Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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27 oct.

"Paranoid Park": Gus Van Sant prend son temps

En cloque   l'avis
de
Jérôme
très bon
Alex est un skateur qui vit à Portland. Un soir, il tue accidentellement un agent de sécurité près de Paranoid Park là où les jeunes de la ville se rassemblent pour skatter. Il décide de garder secret ce terrible accident.
Si l'histoire tient en une ligne c'est qu'elle ne sert que de trame à Gus Van Sant qui prolonge son analyse de la jeunesse, de la culpabilité, de l'insoucience.
Je me souviens encore du choc que j'avais ressenti après avoir vu Elephant. Un choc si fort que j'avais forcé Julie à le voir dès le lendemain, pour pouvoir partager cette expérience cinématographique: l'esthétisme de l'image, le traitement de l'histoire. Je n'avais pas osé voir Gerry et Last Days de peur d'être déçu et que cette déception entache le souvenir d'Elephant.
Paranoid Park prolonge le choc d'Elephant. On y retrouve les mêmes codes: un drame, l'adolescence, le mal-être, la quête de soi. Le traitement visuel de l'histoire est encore une fois exceptionnel. Les mêmes scènes se retrouvent à différents moments du film pour l'éclairer différemment.


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21 oct.

"Jane", becoming Jane

En cloque   l'avis
de
Julie
bon
Décidément le titre original (Becoming Jane) est bien meilleur que le titre français. Car Jane c'est avant tout l'histoire par laquelle Melle Jane Austen est devenue une romancière d'exception, une figure marquante de la littérature anglaise du XIXème siècle.
Le film fait preuve d'un grand souci: celui d'expliquer la construction psychique de cette romancière, les fondements de son oeuvre, les racines de l'atmosphère commune à tous ses romans.
Pourtant l'objectif du film n'est pas immédiatement perceptible. Le début de Jane ressemble d'ailleurs étrangement à un mauvais ersatz d' Orgueil et préjugés de Joe Wright (2006). Le réalisateur (Julian Jarrold) va même jusqu'à en emprunter certaines répliques. Ainsi, les 15 premières minutes de Jane sont plutôt laborieuses et manquent cruellement d'originalité. Les personnages sonnent presque faux. On en vient même à regretter de ne pas lui avoir préféré l'énième vision du film de Joe Wright....
Mais ce début poussif une fois passé, la sensation de gêne est vite dissipée. Et on comprend que le film explore les attitudes d'une jeune femme en devenir pour expliquer la romancière qu'elle sera. Très vite alors on voit à travers cette femme unique toutes celles dont elle nous a raconté par la suite l'histoire: Elizabeth Bennet (campée par la sensuelle Keira Knightley dans le film de Joe Wright), biensûr, avec ses préjugés, son orgueil, son côté très intellectuel, son indépendance, mais pas seulement. On retrouve aussi à travers Jane, la folie et la passion de Marianne Dashwood, la raison de Eleonore Dashwood (jouées respectivement par Kate Winslet et Emma Thompson dans Raison et sentiments de l'admirable Ang Lee (1996)) et l'humour et l'espièglerie de Emma Woodhouse (interprétée par Gwyneth Paltrow dans le décevant Emma l'entremetteuse de Douglas Mc Grath en 1997).

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19 oct.

"Les rois du patin" ou l'art de réussir une comédie sur n'importe quel sujet...

Rois du Patin   l'avis
de
Jérôme
drôle
On savait déjà que la joyeuse bande du Frat-pack était capable de faire un film sur: une compétition de balle au prisonnier (Dodgeball), des loosers de la course automobile (Ricky Bobby), une compétition de top-models masculins (Zoolander). On sait maintenant qu'une compétition de patinage artistique peut être pretexte à faire une (bonne) comédie.
Chazz (extraordinaire Will Ferrell) est tatoué, insatiable sexuellement, gras mais également champion de patinage artistique. Jimmy McElroy (étonnant Jon Heder) est blond, imberbe, sexuellement inactif (voir asexué) et également champion de patinage artistique. Chazz & Jimmy ne s'aiment pas. Ils seront d'ailleurs bannis de toute compétition officielle après s'être battu pendant une remise de prix. Leur seul espoir de revenir à la compétition est de patiner en couple ...

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14 oct.

"En cloque, mode d'emploi"... à ne pas suivre

En cloque   l'avis
de
Julie
mauvais
Voilà réunis dans un même film tous les ingrédients du navet intersidéral: vulgarité, lourdeur, ennui, platitude, humour graveleux...Comment dire qu'on sort presque gêné d' En cloque mode d'emploi? A l'instar de son précédent film, 40 ans toujours puceau, le réalisateur (Judd Apatow) a réussi la pire des comédies pseudo-romantiques.
Les 15 premières minutes sont peut-être sauvées par le secret espoir nourri (systématiquement d'aileurs) par le spectateur de voir l'intrigue se construire, les personnages s'installer dans leur petite histoire, et la lourdeur déjà fortement présumée se dissiper. Il n'en est rien...
La suite nous révèle un scénario sans intérêt. Il aurait pu produire l'effet escompté. Après tout l'idée de base était plutôt sympathique: Une jeune femme, jolie, ambitieuse (Alison Scott campée par la sensuelle Katherine Heigl déjà vue dans les séries Roswell et Greys anatomy) passe une nuit "d'amour" improbable avec un looser, ado attardé, (Ben Stone joué par Seth Rogen) après une soirée arrosée en boîte de nuit. Et paf, du premier coup, la voilà enceinte. Elle prend d'emblée la décision de mener à terme cette grossesse et lui celle de l'accompagner dans l'épreuve. Prétexte à plusieurs histoires parallèles, les neuf mois passent...lentement.

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06 oct.

"Le Mariage de Tuya" ou Mère courage en Mongolie.

le mariage de Tuya   l'avis
de
dbuk1000
chef d'oeuvre
En Mongolie intérieure, c'est à dire Chinoise.
Un fragment de l'empire de Gengis Khan largement colonisé par les chinois.
Des hauts plateaux et le désert de Gobi.
On pense à l'Altiplano entre Pérou et Bolivie.
Des paysages désolés sans un seul arbre, une toundra rachitique et un ciel très pur.
Un chameau qui trime et qui transporte et qui réchauffe , des petits chevaux et des troupeaux de moutons.
Les derniers des Mongols ( ils sont désormais très minoritaires): teint cuivré ( il en faut des globules rouges à cette altitude pour fixer l'oxygène) et yeux bridés.

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03 oct.

"99F": Coke en Stock

99f   l'avis
de
Jérôme
bon
Octave (Jean Dujardin) est publicitaire. C'est à dire que c'est lui le roi des marques, la diva des slogans, le dieu du film publicitaire. Cet artiste travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft. 99F nous plonge dans cet univers fait de sexe, coke, argent et superficialité à travers les yeux d'un Octave désabusé au bord de la rupture, dépressif. Il faut dire qu'Octave ne s'aime pas, ne s'aime plus ou s'aime trop ca dépend des jours.
Mené de main de maître par Jan Kounen qui maitrise son sujet (il réalise également des films de pub), il nous prouve une nouvelle fois combien il est doué pour la réalisation. Les plans sont visuellement léchés. La caméra est souvent placée dans des endroits étonnants (les scènes de l'appartement par exemple) ce qui ajoute au délire visuel d'Octave.

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24 sep.

"Mon frère est fils unique" ou la renaissance du cinéma italien

  l'avis
de
dbuk1000
Vous vous souvenez de "nos meilleures années"
Le même réalisateur Daniele Luchetti.
Italie, à la fin des années soixante.
Latina, une misérable petite ville au sud de Rome fondée par Mussolini.
Une pauvre famille d'ouvriers.
Le père trime.
La mère trime.
Et deux frères et leur soeur.

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07 sep.

"Les méduses": les femmes et les femmes d'abord

  l'avis
de
Julie
bon
Etrange film, chargé d'émotion et de symboles. Les méduses serait difficile à raconter, à classer. Situé entre le rêve et la réalité, ses réalisateurs (Etgar Keret et Shira Geffen) laissent la part belle à l'imagination du spectateur. C'est d'abord et principalement l'histoire de Batia (jouée avec grande justesse par Sarah Adler), jeune femme un peu paumée qui vient de rompre avec son ami. Serveuse aux cheveux gras, logée dans un taudis au coeur de Tel Aviv, Batia fait un jour la rencontre improbable avec une petite fille sortie de l'eau et vêtue seulement d'une bouée. La jeune femme ne cherche pas à comprendre qui peut bien être ce petit être étrange aux grands yeux bleus. C'est aussi l'histoire d'un couple fraichement marié qui, privé de voyage de noce, se retrouve confiné entre les murs d'un pseudo palace tel avivien. C'est aussi celle d'une jeune philippine qui cherche à rentrer chez elle pour y retrouver son fils. Et encore celle de la vieille dame un peu acariatre dont elle s'occupe. Et enfin, c'est l'histoire d'une femme étrange, voisine du couple fraichement marié, qui cherche ses mots dans une chambre d'hôtel. Ce petit monde se croise, un peu, parfois, au détour d'une rue de Tel Aviv, ou au bord de la mer.

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04 sep.

"Mr. Brooks": rien de neuf du côté de chez Dr Jekyll et Mr Hyde...

  l'avis
de
Julie
naze
Encore un film de serial killer, encore un film sur une double personnalité! Non seulement Mr Brooks n'a rien d'innovant mais il ne parvient même pas à garder en haleine le spectateur! La recette du bon père de famille qui se révèle être un bad boy dérangé aux pulsions meurtrières la nuit ne fonctionne pas. Pourtant,le scénario ne révèle pas de très grosses anomalies a priori. Mr Brooks (campé par un Kevin Costner encore sous exploité - où est passé le temps bien lointain de Dance avec les loups et des Incorruptibles?) mari et père modèle, businessman accompli revêt les habits sombres du serial killer quand tombe la nuit.

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30 aoû.

Prémonitions: quand la fatalité nous précède

  l'avis
de
Julie
bof
Dans ce film qui flirte avec le paranormal et la bonne morale chrétienne, Sandra Bullock a abandonné son rôle habituel de comique de service pour revêtir celui d'une femme au foyer, plutôt malheureuse, qui se réveille un beau matin avec un don de prémonition. A priori rien de grave à cela sauf que les prémonitions ne sont pas bonnes.
Parachutée dans un mauvais rêve, Linda Quinn Hanson apprend la mort de son mari. La journée passe et la jeune veuve tente d'encaisser tant bien que mal la mauvaise nouvelle. Seulement voilà, le lendemain quand elle se réveille, son mari, Jim, (campé par le sulfureux docteur Troy de Nip/Tuck Julian McMahon) est bien vivant. Linda n'est pourtant pas rassurée. Elle se retrouve confrontée à sa situation de femme mariée malheureuse, retrouve son mari mal aimant, ses filles. En bref sa vie normale. Mais le cauchemar reprend le dessus quand le lendemain matin, au réveil, elle est replongée dans son rôle de jeune veuve.

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22 aoû.

"Paranoïak": un polar efficace

  l'avis
de
Julie
pas mal
Librement inspiré de Fenêtre sur cour du vénérable Alfred Hitchcock, Paranoïak n'en n'atteint pas l'excellence mais reste toutefois efficace. Remise au goût du jour, l'histoire demeure plus ou moins la même. Cette fois, c'est un jeune ado, Kale, (Shia LaBeouf) qui, après avoir passé ses nerfs sur son professeur d'espagnol, est assigné à résidence pour l'été. Bracelet électronique au pied, privé de console vidéo, d'internet et de télé par sa mère (Carrie-Anne Moss), il se met à épier son voisinage. Son champ de vision n'est pas limité au seul type d'en face qu'il soupçonne de meurtre...Heureusement pour lui, une jeune fille, Ashley, (interprétée par la magnifique Sarah Roemer) vient de s'installer avec sa famille. Elle devient bien vite une compagne de jeux. Ensemble, aidés par un autre copain, ils vont espionner le voisin et l'imaginer en train de commettre les pires atrocités dans son garage.

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08 aoû.

"Les 4 Fantastiques et le surfer d'argent": ce n'est QUE pour les enfants

  l'avis
de
Jérôme
plutôt mauvais
Les 4 Fantastiques sont de retour après un premier opus jugé moyen par la critique et les spectateurs (2 190 000 entrées en 2005 tout de même). On nous a copieusement arrosé de bandes-annonces et autres teasers depuis un moment dans les salles et sur le Web, un peu comme pour nous dire: "le 1er était pas terrible, on a compris. Le 2ème sera terrrible, faites nous confiance". Attention, grosse décéption en prévision.

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06 aoû.

"Tel père, telle fille": Bienvenue dans l'âge adulte

  l'avis
de
Julie
naze
Vu son pitch, le premier film d' Olivier de Plas était plutôt prometteur: Comment, la trentaine bien passée, "devenir" pour la première fois père d'une jeune fille de 14 ans quand on est de surcroit un ado attardé, irresponsable, un "crevard" vivant aux crochets de femmes névrosées?
C'est la grande question posée par le film, celle du destin de Bruno (Vincent Elbaz) qui, du jour au lendemain, apprend par l'une de ses vieilles ex (Léa Drucker) qu'il est le père de Nancy (Daisy Broom), 14 ans.

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04 aoû.

Transformers: la bonne formule de l'été

  l'avis
de
Julie
pas mal - interessant
Il n'était pas si évident, a priori, qu'un film sur des gros robots qui marchent, parlent, débarquent sur terre, se battent avec les humains, se battent entre eux fonctionne.
Ces derniers temps, les superhéros n'ont pas le vent en poupe (Un Spiderman 3 décevant et un prochain Les 4 fantastiques et le surfer d'argent qui s'annonce plutôt calamiteux). Ils nous agacent. On se demande même parfois à quoi sert le cinéma et les films "S.F" quand le petit écran est capable de nous offrir des petits bijoux comme "Heroes".

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29 juil.

Half Nelson: chronique d'un jeune homme déprimé

Hot Fuzz   l'avis
de
Julie
décevant
Décrit par la critique comme un chef-d'oeuvre, le film de Ryan Fleck est en réalité sans intérêt. Il ne suffit pas qu'il traite d'un sujet difficile, en l'occurence l'addiction et la déchéance humaine, pour qu'un film mérite les honneurs. Un film indépendant américain n'emporte pas non plus, par définition, et nécessairement, l'adhésion. Preuve en est! Half Nelson (en lutte, nom d'une prise dont on ne peut se dégager) qui retrace le combat d'un homme contre la drogue est inconsistant. Pire encore, il ne s'en dégage aucune sensibilité.

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