de faire l'éloge de ce film étrange. Dès ses premiers instants une ambiance tendue et stressante est mise en place par le réalisateur.
Trou noir au fin fond d'un désert américain dans lequel un homme descend, seul. Déjà la tension monte. L'homme n'a peur de rien. Visiblement trop pugnace pour s'interroger sur les risques à prendre, l'homme frappe sur la pierre noire encore et encore. Quelques outils archaïques à la main, il frappe jusqu'à attendre voir l'or noir jaillir. Daniel Plainview a enfin son premier puits de pétrole. Les années passent, les puits s'accumulent. L'homme n'est plus seul. Il a récupéré dans le désert un bébé dans un panier. L'enfant de l'un de ses ouvriers mort au fond d'un puits. Les conditions de travail sont dures. Mais rien n'arrête l'homme, la machine. L'ambition de l'homme le pousse dans un désert encore plus reculé, au milieu d'une colonie de fervents illuminés, à étendre le champ de ses puits.

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27 fév.

"Paris", là où bat le coeur des Hommes

Paris   l'avis
de
Julie
Bien
Triste et déprimant, le nouveau film de Cédric Klapisch, Paris, change des précédents Auberge espagnole, Ni pour ni contre et autres Poupées Russes.
Le réalisateur semble avoir le vague à l'âme, le mal à l'âme.
Le temps qui passe, la fin de l'insouciance, l'âge adulte, les vrais problèmes, existentiels, de santé, d'amour, de solitude sont ses nouveaux thèmes.
Le réalisateur quitte le jeune homme surexcité en quête d'identité (celui joué par Romain Duris, dans l'Auberge espagnole et dans les Poupées russes) pour retrouver un autre jeune homme (encore joué par un Romain Duris trenscendé), malade, peut-être condamné, qui souffre d'un mal au coeur et qui est écoeuré. Fenêtre ouverte sur un Paris chaleureux, qui lui tend les bras, avec ses histoires, le jeune homme vit sa vie par procuration. Amoureux de la vie dont il ne veut pas se séparer prématurément, il s'accroche à sa ville, aidé par une soeur altruiste mais malheureuse (jouée par la MAGNIFIQUE Juliette Binoche).
Tous les ingrédients du bon mélo semblent bien être tous réunis: Destins croisés autour d'une ruelle ou d'un marché de l'Est parisien - seul le quartier latin et le marché de Ringis semblent tolérés aux côtés de Bastille et de Belville dépeints comme le vrai coeur de la ville des lumières-, vues imprenables d'une ville à la fois immense, froide et conviviale.

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06 fév.

"Juno" en toute simplicité

Juno   l'avis
de
Julie
Bien
Juno, dernière pépite du cinéma indépendant américain, a tous les attraits de la petite comédie fraîche et sympathique susceptible de plaire à un large public.
Sans fard ni paillettes, le réalisateur ne cherche pas à faire illusion: il nous raconte, en toute simplicité, l'histoire d'une jeune adolescente de 16 ans qui, entre un cours de sciences nat et une visite au centre commercial, tombe enceinte après avoir fait perdre sa virginité à son meilleur ami, fan de tic tac à l'orange.
Le film parcourt les mois de cette grossesse en suivant le cheminement de Juno face à l'évènement: la nouvelle, son annonce à l'entourage, la décision d'avorter, celle de faire adopter, les liens avec la famille d'adoption, la métamorphose physique et psychique.
Juno reste une jeune fille et surtout a conscience de son jeune âge, de ses envies, de ses limites. Elle sait et ne se cache pas derrière son jean, ses baskets et ses cheveux mal coiffés. Elle ne masque pas pour autant son ventre grossissant qu'elle ne porte jamais comme un fardeau. Juno n'est pas grave. Mais Juno n'est pas inconsciente. Elle assume tout simplement son état. Il faut dire qu'elle est entourée d'une famille plutôt compréhensive et sympa. Qui n'aurait pas rêvé d'un tel père et d'une telle belle-mère?

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29 jan.

"No country for old men" - Thank you Brothers

No country for old men   l'avis
de
dbuk1000
Bien
Si vous passez du côté de El Paso - Texas, tout près de la frontière avec le Mexique, attention où vous mettez les pieds. Il pourrait vous arriver des bricoles.
Graves, très graves du genre " voyage sans retour, regrets éternels".
C'est un coin triste à mourir!!!!
Un paysage de désolation semi désertique.
Avec des clôtures en fil de fer. Des pick-up pourris.
Comme dans les bons vieux westerns.
Sauf que le coin est devenu particulièrement malsain car il est le terrain de jeux d'un grand très très méchant.
Du genre serial killer.
Sauf que lui il tue comme vous respirez.
C'est sa nature; on pourrait dire son code génétique.

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19 jan.

Reviens moi, amour, mensonge et guerre

Reviens-moi   l'avis
de
Julie
Bof
Reviens moi, le second film tant attendu de Joe Wright est une véritable déception. Dès les premiers instants du film, l'esthétisme trop poussé et l'opiniatreté du réalisateur laissent présager le pire. Le spectateur attend le dénouement heureux d'une réalisation prétentieuse. Vainement. Rien ne sort de ce flot d'images plaquées, de cette musique qui retentit comme un métronome. Est-ce dû à un scénario vide et sans substance? Certainement.

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17 jan.

"Into the wild" le destin d'un homme libre

Into the Wild   l'avis
de
Julie
Chef d'oeuvre
Film choc, Into the wild marquera à tout jamais les spectateurs. Par sa photo sublime, sa bande originale adéquate, ses personnages, son histoire, son rythme. Sa durée, plus de 2 heures 30, ne doit pas repousser les curieux. Car le temps passe vite, même trop, face à ce flot d'images magnifiques.
Le voyage initiatique de Chris (Emile Hirsch) que nous dévoile Sean Penn ne laisse pas le spectateur passif, au contraire. Ce dernier est baladé dans les quatre coins d'une Amérique. Grandeur, splendeur, rencontres, solitude, rancunes, implosion sont les éléments constitutifs du chemin que s'est tracé Chris.
Fraichement diplomé, âgé de 21 ans, le jeune homme décide de tout quitter et de traverser les Etats Unis sans un sou en poche. Son objectif ultime: atteindre l'Alaska par tous les moyens. Sa carte identité détruite, l'intégralité de ses économies versées à une oeuvre de charité, ses derniers dollars brûlés, sa voiture abandonnée, il quitte père, mère et soeur. Il renonce à un avenir brillant. Il veut rompre avec une vie, une famille, des apparences qui l'ont déçu pour tendre vers l'essentiel, la racine des choses, l'essence de la vie. Vivre sans dépenser, rencontrer sans s'attacher. Parcourir les chemins sans jamais se retourner. Chris est libre. Mais la liberté dont il veut jouir est celle qui ne se partage pas. Il croit, à tort, que c'est dans sa solitude, avec pour seule compagne la mère Nature, qu'il atteindra le sumum de cette liberté.

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15 jan.

"Gone baby gone" autour des frères Affleck

Gone Baby Gone   l'avis
de
Julie
Bon
Pour son premier film en tant que réalisateur, Ben Affleck nous offre un film abouti, percutant, dérangeant. En éveillant tant de curiosité et d'intérêt chez le spectateur, il ne laissera plus le souvenir d'un acteur aux choix douteux. Par le choix d'adapter le roman éponyme de Dennis Lehane , il s'est d'emblée soumis à la comparaison de Clint Eastwood qui avait, pour sa part, adapté Mystic River. Le pari est gagné puisque son film est aussi sombre et profond.
A l'instar de Mystic River, Gone baby gone traite d'un sujet douloureux: l'enfance maltraitée. Boston, ses quartiers sombres. Une enfant de 4 ans est kidnappée depuis trois jours. La mère alcoolique et droguée ne sachant pas gérer la situation, la police ne faisant pas preuve de pugnacité, son oncle et sa tante décident d'engager deux détectives privés pour partir à sa recherche, Patrick Kenzie (Casey Affleck) et Angie Gennaro (Michelle Monaghan).

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15 jan.

"La visite de la fanfare"

La visite de la fanfare   l'avis
de
dbuk1000
Bon

Au commencement il y avait les huit musiciens de la fanfare de la police d'Alexandrie.
Lumineux dans leur uniforme bleu roi chamarré.
Ils débarquent à l'aéroport de Tel Aviv.
Ils ont été invités à donner un concert de musique orientale lors de l'inauguration du centre culturel arabe de la ville de Petah Tikva.
Sauf que personne ne les attend à leur arrivée.
Echoués dans ce pays inconnu, une langue inconnue avec des habitants ex- ennemis dont on doit se méfier.
Alors le chef , fier comme Artaban, décide de se débrouiller car il est bien connu que la fanfare de la police d'Alexandrie en a vu d'autres!
Et c'est la langue anglaise qui servira de médiateur.
L'anglais parlé par des égyptiens et entendu par des israéliens.
Ou bien l'anglais parlé par des israéliens et entendu par des égyptiens.
Et c'est comme ça que la troupe se retrouve - suite à une mauvaise prononciation- à Beit Hatikva ( la maison de l'espoir) une minuscule ville de développement en plein désert.

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25 dec.

"Je suis une légende": seul au monde...

Je suis une légende   l'avis
de
Jérôme
Pas mal

En 2009 Emma Thompson annonce à la télévision, un peu émue il faut le dire, qu'enfin un vaccin contre le cancer a été trouvé. Seulement voila ce vaccin a un effet secondaire: il transforme 9% de la population en zombies sur-vitaminés obligés de tuer pour se nourrir et tue les autres 90%. Seul 1%, soit quelques millions de personnes, sont immunisés. Robert Neville (Will Smith), savant de haut niveau (il est dans l'armée) en fait parti mais il est le seul humain à hanter les rues de New-York. Son quotidien se partage entre de longues ballades avec son chien, la recherche d'un vaccin pour défaire ce que l'homme (donc lui) à fait et survrire (soit se battre contre les zombies).
Comme vous l'avez surement lu de nombreuses fois Je suis une légende est tiré d'un classique de la littérature de sience-fiction, film hybride entre 28 jours plus tard et Seul au monde.
L'action se passe intégralement dans les rues de New-York ou la nature à repris ses droits, ce qui fait tout drôle pour ceux connaissent la grosse pomme. Ce sont d'ailleurs les scènes les plus impressionnantes du film. Autre point positif, le film essaye de prendre son temps. Vous n'assisterez donc pas à une déferlante de scènes d'action ou R. Neville combat les méchants zombies. Pas une déférlante mais pas la disette non plus. Le film oscille sans cesse entre action et reflexion. Et c'est là ou le bas blesse car n'est pas Tom Hanks qui veut. Will Smith est un bon acteur mais on ne sens rien ou presque de ses tourments intérieur. Il y a bien quelques scènes ou l'on veut nous faire comprendre que la solitude pèse sur ses épaules mais elles manquent cruellement de profondeur. Dans Seul au monde la disparition de Wilson m'avait noué la gorge (c'était une ballon ndlr), rien de comparable dans Je suis une légende. Je passe également sur un scénario un peu confus ou quelques explications n'auraient pas été superflues.
Reste un divertissement tout à fait correct qui souffre d'un trop plein d'ambition.


14 dec.

"Si c'était lui": chouchou et loulou version lutte des classes...

  l'avis
de
Samuel
Naze

Bonne nouvelle : Florence Foresti est enfin drôle ! Débarrassée des oripeaux dont la télévision l’affuble habituellement pour forcer le trait (chez Ruquier et consorts), la comédienne est formidable en fille perdue à la recherche du grand amour.
Mauvaise nouvelle : Florence Foresti n’occupe qu’un second rôle aux côtés de Carole Bouquet et Marc Lavoine dans ce film raté et paresseux. Une fois posée la rencontre entre la grande bourgeoise bien pensante (devinez qui s’y colle ?) et son squatteur de voisin, un sdf bourru (mais, ouf, pas inculte : il aime le cinéma), plus rien ne se passe. Anne-Marie Etienne se contente de filmer (plutôt mal, d’ailleurs) nos deux héros socio-discordants aux prises avec des personnages en forme de clichés ambulants : le clodo philosophe, l’amant bcbg mais antipathique, l’intello dépressif… Un peu court quand on louche de manière aussi appuyée du côté de Capra ! Les portes claquent, les répliques très écrites fusent, on rit parfois mais sans croire jamais à ce Chouchou et Loulou version Lutte des classes.
Lors d’une scène, pourtant, le film laisse imaginer ce qu’il aurait pu être. Dans une crêperie cradingue, Marc Lavoine est tout content de manger une « beurre-sucre » avec Carole Bouquet. Le malaise palpable de celle-ci devant tant de crasse et de gras, ses gestes pour éviter à son manteau griffé de finir dans le beurre, son rire pour masquer son désarroi… tout cela sonne juste. Comme si Carole Bouquet ne jouait plus. Ou plutôt, comme si elle jouait enfin le jeu au lieu de recycler imperturbablement d’un film à l’autre son image de grande bourgeoise sympa. Dommage, le miracle ne dure que deux minutes. Pour un film d’1h28, c’est peu.
Trop peu.


20 nov.

"American Gangster": Le parrain de Harlem.

  l'avis
de
dbuk1000
très bon
Julie qui a également vu le film me dit que c'est du déjà vu, pas très innovant.
Elle a pensé à French Connection et au Parrain.
Peut-être.
Mais voila un film de plus de deux heures trente mené à un rythme d'enfer.
Epoustouflante cette plongée chez les black gangsters.
Ce film est tiré d'une histoire vraie.
Extraordinaire reconstitution New-York au début des années 70.

Sur fond de guerre du Vietnam qui fait rage.
Discours de Nixon retransmis à la TV noir et blanc.
Images d'actualité.

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17 nov.

"Les promesses de l’ombre": la violence crue

  l'avis
de
Jérôme
très bon
Une jeune fille russe, Tatiana, meurt en donnant naissance à une petite fille à l'approche de Noël. Anna (Naomi Watts), sage femme dans l'hôpital, enquête sur l'identité de cette femme grâce au journal intime qu'elle trouve dans ses affaires. Elle y apprend que Tatiana était droguée et prostituée par la mafia Russe ou Semyon (Armin Mueller-Stah) règne en parrain entouré de son fils Kirill (Vincent Cassel) et de l'enigmatique chauffeur Nikolaï (Viggo Mortensen). Ces derniers feront tout pour récupérer ce journal si compromettant.
Ames sensibles passez votre chemin.

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06 nov.

"This is England": avis partagés

This is england  
l'avis
de
Jérôme
bon
l'avis
de
Julie
bof
L'action se déroule dans une banlieue Anglaise en 1983 pendant que la guerre des Malouines fait rage et que Margaret Thatcher tient le pays d'une main de fer. Shaun a 12 et vient de perdre son père mort pour cette guerre qu'il ne comprendmême pas. Un peu paumé, mal dans ses basquettes, il se fait vite enroller par un groupe de Skin Heads où le racisme, la haine et les Doc Martens se cotoient.
L'avis de Jérôme
This is England est un film de personnages. Il y a d'abord Shaun, jeune anglais en quête d'identité et de réponse, joué magistralement par le jeune Thomas Turgoose qui est né pour faire ce métier.
Puis Combo, ex-taulard violent, raciste. Lui même en quête d'identité mais qui a choisi ses réponses:violence et haine des autres. Stephen Graham que l'on avait vu dans le génial Snatch y est méconnaissable.

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