Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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27 mar.

300, est-ce que le croisement génétique entre Gladiator, Le retour du roi et de Conan le barbare fait un bon film ?

  l'avis
de
Jérôme

Léonidas, roi de Sparte, entraine avec lui 300 soldats Spartiates dans une guerre illégale contre l'armé Perse. Le film raconte la bataille qu'a livré ces 300 guerriers déployants courage , bravoure et sens du sacrifice inspirant toute la Grèce à résister contre l'envahisseur.

Soyez prévenu, 300 est un film fort en adrénaline. Le casting peut filer un coup de blues à un Schwarzenegger au top de sa forme tant la démonstration de muscle et de tablette de chocolat est impressionnante.
Mais y-a-t-il autre chose ?
Franchement non.
Le film est un énorme cliché. Fade pastiche de Gladiator qui avait au moins le mérite de construire des personnages riches alors que chez 300 ils n'existent pas. Gerard Butler est aussi expressif qu'un poulet dopé aux hormones.
Le tout arrosé par une musique pseudo-religieuse digne du Retour du Roi. Monsieur Znyder, on peut créer une atmosphère dramatique sans passer en boucle les chants Géorgien.
Même la réalisation est lourde. Le ralenti est utilisé à outrance. Dans chaque scènes il y a un plan au ralenti. Le résultat c'est que cela fait un film prétentieux.
Mais que vient faire Franck Miller dans cette galère ? Ami spectateur ne te laisse pas avoir par la mention de Sin City sur l'affiche. La comparaison est digne d'une condamnation pour publicité mensongère.
Ce qui est curieux c'est que tous ces défauts ne font pas de 300 un nanard. C'est juste un film médiocre.

23 mar.

Ensemble, c'est tout: pour être avec eux

  l'avis
de
Julie

Ceux qui ont aimé le livre d'Anna Galvada "Ensemble, c'est tout" (Le dillettante, 2004) auront le bonheur de partager une nouvelle fois la vie de Camille, anorexique et esseulée, de Philibert, noble, bègue au grand coeur, de Franck, jeune cuisinier et rustre et de sa grand-mère, Paulette, qui ne veut pas qu'on la laisse mourir dans une maison de vieux.
Quant aux autres, ils auront la chance unique de découvrir l'histoire de ce quatuor touchant, drôle et attachant.
C'est avant tout une histoire d'amitié: Philibert (Laurent Stocker),qui a hérité pour un court moment de l'immense appartement familial ,décide d'y accueillir d'abord Franck (Guillaume Canet) puis Camille (Audrey Tautou), sa jeune voisine, femme de ménage, à bout de souffle et paumée et enfin la grand mère de Franck, Paulette (Françoise Bertin) .

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06 mar.

Le dernier roi d'Ecosse: vies et morts sous la terreur

  l'avis
de
Julie

Forest Whitaker n'est pas le seul atout de cette oeuvre majeure qui retrace l'époque d'enfer qu'ont vécue les ougandais dans les années 1970, sous le régime d'Amin Dada.
La performance de Forest Whitaker n'est même pas à rappeler. L'acteur est tant habité par le rôle qu'il transpire d'un bout à l'autre (au sens propre et figuré) la folie.
Il incarne à la perfection le rôle de ce dictateur sanguinaire paranoïaque, mégalomane, schizophrène qui, de 1970 à 1979, a semé la terreur dans un pays en quête d'espoir et de repère, en y tuant près de 300.000 personnes.
Le film a pris le parti de décrire l'homme vu du regard d'un jeune médecin écossais, Nicholas Garrigan (James Mac Avoy) .Amin qui se prend d'affection pour ce dernier décide très vite d'en faire son médecin personnel puis son plus proche conseiller. Pogressivement celui-ci prend conscience de la folie de son protecteur.

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02 mar.

Lettres d'iwo Jima, lettres de guerre

  l'avis
de
Julie

Le film dépeint, avec un très grand esthétisme la bataille au cours de laquelle les troupes américaines ont fait tomber Iwo Jima, île stratégique pour le Japon, au cours de la seconde guerre mondiale.
C'est plus particulièrement les derniers jours de soldats japonais que Clint Eastwood nous raconte à travers la lecture, en voix off, des lettres que ces derniers ont pu écrire à leur famille.
Si le film montre avant tout l'absurdité de la guerre en général, il décrit aussi avec sensibilité les qualités humaines essentielles: le courage, l'honneur, la volonté, l'amitié. Il rappelle aussi les comportements moins glorieux de ceux qui, d'un bord comme d'un autre, sont violents et inhumains.
Le réalisateur ne prend pas parti. Au contraire. Il laisse le spectateur face à l'absurdité de la guerre.
Mais il montre aussi combien la culture japonaise est très différente de la culture occidentale, comment les hommes préféraient alors se donner la mort plutôt que voir la défaite de l'empire.
L'honneur décrit ici est plus fort que celui qui est communément admis par les occidentaux.
Mais le film n'est en rien manichéen car alors que la bravoure de certains soldats qui se tuent peut y être saluée, le "déshonneur" ayant conduit certains à se rendre ou à refuser même de se suicider n'y est jamais condamnée.
La description de la "guerre des cavernes" est sublime. Le spectateur est plongé tout le long du film dans une couleur à peine descriptible: entre le jaune, le vert, le marron, le noir, le sang. Il a l'impression d'être engoncé dans du sable noir, celui de l'île, ou dans du sable rouge, celui des cavernes.
La musique n'est pas en reste et on peut féliciter ici Kyle Eastwood, qui n'est autre que le fils de...
La longueur du film , 2 h19, ne doit pas faire reculer le spectateur qui constatera une nouvelle fois le génie de Clint Eastwood.

27 fév.

"La vie des autres" ou la symphonie de l'homme bon

  l'avis
de
Julie

Ce film est certainement l'un des meilleurs de ce début d'année 2007. Il tire sa force du sujet dont il traite (la police politique en RDA à la fin de la guerre froide et l'atteinte à la liberté de pensée) mais également de la manière dont il a décidé de l'aborder, à travers le regard d'un membre de la Stasi qui comprend progressivement les dangers du système dont il est l'un des rouages.
Wiesler, laborieux policier de la Stasi, est chargé sur ordre du ministre de la culture de surveiller un célèbre écrivain, Georg Dreyman et sa compagne , l'actrice Christa-Maria Sieland, soupçonnés d'appartenir à un groupe d'intellectuels opposé au Parti.
Progressivement, Wiesler tombe sous le charme de ce couple qui baigne dans la culture, le romantisme, le raffinement.
Il comprend la pression subie par l'actrice qui la pousse dans les bras de l'odieux ministre qui se sert du Parti pour tenter de faire sombrer l'écrivain. Il cherche à réunir le couple et bien vite à les protéger du système. Quand il s'avère que l'écrivain participe effectivement à une entreprise de déstabilisation du Parti en faisant passer clandestinement des articles subversifs à l'Ouest, Wiesler est prêt à tout pour cacher les informations qu'il détient.
Sa fascination n'est pas celle d'un voyeur mais celle d'un homme sensible qui perçoit les limites et les incohérences du communisme qui annihile toute pensée et toute créativité.
Dans un premier temps le film est là pour nous décrire le calvaire qu'ont dû subir les intellectuels de l'Est pendant la guerre froide et l'atteinte à toute liberté de pensée.
Et puis, progressivement il nous montre le regard d'un homme, intrinsèquement bon, qui, avec pudeur et humilité va oeuvrer pour le bien être de ce couple d'intellectuels au prix de sa propre existence.
Dans cette atmosphère étouffante, il nous montre aussi comment l'Homme a pu être prêt, dans cette période sombre de l'histoire, à s'asservir, à vendre son âme, son corps au Parti et à trahir les siens.
Ce qui est fascinant dans ce film c'est la mesure et la pudeur avec laquelle il dépeint des sentiments qui se révèlent pourtant extrêmement forts.
Ce chef d'oeuvre est incontournable et mérite son oscar du meilleur film étranger.

26 fév.

"INLAND EMPIRE", attention chef d'oeuvre

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de
dbuk1000

Attention chef d'oeuvre!!! Mais à ne pas mettre entre toutes les mains: INLAND EMPIRE, le dernier né de DAVID LYNCH.
Celà ressemble à un film mais ce n'est pas un film mais plutôt une chorégraphie des rêves sur la sublime musique de PENDERECKI. C'est un long ( près de 3 heures) voyage onirique au cours duquel David Lynch vous invite à participer à une forte expérience psychique de déconstruction puis de reconstruction de l'univers des rêves et des angoisses de son héroïne. Comme dans un rêve, vous passez de l'inconscient au conscient et vous sombrez à nouveau dans l'inconscient. Les limites matérielles sont effacées ; des scènes commencent sur Hollywood boulevard en été et se prolongent dans la vieille ville de LODZ en hiver. L'univers de LYNCH est "poreux" comme dans un rêve on pense attraper le réel et il s'efface et le spectateur passe au travers du miroir subjugué par la beauté impitoyable des visages, des perspectives inquiétantes des lieux, des jeux des lumières, des détails architecturaux ou sordides.Le spectateur devient acteur du rêve. Déconcertant et épuisant.
J'ai pensé à BUNUEL, à FELLINI, à POLANSKI, à KUBRICK et à BERGMAN.
Mais j'ai surtout pensé à BRUNO SCHULTZ et à ses BOUTIQUES de Cannelle.
Courrez- y vite avant qu'il ne soit trop tard.

21 fév.

"La nuit au musée" - une comédie calibrée pour les vacances

  l'avis
de
Jérôme

Larry (Ben Stiller) désespéré de passer pour un looser aux yeux de son fils décide d'accepter le travail de veilleur de nuit au musée d'histoire naturelle qu'on lui propose. Il va très vite s'apercevoir que le dicton "c'est la nuit que le musée s'éveille" peut devenir une réalité effrayante.
Attention, si vous vous attendez à voir Ben Stiller et Owen Wilson dans un de leur fameux duo (Stasrky & Hutch par exemple) il vaut mieux passer son chemin. La nuit au musée n'est ni corrosif ni vraiment drôle. Certes on sourit mais ce film est clairement calibré pour être une comédie familiale qui louche vers les spectateurs âgés entre 8 et 12 ans.
Bien sûr, les effets spéciaux sont bien réalisés. Bien sûr, l'histoire fonctionne. Mais naïvement je m'attendais à un peu plus.
Il restera des acteurs mythiques dans des seconds rôles (je vous conseille de jeter un coup d'oeil à la fiche IMDB de Mickey Rooney) et une comédie plaisante mais surtout pour les plus jeunes.

15 fév.

Bobby: l'histoire d'espoirs perdus

  l'avis
de
Julie

Sur fond d'une tragédie historique, l'assassinat de Bobby Kennedy, le 5 juin 1968, Emilio Estevez retrace le destin d'une vingtaine de personnes toutes présentes à l'Hotel Ambassador, le soir du drame.
Le propos du film est assez ambigu: on ne sait pas si l'assassinat politique est un prétexte pour fournir une consistance à ce qui est en réalité un simple film chorale ou si cette tragédie a véritablement marqué les destins qui s'y croisent.
Le réalisateur a certainement voulu montrer quels étaient en 1968 les problèmes sociaux et politiques que rencontraient les américains et principalement la guerre du Vietnam, le racisme, la drogue.
Mais en vérité les malaises qu'il dépeint sont assez intemporels et sont essentiellement des tragédies humaines ordinaires.

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12 fév.

Blood Diamond - la bonne conscience politique et le cinéma à grand spectacle font-ils bon ménage ?

  l'avis
de
Jérôme

Le film débute par une déclaration de foi des principaux négociants en diamants qui veulent interdire le traffic en provenance des pays en guerre dont la Sierra Leone.
Danny Archer (Leonardo DiCaprio) est un traffiquant de diamants sans foi ni loi. C'est en prison qu'il rencontre Solomon Vandy (Djimon Hounsou) un pecheur réduit en esclavage par les rebelles après avoir été arraché à sa famille. Solomon a réussi à cacher un diamant rose extrêment rare.

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02 fév.

Little children ou la nouvelle Madame Bovary

  l'avis
de
Julie

Le film commence un peu comme un épisode de Desesperate Housewives.
Dans une banlieue chic du Massachusset, les femmes ne travaillent pas, s'occupent de leurs petits enfants et ont donc beaucoup de temps à perdre. Elles fantasment donc. Sur un homme, Brad Adamson (Patrick Wilson) qui, tout comme elles, ne travaille pas et s'occupe de son petit garçon de trois ans. Mais coincées et pétries de principes, elles n'osent pas s'approcher du "Roi de la promo" (comme elles le dénomment) . Seule Sarah (Kate Winslet), qui n'apparaît pas comme une bourgeoise américaine mais plutôt comme une bobo décallée, parvient à aborder le bel homme, à s'en faire un ami puis un amant.

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01 fév.

Mon Beau Rocky

Julie vous à livré une critique de Rocky il y a quelques jours. Moma, n'était pas tout à fait d'accord, donc voici la sienne.
  l'avis
de
Moma

Est-il possible de d'affirmer qu'à fin Janvier, on a vu le film de l'année, et que quoi qu'il arrive, on ne verra rien d'aussi beau, d'aussi bien ?

Rocky Balboa est un mythe, un film vintage pour les nostalgiques d'années passées, qu'on entretient grace aux médias, à la télé, au ciné, à la radio, en redifusant toujours les mêmes chansons, en diffusant toujours les mêmes Rabbi Jacob, en faisant des films sur des séries télé super cheap mais qui sont gravées dans nos disques durs. Rocky Balboa part sur le même principe que les Bronzés 3, faire du neuf avec de l'ancien, faire plaisir aux fans, se souvenir, et passer un bon moment.

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29 jan.

Nos jours heureux...pour un vrai moment de bonheur

Le DVD de Nos jours heureux vient enfin de paraître... Une chance pour ceux qui vont le découvrir... Une réjouissance pour ceux qui l'ont déjà vu. Car ce film n'est pas seulement une comédie tendre , c'est un petit bijou, un vrai moment de bonheur.
C'est sur fond d'un séjour de colonie de vacances que les deux réalisateurs (Eric Toledano et Olivier Nakache) nous rappellent nos vieux souvenirs d'enfance et d'adolescence avec une justesse et une sensibilité sans égal.
Tout commence comme tout finit, sur un quai de gare. Dès ses premiers instants,le film prend le soin de peindre les protagonistes principaux: l'équipe d'animation autour de Vincent,le directeur un peu stressé (joué par le talentieux J-P Rouve), les enfants et leurs parents. Et puis, et surtout une ambiance, une sacrée ambiance même!!! Pendant les trois semaines de colo, tout ce petit monde va apprendre à se connaître et à s'aimer et finir par se quitter.
Le film ne tombe jamais dans la caricature ou la lourdeur et c'est ce qui en fait une vraie bonne comédie. La finesse des dialogues et le réalisme des situations en sont les ingrédients magiques.

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25 jan.

Rocky Balboa: the eye of a loser

  l'avis
de
Julie

Ceux qui aimaient chez Rocky son côté atypique de brute épaisse au coeur tendre ne seront pas déçus. Car dans cet ultime épisode, le boxeur est réduit à cet aspect.
Rocky quincagénaire suscite beaucoup de pitié et peut être un peu de tendresse. On le sent paumé, désorienté. Hanté par le souvenir d'Adrian, Rocky pleure (vraiment). Il pleure sur ses amours passées: sa femme et la boxe.
Aujourd'hui, il n'a plus que son restau, son beau-frère Paulie pour l'écouter. Même son fils le fuit.
Il décide alors de récupérer sa licence pour se battre et pour prouver qu'il n'est pas seulement un loser abandonné.

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11 jan.

Casino royale: un autre james Bond à éviter

  l'avis
de
Julie

Finalement, le seul atout du nouveau James Bond réalisé par Martin Campbell sera qu'il ne ressemble pas aux sempiternels autres James Bond.
L'espion (Daniel Craig) ici est novice, voire un peu niais (n'importe qui aura vite compris que la jolie Vesper Lynd (Eva Green) joue un jeu trouble).

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09 jan.

Coast guards (the guardian): Sauve qui peut!

  l'avis
de
Julie

Difficile d'imaginer pire que ce film de Andrew Davis relatant l'histoire d'un légendaire héros (Kevin Costner) qui,après avoir subi le pire des drames (la perte de son équipe au cours d'une opération de sauvetage en pleine mer) est relégué au rang d'instructeur intraitable de l'élite promise au brillant avenir de guardes-côte.

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