Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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27 juil.

"Les Simpson le film": ca doit tourner autour d'une histoire de cochon et de boule

Parce qu'on a décidé de faire aimer très tôt le cinéma et l'art de la critique j'ai l'immense honneur de vous présenter en exclusivité mondiale la critique de Lulu sur Les Simpson, le film



Ce post fait également d'elle la plus jeune bloggueuse ciné (4 ans)


26 juil.

"Hot Fuzz": vous n'avez pas compris le titre ? eh bien ce n'est que le début...

Hot Fuzz   l'avis
de
Jérôme
Que les choses soient claires dès le début, Hot Fuzz est une éléctron libre dans une programmation ciné atone.
Le distributeur en nous mettant une affiche digne d'un Bruce Willis chevelu voulait surement capter quelques ados boutonneux en mal d'adrénaline. Quelle erreur. Ce film vaut beaucoup plus qu'un titre ridicule et une affiche trompeuse car Hot Fuzz est une comédie Britanique à la croisée de Full Monty et d'un Monty Python.
Oui j'ose le rapprochement avec la cultissime troupe des Monthy Pyton car tout y est: une histoire délirante, des personnages hauts en couleur, aucune retenue et une fin en forme de n'importe quoi.
Enfin un film pour adulte, ce n'est pas une suite et ca fait du bien.

24 juil.

"The Bubble": chronique d'un amour impossible

Un film qui visiblement fait réfléchir. Qui a fait réfléchir nos 2 rédacteurs: Anne & dbuk1000
the bubble   l'avis
de
Anne & dbuk1000
The Bubble, film israélien d’Eytan Fox (Tu marcheras sur l’eau) m’a littéralement enchantée bien que extrêmement dur et troublant. Le réalisateur nous emporte dès les premières images du film au cœur de Tel-Aviv dans le quartier branché de Shenkin. C’est ici que vivent en colocation les 3 protagonistes : Lulu la vendeuse de produits de beauté, Noam le disquaire et Yali le gérant d’un café. Leur vie va être brutalement bouleversée par l’arrivée d’Ashraf un jeune palestinien rencontre à Naplouse au ckeck point par Noam.

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19 juil.

Delirious: amour, gloire et beauté

  l'avis
de
Julie
une comédie réjouissante

Delirious n'est pas un film qui révolutionnera l'histoire du cinéma. Peut-être... mais comme beaucoup d'autres films. Mais contrairement à d'autres, il a le mérite de tenir la route d'un bout à l'autre. Finalement le spectateur en sort content. Il traite, il faut le dire, tout d'abord d'un sujet essentiel: l'amitié. Et, très vite, il tourne en dérision le petit monde des "people" et surtout ceux qui en vivent et qui gravitent autour, les paparazzi, les fans, les fausses stars de seat come, les agents. Bref tout le monde y passe.

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17 juil.

"Harry Potter et l'Ordre du Phénix": quand l'enfant grandit

  l'avis
de
Julie
Dans la même veine que les précédents épisodes, Harry Potter et l'Ordre du Phénix est un véritable enchantement: pour les grands, les petits, les moins grands et les moins petits. Bref, il est très difficile de cerner le public auquel est destiné ce film. Et pour cause, aucun n'est spécialement visé. On entre, comme par magie, dans l'univers fantastique du jeune sorcier soit par la porte secrète de Victoria Station soit encore par celle du QG de l'Ordre du Phénix. Pas comme un vulgaire voyeur. Le réalisateur, à l'instar de la romancière J.K Rowling, laisse le spectateur se prêter au jeu de l'illusion. Sans cape l'invisilité, ce dernier pénètre dès les premières minutes dans la vie tumultueuse d'Harry qui voit, avec l'âge, les soucis grandir.

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08 juil.

"Die Hard 4": Les nerds ont enfin trouvé leur roi

  l'avis
de
Jérôme
une bonne daube

Il faut oser sortir un nouveau Die Hard 19 ans après le permier opus. Les producteurs l'ont fait et l'on pouvait s'attendre au pire. Bruce Willis n'est pas connu pout être un acteur qui fait toujours des choix judicieux. Sa filmographie cotoie le pire (Hudson Hawk) comme le meilleur (Le Bûcher des vanités ou Pulp Fiction) et l'annonce de cette suite ressemblait à une relance de carrière en proie à quelques bides.
L'histoire tout d'abord: un méchant cyber-terroriste veut neutraliser la mère patrie. Mais malheureusement pour eux John McLane se voit assigner comme mission de protéger un hacker que les terroristes veulent éliminer. Heureusement pour nous.
Michael Bay n'a qu'à bien se tenir car Len Wiseman (le réalisateur) est également un fan de pyrothechnie. Ca pète, ca tire, ca explose dans tous les sens. John chute, tombe, mouille le t-shirt, se fait tirer dessus (+1 pour le t-shirt) mais se redresse. Increvable John, incassable même, le tout servi avec une bonne blague. Les nerds sont également à la fête puisqu'il y a tout plein d'ordinateurs, de réseaux à pirater, de clés à casser. Bref c'est compliqué.
L'histoire vous semble simpliste ? Ne vous y tromper pas elle l'est et c'est ça qui est bon :-)
Quand on va voir Die Hard on ne s'attend pas à du Jean Marie Maurice Schérer, pas la peine de nous assommer avec des dialogues à rallonge ce qu'on veut c'est de l'A.C.T.I.ON. De ce côté là on est largement servi.
On pourra reprocher à Die Hard 4 de ne rien apporter de nouveau à un genre ultra-décliné mais finalement est-ce que l'on reproche à Paul Mc Carthney de faire du Beatles ?
Die Hard 4 est une bonne daube qui s'oublie aussitôt après être sorti de la salle de ciné mais c'est l'été non ?


03 juil.

Persepolis: le fanatisme à l'épreuve de l'humour

  l'avis
de
Julie

Et si l'Iran nous était conté? Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ont gagné un sacré pari, celui de faire dérouler devant le spectateur, sous la forme d'une bande dessinée animée, l'histoire de l'Iran, depuis la chute du Chah en 1979 jusqu'à nos jours. Jamais un film n'avait réussi à traîter jusqu'à ce jour de la condition des iraniens, vue de l'intérieur et de montrer à l'Occident le visage de ceux et de celles qui endurent depuis plus de cinquante ans le joug de dictatures politiques et religieuses.
Mais Persepolis c'est avant tout l'histoire d'une iranienne, Marajane (à laquelle Chiara Mastroianni a prêté sa voix), et de toute sa famille. De son oncle communiste, à sa grand-mère libérée (à laquelle la délicieuse Danielle Darieux a prêté sa voix) , en passant par ses parents un peu passifs et résignés, Marajane retrace les heures les plus sombres de son pays qui troqua un dictateur prétendument moderne à la solde de l'Occident contre une bande de fanatiques enrubannés. Elle le fait avec humour et désinvolture. Mais elle n'en dénonce pas moins l'essentiel: l'horreur d'une guerre de dix ans contre l'Irak, les morts, la bêtise humaine, le sectarisme, les dangers de l'islamisme, l'endoctrinement, les emprisonnements arbitraires, les exécutions sommaires.

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27 juin.

Shrek, le Troisième: ça fonctionne...encore!

  l'avis
de
Julie

Ce troisième épisode des aventures de l'ogre vert s'inscrit dans le droit fil des deux précédents: il est donc drôle et intelligent.
Les critiques l'ont pourtant boudé en dénonçant, à tort, l'absence de créativité, de nouveaux personnages et d'effet de surprise. C'est vrai qu'une fois encore le film tire sa force et son humour de multiples références à des films et tourne en dérision les mythes du genre: Merlin l'enchanteur est une sorte de psy sénile sur le retour et les princesses ont, a priori, le QI d'un moineau.
Mais, malgré tout, si la recette est toujours la même, les ingrédients sont nouveaux et le but recherché atteint.
Cette fois ci, Shrek dont le beau-père, le Roi, est mort (la scène des derniers moments du Roi est d'ailleurs à "mourir" de rire, le roi-grenouille n'en finissant pas de mourir) refuse catégoriquement de reprendre le trône et part à la recherche de l'autre héritier, le jeune Arthur, cousin de Fiona. Ensemble, Shrek, Arthur, le Chat et l'Ane vont devoir affronter l'affreux "Charmant" qui, avec quelques autres icones détestées (les méchantes soeurs de Cendrillon, Gepetto qui a perdu Pinocchio, le Capitaine Crochet), ont fait un putsch et mis à feu et à sang le royaume "Far Far away".
Chaque moment du film est un vrai régal: des anti-héros un peu aigris, aux adolescents boutonneux de l'école d'Arthur (clin d'oeil à Harry Potter à l'école des sorciers) en passant par la revanche des princesses (Merci à Kill Bill et à ses femmes fortes et survoltées), on asssiste à un foisonnement de gags, de répliques délicieusement drôles. Les petites filles ne revêront donc plus de princes charmants et de douces princesses et voudront, peut-être, retrousser leurs manches pour de bonnes causes..Derrière un dessin-animé un peu décalé à l'humour corrosif que seuls les adultes sont à même de comprendre se cache un petit trésor qui tente, au mieux, de renverser les idées reçues.

05 juin.

TEHILIM , en hébreu "Les PSAUMES"

  l'avis
de
DBuk1000
Pas Mal
Le film se passe à Jérusalem dans le milieu juif traditionaliste où l'étude et la discussion des textes sacrés tissent le lien entre les générations d'hommes.
Un père et ses deux fils.
Deux frères, l'un presque homme, l'autre encore enfant.
Ce père et sa femme, la mère.
Ce père et son père.
Ce père et son frère.
Cette femme et sa mère.
Une famille.
Les dits et les non-dits.

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31 mai.

Le scaphandre et le papillon

  l'avis
de
Jérôme
bon
Il y a des livres, comme des films qui nous embarquent disait François Truffaut. Pour moi, Le scaphandre et le papillon en fait partie. La lecture du livre de Jean-Dominique Bauby m'avait beaucoup touché: son histoire, son courage, ses mots. Je ne peux m'empecher de rapprocher J.D. Bauby de H. Guibert qui avait si bien réussi à exprimer sa colère, sa souffrance (je vous conseille la lecture de A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie).
Jean-Dominique Bauby est rédacteur en chef du journal ELLE quand il est frappé par un accident vasculaire qui ne lui laisse que sa paupière gauche de mobile. Il a toutes ses capacités intellectuelles mais son seul lien avec l'extérieur c'est cet oeil.
Ses aides soignantes parviennent à mettre en place un système de communication qui lui permet de choisir une lettre de l'alphabet par simple clignement de son oeil.
Chaque jour il mémorise chaque page de son livre et dicte chaque lettre de chaque mot. Titanesque.
Le film aurait facilement pu sombrer dans le mélo mais, comme le livre, il nous livre le récit d'une expérience forte.
Au-delà du drame, il s'attache à nous faire vivre les sentiments du personnage principal par son unique point de vue. Pour arriver à ses fins Julian Schnabel déploie quelques trésors de mise en scène.
Le son et l'image sont presque toujours en phase avec ce que le personnage principal peut entendre ou voir. Le son est ainsi sourd ou l'image floue quand Jean-Do se réveille ou quand il est fatigué. On est avec lui dans ce corps, véritable prison.
Mais c'est avant tout l'histoire d'un homme: ses rêves, son rapport avec les autres, les femmes en particulier, ses regrets, sa frustration de ce qu'il ne serra jamais.
Tout comme dans le livre, le film tire sa force dans sa sincérité. C'en est une belle adaptation.

18 mai.

Zodiac -Les hommes de l'obstination

  l'avis
de
Julie

Dans son nouveau film, David Fincher s'est écarté du parti qu'il avait pris dans Seven ou encore dans Fight Club, tous deux très "visuels", où la violence (leur sujet commun) était traitée de manière extérieure, grâce à la caméra.
Dans Zodiac, le réalisateur a gagné en pudeur, en maturité.
En réalité, le sujet du film n'est pas la violence bien qu'a priori on puisse le croire. Zodiac retrace en effet l'histoire d'un tueur en série qui,à la fin des années 1960, a semé la terreur en Californie.

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08 mai.

Still Life - supériorité du cinéaste sur le tour-operator

  l'avis
de
dbuk1000

Samedi soir 5 mai, veille du scrutin, Le Balzac à 20 heures affiche complet pour "Still Life" dont la projection démarre avec 20 minutes de retard pour laisser la foule s'installer.
Le phénomène responsable de cet engouement c'est STILL LIFE, Lion d'Or à Venise. Dernier film de "Jia Zhang-ke, dont le nom n'est pas encore familier du grand public, est sans doute le plus grand cinéaste chinois de tous les temps" - dixit la critique du Monde le 30avril.

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03 mai.

Spiderman 3....tant de mauvais choix

  l'avis
de
Julie

Dire qu'on l'attendait serait un euphémisme. On n'avait qu'une hâte depuis le dernier épisode de Spiderman, celle de retrouver Peter Parker, ses contradictions, sa naïveté, son romantisme, bref ce héros hors du commun, ce mec banal aux dons géniaux.
Les critiques, sans même l'avoir vu, nous avaient promis un troisième épisode surpassant les précédents (ça paraissait difficile à croire). On savait que Spidey serait black, un peu bad boy, qu'il serait attiré par le mal etc... Mais connaissant Sam Raimi et vu le deuxième épisode qui nous avait révélé un Spidey un peu torturé, mal dans ses collants, on s'attendait à voir ce dernier luttant contre ses mauvais penchants et empêtré dans de grands dilemnes.
On se doutait qu'il serait question du bien et du mal, que le propos serait peut-être un peu manichéen mais on ne s'attendait pas (non vraiment pas) à être embarqués dans un tel marasme cinématographique.
En résumé, Peter file le parfait amour avec MJ, les new yorkais l'adulent dans son rôle de Spiderman. Mais le gentil héros se révèle vaniteux. Il est fier de lui et enivré par sa gloire. Une substance extraterrestre (métaphore, on l'aura bien compris, du côté sombre susceptible de guetter tout héros à l'égo forcément surdimensionné) l'atteint et il devient très vite coléreux, agressif, orgueilleux, méprisant. Bref insupportable. Boosté par le mal qui est en lui, il doit par ailleurs lutter contre de multiples ennemis (d'ailleurs plus sympathiques que lui): l'homme-sable (qui à lui seul justifiera le détour), le bouffon noir, dont Harry (fils du bouffon vert) revêt les habits pour venger son père et Venom.
Côté coeur, il se montre franchement égoïste et, aveuglé par son narcissisme, il ne perçoit pas la détresse de sa dulcinée qu'il semble d'ailleurs laisser pour compte au profit de sa binôme de physique, Gwen Stacy (jouée par Bryce Dallas Howard, fille de Ron).
Tout cela est confus, compliqué et pourtant très simpliste à la fois. La confusion du film est causée par l'accumulation d'histoires qui s'entremèlent. Mais finalement chacune est sous exploitée (trop de protagonistes), la seule star qui sort de ce chaos d'effets spéciaux c'est Spiderman, le gentil, le méchant, et puis Peter Parker, le gentil, le méchant. Même MJ, tante May, Harry, voire Jonah Jameson (l'affreux rédacteur en chef de Peter joué par J.K Simmons révélé dans l'extraordinaire série Oz) sont occultés. Leurs rôles respectifs sont écrasés par celui de Spiderman.
Si seulement celui-ci méritait tant d'attention....Il n'en est rien. Sans souffrir d'états d'âme, Spidey est une véritable tête à claque. Certes quelques scènes plutôt amusantes nous révèlent un Peter-Spidey imbu et franchement désagréable. Mais Tobey Maguire n'a pas su rendre ce nouvel héros digne d'intérêt. Certes, un peu rigolo, un peu macho, un peu agressif, il ne suscite pas franchement la sympathie. Mais il n'incarne rien d'intéressant. Puis le passage à vide de notre héro laisse place au temps des retrouvailles: retrouvailles de Spidey avec lui-même, avec Harry, avec tante May, avec MJ. Mais au lieu d'exploiter la corde sensible du spectateur (son attachement au héros qu'il attend impatiemment de revoir dans ce troisième épisode), Sam Raimi sombre dans les clichés, s'engouffre dans une pauvre morale simpliste résumée en deux phrases: "dans la vie, il faut faire les bons choix car on a toujours la possibilité de choisir" et "il faut pardonner".
Le réalisateur, malgré les effets spéciaux, la galerie de nouveaux personnages, le côté obscur de notre gentil héros, la supposée maturité de ce dernier, n'a pas su recréer l'atmosphère magique des deux précédents épisodes. Ne serait-il pas encore temps qu'il jette les collants?

31 mar.

La tête de maman, deux films pour le prix d'un

  l'avis
de
Jérôme

Lulu (Chloé Coulloud) est une ado de 15 ans mal dans sa peau. Fille unique, elle se demande si un jour sa mère (Karin Viard) a été heureuse tant la pauvre femme fait peine à voir. Jusqu'au jour ou elle découvre une photo de sa mère aux allures de beatnik fêtarde. Si un jour elle a souri c'est qu'elle sait sourire. Lulu se met donc à la recherche de ce qui a bien pu rendre sa mère heureuse.
Difficile de définir le genre dans La tête de maman. Sûrement parce que c'est d'abord une histoire d'adulte, la recherche du bonheur, vue par les yeux d'une adolescente. On sourit souvent des dialogues savoureux. Les effets de mise en scène sont intelligents. Je pense à la mère assise sur son banc devant un mur qui se transforme en scène de cinéma. Toute cette atmosphère rend la première partie du film plus proche d'une comédie. Le film change de ton, consciemment ou pas, dès que Lulu rencontre Jacques. Il devient plus dramatique, plus grave. Il aborde des grands thèmes.
C'est finalement ce changement de rythme qui déroute le plus. On ne sait plus si c'est un film dôle ou un drame. Le mélange de genres n'est jamais génant au cinéma mais il faut que cela soit harmonieux. La rupture est ici un peu déconcertante.
Reste tout de même des comédiens excellents. Je pense surtout à Chloé Coulloud (découvert par Sylvie Peyrucq qui n'en est pas à son coup d'essai) qui joue juste, Kad Merad excellent de simplicité, Pascal Elbé que j'ai découvert et une mention spéciale à Sarah Cohen-Hadria en adolescente affirmée. J'ai volontairement omis Karine Viard qui, à mon goût, ne devient crédible que dans la deuxième partie du film.
La tête de maman est finalement un film plus riche que l'affiche et le titre ne pouvaient le laisser croire et qui mériterait de trouver son public.

30 mar.

Le come-back, une comédie pas très romantique

  l'avis
de
Julie

C'est certainement le générique de ce sympathique film qui marquera le plus les spectateurs.
Tout commence par un clip ringard des années 1980 où l'on voit Hugh Grant (Alex Fletcher), l'un des 5 chanteurs du groupe Pop, se déhancher. Tous ceux qui ont suivi le top 50 à cette époque là ne seront pas dépaysés et percevront bien vite le clin d'oeil fait à tous ces groupes chéris disparus...si vite, comme Wham, Aha, Francky goes to Hollywood...
Le tableau est dressé: Alex est un has been sur le retour qui se produit désormais exclusivement sur les scènes de parcs d'attraction, de foires rurales et de réceptions. Cora, la nouvelle Star à peine âgée de 20 ans, met en compétition Alex avec d'autres chanteurs eighty's, pour qu'il lui écrive son dernier single, le tout dans un délai d'une semaine. Entre alors en scène par un hasard un peu déroutant (elle vient remplacer une copine pour arroser les plantes du chanteur) la charmante Sophie Fisher (Drew Barrymore) qui a un don particulier pour écrire des paroles de chanson. A eux deux, Alex et Sophie, vont composer le dernier tube de Cora et finir, très vite, par tomber amoureux et blablablablabla.
En réalité le clou de la nouvelle comédie de Marc Lawrence , à qui l'on doit le non moins sympathique Two weeks notice avec le même Hugh Grant et Sandra Bullock est précisément Hugh Grant
L'acteur montre avec le temps qu'il est l'un des acteurs les plus drôles et les plus légers de sa génération. Après le Journal de Bridget Jones et Two weeks notice, Hugh Grant apporte à la comédie romantique la bonne dose d'humour (un peu british, un peu décallée) dont elle pouvait souvent être privée.
Seulement voilà le seul attrait du film est son acteur phare.
L'histoire est un vague prétexte à des dialogues plutôt bien ficelés et drôles. Mais à force de trop vouloir remplir le rôle de ce séducteur un peu snob et décallé, l'acteur devient une vraie caricature de lui-même. Mêmes si les rôles secondaires sont assez bien réussis (l'agent du chanteur joué par Brad Garret et la soeur de Sophie jouée par Emma Lesser) et si Drew Barrymore est plutôt très charmante, le cabotinage excessif de l'acteur leur fait de l'ombre.
Il manque donc beaucoup de romance à cette comédie qui se présente donc comme un one man show de Hugh Grant.

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