Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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05 fév.

La taupe: Smiley ou l'anti Eytan Hunt

Les films d'espionnage ont, aujourd'hui, des allures de volcans en feu. Pendant deux heures, l'espion fait le tour du monde, en utilisant tous les moyens de transport possibles. Avec n'importe quoi, il faut sauter un immeuble de 300 mètres de haut. Ou bien il l'escalade. Il y a le style James Bond (que je déteste) ou le style Eytan Hunt (que j'adore). Dans Mission Impossible, Protocole fantôme, le spectateur sortait d'un film de deux heures en ayant l'impression d'avoir traversé le monde en sautant main dans la main avec un Tom Cruise plein d'énergie et d'humour. Le succès était mérité. Le film a remis à l'honneur le film d'espionnage dans sa version action. La Taupe remet lui aussi à l'honneur le film d'espionnage mais cette fois dans sa version psychologique. On quitte le Kremlin en feu ou l'immeuble ensablé de Dubaï pour rejoindre Londres dans les années 1970. Georges Smiley (Gary Oldman est mon préféré pour les oscars 2012, sans aucune contestation), personnage clé des romans de John Le Carré, est le bras droit du président du Circus (MI6), Control (merveilleux John Hurt). Après une mission ratée qu'il a organisée à Budapest pour tenter d'obtenir le nom d'une taupe, Control est mis à la retraite.

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24 dec.

A dangerous method: de l'ambivalence du genre humain

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de
Julie
Peu de réalisateurs se sont essayés à parler de la psychanalyse. Méconnue, mal connue, mal aimée, décriée, chérie, vantée en ville, la psychanalyse est presque absente au cinéma. Mis à part un divan, au détour de deux scènes woodyalleniennes (Une autre femme, interiors, Annah et ses soeurs etc..), je compte sur quelques doigts les films qui, sans vraiment en parler, l'évoquent. Me viennent à l'esprit Le journal d'un séducteur (divertissant), Un divan à New York (affligeant), Petites confidences à ma psy (presque autant affligeant). Viennent ensuite les films très profonds à la forte portée psychanalytique (très nombreux mais hors propos) et encore les autres où au-delà de la psychanalyse est abordée la folie humaine: Vol au dessus d'un nid de coucou, Frances, Shutter Island, Pas de printemps pour Marny etc...Autrement dit, le cinéma boude la vraie psychanalyse. David Cronenberg remédie complètement à ce marasme en réalisant non seulement un film sur la psychanalyse mais un film sur l'origine de la psychanalyse avec en guest stars pas moins que le père de la psychanalyse - Freud- et son élève - Jung-.

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13 dec.

Shame: rien que pour Michael Fassbender

  l'avis
de
Julie
Avec une voix quasi hypnotique et chaude, avec des yeux bleus dans la profondeur desquels n'importe qui se perdrait, avec une classe qui ferait rougir un gentleman anglais, Michael Fassbender incarne progressivement dans Shame solitude, douleur, dépression et perdition. Avare en dialogues, doté d'une photographie exceptionnelle et d'une BO magnifique, Shame montre. Si le cinéma se réduisait à l'esthétique, Shame mériterait tous les prix. Prix de la beauté. Le film est beau comme un papier glacé. On crie partout au chef d'oeuvre. Michael Fassbender est primé à Venise (mérité). Et pourtant...Shame a résonné en moi en creux. Le propos m'a vite échappé. Mon attention était captée par tout sauf par ces images qui se succédaient, moroses, pales et tristes. Le 7ème art peut-il se réduire à la beauté?

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11 dec.

Blogs cinéma: le best-of S05E13

A l'approche des fêtes de fin d'années le best-of perd toujours quelques éléments. Cette semaine ils sont au nombre de deux, les plus fidèles n'auront pas beaucoup de mal à les trouver...
- Cineblogywood : Martin Scorsese à Paris - le syndrome de Marty
- Filmosphere : Mission impossible, Brad Bird réussit son pari
- Cinefeed : Intouchables (encore) loin devant
Et au rayon des invités...
- Cinefriends : Michael Fassbender, l'acteur qui monte qui monte...
- CVuParMoi : Critique de Footnote - Comédie Romantique : Bande-annonce de l'amour dur 3 ans

01 dec.

Time out: grosse perte de temps

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de
Julie
Voilà un film dont la bande annonce était prometteuse. Rythme attelant, future proche, donc science fiction angoissante, acteurs dynamiques, jeunes et dans le coup (Justin Timberlake qu'on ne présente pas, Vincent Kartheiser, un des acteurs Mad Men, Cillian Purphy, un des acteurs de Bateman et Amanda Seyfried vue, notamment, dans Véronica Mars, Big Love, Mama Mia, Letters to Juliet...). Quelle déception ai-je eue en lisant les critiques dans mes journaux préférés. L'unique étoile décernée aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Il m'en fallait plus, visiblement. Je n'aurais, décidément, pas dû perdre mon temps en allant voir Time out, mardi soir... La bande annonce est mensongère. Il n'y a pas de rythme attelant. Il n'y a pas d'angoisse non plus. Nos jeunes acteurs frais et dynamiques sont perdus dans un marasme cinématographique, dans un scénario plat comme une limande.

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20 nov.

Twilight 4,1ère Partie: Révélation. Suite et presque fin.

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de
Julie
Evidemment, je ne pouvais manquer la première partie de l'ultime épisode. Samedi matin, première séance. La salle noire était presque à moi. Sans aucune surprise, je savais exactement ce qui m'attendait: Le mariage, le voyage de noces, la première nuit d'amour, la grossesse difficile et l'accouchement fatal. Les fans lecteurs de la première heure ne vont donc rien apprendre. La curiosité n'est pas dans la fin mais dans les moyens. Comment la cérémonie du mariage d'Edward Cullen et de Bella Swan va-t-elle se dérouler? Surtout, après tant de frustrations surmontées par les protagonistes - et subies par les spectateurs, accessoirement - la première fois sera-t-elle à la hauteur des attentes? Enfin, comment cette grossesse fatale sera-t-elle montrée? La douleur de la future maman pourra être suffisante?

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26 oct.

Polisse: extrêmement fort, incroyablement vrai

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de
Julie
Je voulais le voir depuis des mois. C'est fait depuis mardi soir. Je suis sortie sonnée de ce combat de boxe. Car des claques, j'en ai pris pendant 2 heures. Des claques d'horreur, de bonheur, de peur. Rarement un film m'aura autant troublée, touchée, très profondément aux tripes. Je me suis assise sur mon siège de cinéma. A peine le générique de début commencé, mon siège cosy s'est soudainement transformé en un siège de manège de fête foraine, celui qui vous monte dans les airs pour vous en descendre presque instantanément. Mes tripes ont été tordues, dans tous les sens pendant 2 heures. Suivre la Brigade de protection des mineurs de Paris est une épreuve, une expérience dont on ne peut sortir indifférent. La succession d'affaires suivie par la brigade est ponctuée d'autres histoires, celles des membres de la brigade et celle de la brigade au quotidien.
Il y a les enfants et derrière eux leurs protecteurs. De nuit comme de jour, ils veillent sur eux. Plus qu'un métier, c'est une mission, une vie. L'on voit défiler devant nos yeux des hommes et des femmes qui mettent de côté leur existence personnelle pour mieux servir les enfants. Bien sûr, pas n'importe lesquels. Ceux qui sont violés, tripotés, jetés, maltraités, mal aimés. La souffrance qu'ils vivent mêlée à leur candeur est portée à l'écran sans concession, ni fard. Polisse ne laisse aucune place au compromis. La laideur est perceptible. La souffrance presque intolérable. Et pourtant, les dialogues piquants et vifs savent faire preuve d'humour. On rit, on pleure, on frissonne, on a peur.

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19 oct.

Drive: Hypnotique ballade à LA

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de
Julie
J'aime Michael Mann. Plus encore j'aime le Michael Mann des années 1980. Je suis une fan absolue du Sixième sens. J'aime encore les lumières du cinéma des années 1980. Les couleurs, le ton. Tout me plaît. Est-ce par nostalgie? Ou bien parce qu'à cette époque, le cinéma faisait moins de concessions, était plus cru, osait. Voir un générique qui déroule simplement le nom des acteurs en rose bonbon sur fond noir provoque en moi une émotion. Je repense alors à Brian de Palma, à Body double. Je ne vous ai pas encore parlé de musique. C'est ce que je retiens de manière prédominante des films de Mann mais encore de ceux de Ridley Scott. Belle époque que celle où les flics avaient des allures de bandits. Belle époque que celle où on faisait des films où il ne se passait pas grand chose et où pourtant l'on pouvait être troublés en quelques instants. Bien heureusement Michael Mann est encore là. Il y a 10 ans à peine il nous offrait Collateral. On était loin alors des lumières des années 1980. Mais le ton était là. Ballade nocturne folle dans les rues de Los Angeles. Folie portée par un Tom Cruise habité. Quel bonheur, quelle jouissance d'avoir pu encore ressentir cet étrange sentiment en découvrant Drive. Dès les premières images, on est portés quelques 25 ans en arrière. La musique suit l'image, provocante. Tom Cruise a laissé sa place de tueur froid sans concession à Ryan Gosling. Ce dernier ne se laisse pas conduire cette fois, à travers les rues froides et interminables de Los Angeles. Ryan Gosling tient le volant. C'est lui qui conduit sans poser de question.

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25 sep.

Crazy, stupid Love: l'amour de 13 à 44 ans

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de
Julie
Steve Carell, c'est d'abord l'acteur de 40 ans toujours puceau. Jude Apatow a quelques dons, parmi lesquels dénicher des perles rares et oser l'impensable. Quelques années et plusieurs films plus tard, Steve Carell n'a plus à démontrer son talent. Il est l'acteur comique incontournable. Et pourtant, derrière sa mine presque figée et son humour cocasse, l'acteur sait endosser des rôles plus sérieux. Il sait manier à la perfection humour et désespoir, amour et drame. Dans Crazy, Stupid Love, il campe un quarantenaire, Cal, qui, au cours d'un dîner banal, se voit demander le divorce par sa femme, Emily (interprétée par la parfaite Julian Moore), dont il partage la vie depuis près de trente ans. Un amour de jeunesse avec lequel on s'est marié peut-il subsister à l'effet du temps? Pour Emily qui vient de le tromper avec un collègue (décidément le temps est sans aucun effet sur Kevin Bacon), le sort de leur couple est scellé. Cal quitte le foyer, sans broncher ni se défendre, résigné par la sentence prononcée par Emily. Il plonge son désespoir dans des vodka-crumberry qu'il sirote à la paille dans un bar de célibattants. Pleurant haut et fort sa rupture et l'infidélité de sa femme, un jeune trentenaire, pilier du bar, qui fait tomber chaque soir une nouvelle femme entend la complainte de Cal. Jacob (merveilleux, magnifique, parfait Ryan Gosling), qui semble bien être l'opposé de Cal, décide de le prendre en main et de faire de lui un tombeur.

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28 aoû.

Super 8: E.T., 30 ans plus tard

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de
Julie
Agée de 8 ans, j'avais découvert pleine d'émotion E.T. Dans la cour de l'école, on était toutes amoureuses d'Eliot. Et bien sûr, nous avions tou(te)s pleuré. Près de 30 ans plus tard, alors que ma fille a aujourd'hui l'âge que j'avais en découvrant les mésaventures du petit extraterrestre, c'est avec nostalgie que j'ai vu Super 8. Vous l'aurez compris, le film est indéniablement un hommage à l'oeuvre de Spielberg. Mais pas seulement. C'est aussi un hommage au cinéma. Eliot est remplacé par Joe, cinéphile averti, qui, avec sa bande de copains (sorte de nerds de la fin des années 1970) décident de faire un film sur des zombies.
L'émotion qui, dans E.T., était recentrée sur la relation entre le petit garçon et son ami venant d'une autre planète, se déplace ici au début du film qui commence par un drame. Joe perd sa mère victime d'un accident du travail tragique. Le petit garçon vit son deuil seul aux côtés d'un père froid et distant. C'est donc dans les films qu'il tourne avec ses copains que le garçon parvient à sortir, peu à peu, de la tristesse.

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25 juil.

Harry Potter et les Reliques de la mort, 2ème partie: l'apothéose

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de
Julie
Harry Potter fait partie de notre culture depuis plus de 10 ans. Un peu comme Twilight depuis 4 ans. Mais Harry Potter ne touche pas que les midinettes de 12 à 20 ans (ou plus d'ailleurs). Harry Potter ne touche pas qu'une tranche d'âge, qu'une catégorie de personnes. Harry Potter a une portée universelle comme bien peu de sagas cinématographique en ont. Avec ce dernier opus, Daniel Yates finit la série en apothéose. Lors de la sortie de la première partie des Reliques de la mort qui racontait le voyage en solitaire des trois principaux protagonistes, beaucoup de spectateurs avaient déploré la lenteur du film et l'absence de scénario. Cette première partie préparait en douceur la seconde dont le rythme est effréné et sans répit. On peut regretter que les deux films n'aient pu tenir en un. La rupture aurait été davantage ressentie. Au lieu de cela, le réalisateur a opté pour un choix: celui de suivre scrupuleusement chacune des étapes du dernier roman, le plus long des sept, en plus de 4 heures 30 de film...Pas ou peu d'adaptation donc. L'effet escompté est atteint. Après la quête lente et angoissante, Harry, Ron et Hermione vivent les dernières heures de leur lutte acharnée contre le Seigneur des ténèbres dans le sang, la fureur, la mort.

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15 juil.

Un amour de jeunesse: L'ennui plutôt que l'envie

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de
Julie
Le premier amour. On l'a tous vécu, on en a tous été imprégnés longtemps. Il laisse, le plus souvent, des traces de douleur et fait rarement écho à la joie et au bonheur. C'est ainsi. Le premier amour est la répétition de la blessure amoureuse originelle. Celle qu'on a besoin de panser, celle à laquelle on pense inconsciemment très, trop longtemps. Le complexe d'Oedipe ne se résout pas facilement. L'homme qu'on aura jamais, la femme qui ne sera jamais nôtre, ceux là, on croit les aimer et en réalité ce sont ceux dont on a besoin pour souffrir. Brèves de comptoir mises à part, Un amour de jeunesse traite bien de ce sempiternel drame que tout un chacun a vécu. Camille a 15 ans, Sullivan 19. Ils s'aiment passionnément. Mais la jeune fille souffre. Elle souffre de ce que le jeune homme lui échappe, ne lui appartient pas, disparaît pour réapparaître à sa guise. Elle est possessive, dépendante, déprimée, dépressive. Lui avide de liberté, comme un cheval fou, l'aime aussi, mais à sa manière. Sans faire de manière. Il aime la "manger" mais l'état de dépendance dans lequel leur amour la met le fait fuir. Suis le, il te fuit, comme dit le proverbe. Bref, elle c'est la jeune fille en fleur parfaite et lui le jeune homme égoïste et immature dans toute sa splendeur. Quand Sullivan part une année faire le tour de l'Amérique du Sud, il ne donne pas cher à son amour. Bien qu'il berce sa bien aimée d'illusions, après quelques mois d'une correspondance épistolaire pathétique, il la quitte car les reproches qu'elle lui fait à distance sont trop lourds à porter. S'ensuivent le chagrin, la dépression.

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14 juil.

Une séparation: Maris et femmes

  l'avis
de
Julie
Par petites touches, avec pudeur et de manière presque imperceptible, le réalisateur nous raconte la mort d'un couple qui se cristallise autour d'un drame. Les préjugés que le spectateur serait tenté d'avoir au début du film, le quittent progressivement. Dans un couple qui se déchire, il y a rarement un seul coupable mais toujours deux victimes, et d'autres victimes collatérales. "Une séparation" commence devant un juge. Une femme, voilée au minimum, jolie, les cheveux colorés, a pris sa décision. Elle veut quitter l'Iran avec sa fille. Ce voyage vers une destination inconnue, c'étaient eux qui le voulaient. Puis l'état du père du mari atteint de la maladie d'Alzheimer s'est aggravé. Le mari a abandonné ses projets pour rester auprès de son père, en Iran. Le couple se déchire devant le juge. La femme peut partir, le mari rester. Chacun est libre. S'ensuit une séparation, le départ de la femme. Simin laisse son mari et sa fille. Mais elle ne part pas dans un pays lointain. Elle reste à Téhéran. Chez ses parents, dans l'attente. Nader reste auprès de son père avec sa fille. Simin partie, il doit trouver une aide pour son père. Il embauche alors une femme, très voilée, sans avoir au préalable obtenu l'accord du mari de celle-ci. Mais après une première journée de travail où elle doit assumer de multiples taches dont celle de laver le corps nu du malade, elle promet à Nader de proposer le poste à son mari au chômage. Quand Nader rencontre cet homme, il ne lui dit pas que sa femme est venue travailler une journée. Premier mensonge d'une série d'autres qui conduiront à un drame. L'homme aux yeux injectés de sang, qui paraît déséquilibré, ne viendra pas. Sa femme sera contrainte de retourner travailler le lendemain chez Nader.

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19 juin.

Beginners: la vie qui recommence

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de
Julie
Beginners commence par un deuil. Ou par deux, en réalité. Quand Oliver (Ewan McGregor est décidément un acteur caméléon, capable de tout et magnifiquement sensible) perd son père, après une longue maladie, il perd une nouvelle fois sa mère, décédée quelques années plus tôt. Il se souvient que son père lui avait alors annoncé son homosexualité. A peine sorti du placard et commençant seulement à vivre une vie franche et conforme à ses envies, Hal (Christopher Plummer est extraordinaire en vieux gay de 75 ans) apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable. Il décide de vivre le reste de sa vie en cachant sa maladie à ses proches (sauf à son fils) et de goûter les instants qui lui restent sans limite mais sans folie pour autant. Oliver ne le quitte plus et l'accompagne dans ce voyage épicurien. Quand il perd son père, Oliver est seul et profondément déprimé. Il ne parvient pas à recommencer à vivre. Il réalise qu'il n'a jamais vraiment commencé sa vie. Depuis que sa mère est morte, il ne s'attache pas et reste un électron libre. Sa vie bascule lorsqu'il fait la connaissance d'une jeune actrice française (campé par l'adorable Mélanie Laurent qui, pour une fois, ne minaude pas et sait être authentique) qui par sa douce folie l'attire. Elle a l'excentricité de sa mère et surtout un don: celui de le comprendre. Commence alors une nouvelle vie pour Oliver qui peu à peu parvient à faire ses deuils.

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15 juin.

Limitless: à consommer avec modération

  l'avis
de
Julie
Et s'il existait une pilule qui vous permettrait en 10 secondes de trouver la réponse à n'importe quelle question qu'on vous pose, qui vous doterait d'une force sans limite, vous donnerait tous les moyens nécessaires pour affronter n'importe quel obstacle, de n'importe quelle nature? La prendriez-vous? Pensez-vous qu'une telle pilule du bonheur puisse n'avoir aucune contrepartie, aucune conséquence? Mais quels que soient ses effets secondaires hésiteriez-vous à la prendre si vous étiez dans le creux de la vague, sans argent, ni idée, sans femme ni emploi? Eddie Morra (interprété par le beauuuuuu Bradley Cooper) est un écrivain raté, sans idée, dont la petite amie vient de le quitter. Quand son ex beau frère le rencontre par hasard dans les rues crasseuses de New York pour lui proposer cette pilule miracle, Eddie n'hésite pas longtemps. Il se trouve vite mêlé au meurtre de son beau frère tué peu après qu'il a goûté à la pilule. Il trouve, heureusement, les dernières munitions cachées soigneusement par le dealer assassiné. Bientôt propulsé vers des sommets qu'il ne croyait jamais pouvoir atteindre, l'écrivain connaît tous les succès: il écrit son roman en quelques jours, devient un tombeur, sa petite amie lui revient. Constatant qu'il peut apprendre n'importe quoi en un minimum de temps, il investit en bourse et devient un conseil financier incontournable. Les problèmes ne sont jamais très loin. Il est suivi de près par d'étranges personnes.

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