Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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11 juin.

X-Men: Le Commencement. Des héros d'après guerre

  l'avis
de
Julie
Le coeur du vingtième siècle. Deux dates. 1944 d'abord. Puis 1962. Au commencement, il y a la guerre qui fait rage en Europe. On quitte le château luxueux d'un petit garçon anglais pour atterrir dans la boue d'un camp de concentration en Pologne. On ne se s'attarde pas aux côtés du petit anglais aux cheveux roux. La seule image remarquable qui nous est livrée est celle d'une petite fille bleue dont la peau ressemble étrangement à celle d'un caméléon. Elle vient de faire irruption dans la cuisine du château pour discuter avec le garçon. L'image d'après, nous voilà propulsés dans l'horreur. Cette image, celle de ces soldats allemands, de ces juifs qu'on déporte, de ce portail métallique qui se plie sous le coup de la colère d'un petit enfant déporté à la vue de ses parents qu'on conduit loin de lui, on la connaissait déjà. C'est avec elle qu'on était entrés, la première fois, dans l'univers des X-Men. Mais dix ans plus tard, on s'attarde sur les portes de l'horreur. On pénètre dans "le cabinet" du médecin du camp. Le nazi a d'autres armes que celles des soldats. Il ne consulte pas. Il expérimente. Mais l'arrivée du jeune garçon, Erik Lehnsherr, trouble quelque peu le docteur Sebastian Shaw (éternel Kevin Bacon qui, étrangement, ne vieillit PLUS). Les pouvoirs que détient le jeune garçon sur les objets métalliques le fascinent. Ils ne sont déclenchés qu'en cas de colère extrême. Quelques années plus tard, c'est une nouvelle guerre qui s'annonce, celle qu'on dénommera la Guerre froide.

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02 juin.

La défense Lincoln: un polar inégal

  l'avis
de
Julie
La défense Lincoln, c'est un style de vie, celui qu'a adopté Michael Haller (excellent Matthew McCogaughey), avocat de terrain, à mi-chemin entre le cabotin séducteur et le détective opiniâtre. Lincoln, pour sa longue voiture noire, conduite par son chauffeur homme à tout faire, et dans laquelle il exerce son métier de manière ambulante. Pas de cabinet en haut d'un building, Michael Haller est l'avocat de la défense, des meurtriers, des dealers, des voyous. Mais tant qu'il ne voit pas dans les yeux de ses clients la certitude de la culpabilité, l'avocat est prêt à tout pour les sauver de la prison, de la peine de mort. Aidé par son propre détective qui lui trouve les preuves impossibles dont il a besoin pour prouver l'innocence de ses clients, Michael Haller se bat contre les procureurs généraux et parmi eux, son ex-femme (campé par une Marisa Tomei moins jolie qu'à l'accoutumée), avec laquelle il entretient des rapports ambigus. Son train-train habituel est rompu quand il doit s'occuper de la défense d'un client richissime accusé d'agression sexuelle et de tentative de viol contre une prostituée. Très vite, l'avocat réalise que son jeune client Louis Roulet (l'angélique Ryan Phillipp est un peu sous exploité) ne semble pas si innocent. Il parvient à faire un lien entre le crime dont le jeune homme est accusé et un meurtre pour lequel l'un de ses anciens clients a été condamné et purge sa peine.
Je n'en dirai pas plus sous peine de me faire exclure de la rédaction de ce blog...Mais ce n'est pas l'envie qui m'en manque...

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28 mai.

La Conquête, (petite) plongée au coeur du pouvoir

  l'avis
de
Jérôme
Quelle attente ! Cela faisait longtemps qu'un film n'avait pas fait autant parler de lui sans que personne ne l'ait vu. Le mystère entretenu autour de ce film qui met en scène un président en exercice a suscité un intérêt médiatique qui a culminé avec sa sélection à Cannes (hors compétition) et sa sortie dans la foulée dans toute la France. Les émissions spéciales autour du film se sont succédées les unes après les autres sans que les journalistes n'aient grand chose à dire puisqu'ils ne l'avaient pas vu ! Quel tour de force de la part du distributeur, Gaumont, d'avoir réussi à susciter un tel engouement alors que les premières images auraient pu laisser entrevoir un grand sketch des Guignols d'1h40 version live.
Le film raconte comment Nicolas Sarkozy a gagné l'élection présidentielle contre les barons de la Chiraquie en même temps qu'il perdait sa femme Cécilia, lasse de se sentir négligée, trompée.

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26 mai.

Tree of life: Le poids des photos

  l'avis
de
Julie
On nous en a dit du mal. La palme qui vient de lui être décernée à Cannes est controversée. Sa durée - 2h19- peut rebuter. Mais moi j'avais en tête The thine red line. L'histoire de ces soldats. Leurs pensées secrètes. La jungle dans laquelle ils s'enfoncent jusqu'à la mort. La photo de Terrence Malick m'avait alors troublée. J'ai été attirée par Tree of life au point d'y aller malgré les sifflements. Je n'en connaissais pas l'histoire mais seulement deux de ses acteurs, et pas les moindres: Brad Pitt et Sean Penn. Et là, ce n'est pas la midinette qui vous parle pour une fois. Sans connaître l'histoire, j'avais pressenti le drame humain. Parce que lorsqu'on devient parents, on sent, je crois, certains drames. Et ne craignez rien, Chers Lecteurs, je ne vous dévoile pas la fin du film. Car ce dernier commence précisément par le drame, qui tout le long, sera apprécié différemment.
Une flamme, sur fond noir; puis une voix d'Outre-Tombe. Qui s'adresse à une mère, à un frère. Puis cette funeste lettre qui annonce à une mère la mort de son fils. Le choc. Puis le cri sans voix du père apprenant la nouvelle de la bouche de son épouse. Un peu comme le cri de Al Pacino, sur les marches de l'opéra de Palerme, à la fin du Parrain 3. Bond soudain dans le présent. On se retrouve dans une maison grande et froide. Changement de décors. D'époque. On comprend qu'on a quitté les années 1960 et certainement l'époque de la guerre du Vietnam pour rejoindre une époque contemporaine. Dallas, 21ème siècle. L'architecture de la ville est baignée de lumière, de verdure. Les arbres épousent les buildings. Au coeur de cette flore d'acier, un homme souffre. Sean Penn est meurtri, comme s'il venait d'apprendre la nouvelle, lui aussi. Pourtant le décès de son frère remonte à une quarantaine d'années. Il était alors un adolescent de 16 ou 17 ans. Déprimé, il quitte la ville.

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21 mai.

Minuit à Paris: Nostalgie d'une époque inconnue

  l'avis
de
Julie & Anne
Même si chaque année nous avons le droit à un nouveau Woody Allen cela n'en reste pas moins à chaque fois un évènement, du coup on vous offre deux critiques pour le prix d'une...

L'avis de Julie
Woody Allen ne fait plus de bons films. Voilà c'est dit. J'ai lu une interview dans laquelle il se plaignait un peu de ce que les gens lui répètent sans cesse qu'il ne faisait plus les mêmes films qu'avant. J'ai changé répond-il. J'ai maintenant autre chose à dire. Il faut que les spectateurs se le disent. Le dernier grand Woody c'était il y a vingt ans.Ou presque. Fini les psychanalysés névrosés perturbés. Le réalisateur a trouvé un certain répit, son âme est moins meurtrie, ses films sont maintenant aussi légers qu'une bulle de savon. J'ai l'impression de me répéter moi aussi. Après Venise, Londres et Barcelone, Woody Allen retrouve Paris. Mais cette fois-ci, la Ville des Lumières n'est pas qu'une étape comme dans Tout le monde dit I Love you. Paris est un protagoniste à part entière. C'est l'invité de marque, l'acteur principal, la ville où l'on reste, la ville où l'on vit. Le réalisateur ne cache pas son amour pour la ville. D'entrée de jeu, on l'aura compris, Paris est sublimé, adoré, vénéré. Les premières minutes du film sont dédiées aux plus beaux endroits de la capitale. Le pont des Arts est une vedette. La place Dauphine la 7ème merveille du monde. Que dire de la place de la Concorde...De jour, de nuit, au soleil, sous la pluie.

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07 mai.

Thor: Cocktail de mythologie germanique et d'humour anglais

  l'avis
de
Julie
Sans être une fan absolue des super-héros, j'ai classé depuis une bonne dizaine d'années dans mon panthéon des films préférés Spiderman et X-Men (le premier). Puis, plus récemment, Batman Begin et The Dark Knight. Du coup, dès qu'il en sort un, j'y cours. Des déceptions, il y en a, évidemment. Les Quatre fantastiques, Iron Man, et leur suite déplorable. Thor est un peu un Ovni inclassable. Il ne figurera pas dans mon panthéon. Mais, un peu comme le Hulk de Ang Lee, j'y ai retrouvé la marque d'un grand réalisateur: Keneth Branagh. Mais à l'inverse de Ang Lee qui avait pris le parti de livrer une oeuvre sombre, angoissante, quasi anxiogène, le réalisateur anglais a choisi le ton de l'humour voire de la dérision pour revisiter les légendes nordiques et adapter la version Marvel de l'histoire de Thor, dieu du tonnerre.

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19 mar.

Fighter: la force tranquille

  l'avis
de
Julie
"Les films de boxe" ont toujours une dimension humaine forte. Parce que derrière un combat sur le ring, il y a, à chaque fois, un homme (ou une femme. Je pense évidemment à Million Dollar Baby qui dans le genre émotionnel a atteint les mêmes sommets que Dancer in the Dark) avec une histoire personnelle compliquée. La part faite au(x) combat(s) est toujours très, peut être trop, importante. Mais je l'avoue voir un être complexe se démener sur le ring, la rage au ventre, a sur moi un effet inexplicable. C'est irrationnel. Evidemment je préfère Million Dollard Baby, Raging Bull, Marqué par la haine, (The Werstler, même si ce n'est pas la boxe dont il parle, doit être classé parmi les films de combats humains) aux Rocky 2, 3, 4, 5, à Rocky Balboa. Fighter se classe, définitivement, dans la première catégorie. Les combats sont rares. Et pourtant, la charge émotionnelle est bien là, existant grâce à deux monstres du cinéma.
Fighter est avant tout l'histoire d'un homme qui se démène pour exister, pour survivre, entre un frère et une mère qui l'écrasent. Micky Ward (interprété par un Mark Walhberg dont je vous dirai le plus grand bien plus tard) est entraîné par son frère, Dicky Eklund, ancien boxeur, toxicomane, vedette locale sur le retour. D'une victoire volée contre Sugar Ray Robinson, Dicky (Christian Bale EST Dicky) a, semble-t-il, gagné l'admiration de toute une ville. C'est dans le coeur de sa mère (Melissa Leo, dans le rôle d'Alice Ward est, elle aussi, comme tous les autres ai-je envie de dire, exceptionnelle) que la place de Dicky est la plus grande. Son fils aîné qu'elle semble aimer plus que tous ses autres (j'ai décompté 7 soeurs) enfants, plus que Micky, passe pourtant son temps dans une maison de toxico à fumer du crack. Et quand il n'y est pas, il tente d'entraîner son frère à devenir ce qu'il fût: un champion. Managé par une mère vénale et entraîné par un frère shooté, Micky perd coup sur coup tous les combats. Le jour où il croise Charlene (Amy Addams qui sait troquer une robe de princesse contre un décolleté ultra sexy), il prend conscience, enfin, de la mauvaise influence de sa mère et de son frère. C'est elle qui lui fait prendre conscience de ce qu'il doit quitter la tribu familiale pour gagner, pour exister, pour s'accomplir.

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09 mar.

True Grit, crash test non passé

  l'avis
de
Jérôme
Autant le dire tout de suite, True Grit n'a pas passé le crash test de la séance à 22h00 par la petite chose fragile. C'est dur mais ainsi va la vie.
Mais quel est donc ce test me direz-vous ? C'est bien simple, vous prenez une petite chose fragile et vous l'amenez au cinéma un samedi soir à 22h00 pour voir ce qui, sur le papier, est un GRAND film: un beau casting (Matt Damon et Jeff Bridges tout de même), des réalisateurs capables de fulgurance qui ont marqué notre cinéphilie au fer rouge (Fargo, The Big Lebowski, Barton Fink, No country for old men etc.), des critiques qui crient au chef d'oeuvre et des nominations aux Oscar à la pelle.
La baby est bookée, les places réservées, les cochonneries au chocolat englouties, les bandes-annonces diffusées et hop la lumière s'éteint. Que la magie opère !
Si la petite chose fragile tient le choc et reste concentrée sur les images qui défilent sur l'écran c'est que le film vaut le coup d'oeil. Mais par contre si ses paupières deviennent lourdes et qu'elle commence à gigoter sur son siège pour finir recroquevillée la bouche ouverte sombrant dans un sommeil profond alors c'est la catastrophe. Le film n'est pas homologué.
Triste destin que celui de True Grit à jamais perdu pour notre critique préférée. La faute à qui ? à quoi ? Nul ne le saura et si vous entendez l'intéressée tenter de justifier son comportement par des jugements à l'emporte pièce: "c'est chiant les western" "mais c'est quoi l'accent de Jeff Bridges" "il est pas un peu ridicule Matt Damon, non ?" il sera de votre devoir de lui demander de se taire car si True Grit n'est pas un chef d'oeuvre et ne risque pas de rentrer au panthéon de nos films préférés il mérite toutefois mieux que les deux minutes d'attention que la miss lui a consacrées.

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05 mar.

Les femmes du 6ème étage: paëlla, tendresse et nostalgie

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de
dbuk1000
Avant de vous faire partager le plaisir que j'ai eu à voir ce film, en mal d'inspiration j'ai parcouru les critiques des professionnels. En vain, je n'y ai pas retrouvé la saveur particulière que j'ai ressentie.
Une saveur faite d'un subtil mélange de tendresse, d'humour, de cocasserie sur fond de paella.
L'intrigue est légère.
Paris au début des années soixante.
De Gaulle est au pouvoir en France et Franco règne en Espagne.
Paris d'avant mai 1968!
Un immeuble parisien très bourgeois du 16ème arrondissement entre la rue Raynouard et le boulevard Delessert près du Trocadéro.
Les bus sont encore à plateforme et la concierge est une authentique "pipelette" parisienne.
Et une famille très comme il faut y vit dans un superbe appartement infiniment bourgeois et vieillot où plane le souvenir persistant des générations passées.
Dans le rôle du père , Fabrice Luchini, dont la silhouette naguère mince s'est désormais arrondie comme il sied à un agent de change "de père en fils" qui gère les économies des grands bourgeois parisiens et qui s'en va chaque jour à sa charge gentiment, coiffé de son petit chapeau tyrolien et vêtu de son loden , à la main sa précieuse serviette en cuir. Un beau bourgeois bien propre sur lui, un tantinet précieux et rempli de componction

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20 fév.

Sex friends. Amour, sexe et amour encore.

  l'avis
de
Julie
Décidément, depuis ces derniers mois, les comédies romantiques se succèdent les unes aux autres, presque semblables, sans humour, sans qu'aucune mérite un intérêt particulier. Le plan B avec Jenifer Lopez, Bébé mode d'emploi avec Katherine Heigl, The Switch avec Jenifer Aniston, Kiss and kill avec la même Katherine Heigl et Ashton Kutcher. Le nouveau thème de prédilection tourne étrangement autour de la famille. Les concepts romantiques évoluent avec leurs acteurs. On n'est plus dans la cour d'une récré. Ni à l'Université. Les femmes ont dépassé la trentaine, largement. Il est maintenant question de fonder une famille, de faire des enfants.
La comédie romantique a-t-elle sa place dans la cellule familiale ? Grande question. Bien sûr, on trouve des comédies qui s'extraient du pitch "famille moderne". Pour preuve "Knight and day", comédie romantique sur fond de cascades, d'intrigue policière. Décevante, elle aussi, malgré la présence de Tom Cruise et le glamour de Cameron Diaz.
Sex friends s'écarte lui aussi du nouveau concept famille moderne mais sans bouleverser les codes. Le pitch ressemble étrangement à du "déjà vu". Sorte de sous "Quand Harry rencontre Sally" ou de sous "7 ans de séduction" (avec le même adorable Ashton Kutcher), le film pêche par son manque d'originalité, la pauvreté de son scénario et son absence de légèreté et de finesse. Vous l'aurez compris l'histoire d'Adam (Ashton Kutcher) et de Emma (Natalie Portman) ne m'aura ni touchée, ni fait sourire.

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31 jan.

Le discours d'un roi:dans la peau de Georges VI

  l'avis
de
Julie
Il y a d'abord l'Histoire avec un grand H. Celle de la famille royale d'Angleterre entre les deux guerres. De la fin du règne de Georges V, en passant par le court règne de Edouard VIII pour arriver à l'accession de Georges VI. Il y a ensuite l'histoire d'un monarque contrarié, d'un prince complexé que le destin contraint à devenir un roi. Et puis il y a l'histoire centrale: celle d'un homme incapable de surmonter ses craintes car incapable de les comprendre.
Imbriquées les unes aux autres, elle ne fait qu'une à l'écran: celle de Bertie (surnom d'Albert Frederick Arthur George, fils de Georges V, roi d'Angleterre). D'emblée, l'homme se montre tel qu'il est. Devient un intime.
Le film commence par un discours raté. Non. Pour être plus précise, par une angoisse, celle de ne pas parvenir à lire un discours en public sans bégayer. L'angoisse du prince Albert est parfaitement transmise au spectateur parce qu'elle est connue de celui-ci. Réalité retranscrite. L'angoisse n'est pas surmontée. Comme la plupart du temps dans la réalité. Le film débute ainsi: par un tremblement, une appréhension, l'impossibilité de la surmonter, par une honte, une gêne qui ne cesse de se répéter. Bertie est un prince. Certes. Mais le propos du réalisateur est précisément de nous le montrer comme l'homme qu'il a certainement détesté être: faible, gêné, colérique, lâche. C'est sa femme, Elizabeth qui a su trouver l'élément déclencheur en contactant Lionel Logue, un australien spécialisé dans les problèmes d'élocution. Les méthodes atypiques pour ne pas dire révolutionnaires de Logue métamorphosent Bertie à chaque séance. Progressivement un lien profond unit les deux hommes.Les séances de travail ont les allures de celles d'une psychothérapie qui rendrait jaloux Freud. Bertie se livre pour mieux devenir ce qu'il est déjà: Un homme fort,pausé,prêt à gouverner. Un Roi.

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28 jan.

“Black Swan” de Darren Aronofsky

  l'avis
de
Anne
“Black Swan” de Darren Aronofsky ( The Wrestler..) est sorti cette semaine sur les ecrans britanniques. Bien que mon anglais ne soit pas des plus performants, jai été totalement emportée par ce superbe film… Nathalie Portman, alias Nina est une sublime danseuse classique qui auditionne pour le ballet du Lac des Cygnes de Tchaichovski. Le metteur en scene du ballet, Vincent Cassel voit en elle le futur Cygne Noir… et la sélectionne.
Nina est une jeune fille encore totalement sous l’emprise de sa mère elle meme ancienne danseuse avec laquelle elle vit. Leur relation, totalement fusionnelle, nuit a l'épanouissement de la jeune femme. Elle dort dans sa chambre de petite fille toute rose et décor"e des peluches de son enfance. Elle ne parvient pas à sortir de cette relation pathologique ou la mère est omniprésente, omnipotente.

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15 jan.

Somewhere : don't go.

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de
MAL
Somewhere est un très mauvais film. Ce site aura rempli sa mission ici bas s’il dissuade ses lecteurs d’aller le voir.

Jonnhy Marco (Stephen Dorff) acteur célèbre, mène une vie sulfureuse dans un hôtel de luxe à Los Angeles. Séparé de sa femme, il va recevoir la visite de sa fille de 11 ans (Elle Fanning) alors qu’il doit faire la promo d’un film. Cela va lui donner l’occasion de réfléchir à ce qu’est sa vie, pour en arriver finalement à la trouver totalement vide.

Le principal problème du film, c’est que pour nous faire toucher du doigt la vacuité de la vie de son héros, Sofia Coppola nous impose un film vide. Avec de nombreux plans de plusieurs dizaines de secondes où il ne se passe rien. Cela commence avec la première scène, que voici (je sais, cela ne se fait pas d’entrer aussi précisément dans la description du film, on gâche le plaisir des futurs spectateurs, mais comme vous n’irez pas le voir…). Plan fixe sur un paysage plat, limite désertique. Une route traverse le cadre au premier plan, une autre un peu plus loin. Bruit d’une voiture de sport arrivant sur la gauche, elle passe sur la première route. C’est une Ferrari noire. Elle sort du cadre par la droite. Le bruit s’éloigne puis revient, et on voit la Ferrari passer sur la deuxième route. Elle sort du cadre par la gauche. Le bruit s’éloigne puis revient, on comprend qu’il s’agit d’un circuit. Elle passe de nouveau sur la première route, puis de nouveau sur la deuxième. Ce manège recommence plusieurs fois. Je n’étais pas préparé à cela, je n’ai pas compté, mais à partir du moment où je me suis dit qu’on se moquait du monde, elle a encore fait deux tours.

Cette scène est remarquable, il y a mieux, toujours au début du film. Johnny Marco est assis sur son canapé, devant une table basse. Il fume une cigarette et boit une bière. C’est tout. Cela dure assez longtemps. Puis il considère une poire posée sur la table. Il la prend dans sa main. Il la regarde. Il la repose.

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08 jan.

Le voyage du directeur des ressources humaines: Loufoque et triste, un très beau film.

  l'avis
de
dbuk1000
Récompenses:
Israel Academy Awards du Meilleur film 2010,du meilleur réalisateur et du meilleur scénario
Au Festival de Locarno, il s'est vu décerner le Prix du Public.

Ce film est adapté du roman Le Responsable des ressources humaines, de A.B. Yehoshua,
Eran Riklis s'est fait connaître du public français par deux films à succès: La Fiancée Syrienne et Les Citronniers.

Jerusalem 2002.

Parmi les victimes d'un attentat suicide figure une jeune femme dont personne n'est venu réclamer le corps à la morgue.

Grace à une fiche de paie trouvée sur le corps, un journaliste s'apprête à révéler que cette femme- sans identité- travaillait pour une boulangerie industrielle, entreprise qui ne s'était pas souciée de la disparition de son employée.

Par un reportage dévastateur sur l'inhumanité et l'indifférence de cette entreprise , ce journaliste déclenche la réaction de la patronne qui charge son directeur des ressources humaines de mener l'enquête et d'imaginer les actions à entreprendre pour redorer le blason de l'entreprise.

Le DRH, séparé de sa femme, boudée par sa fille et peu passionné par son poste découvre que la morte, Yulia, était une chrétienne, travailleuse émigrée de Roumanie qui vivait seule et modestement dans un quartier juif orthodoxe de Jérusalem. Son chef de service l'avait licenciée quelques mois auparavant sans en avertir le DRH qui ignorait jusqu'à son existence.

Afin de "réparer " la faute, la patronne charge le DRH de rapatrier le cercueil jusqu'au village de Yulia en Roumanie afin qu'elle repose auprès des siens.

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25 nov.

Le nom des gens : quand Amélie Poulain se dévergonde

  l'avis
de
MAL
Le nom des gens est un excellent film.

Allez-y, sans vous laisser influencer par ce qu’en dit la presse. En effet, s’il bénéficie d’une couverture médiatique importante, je considère que le film est mal présenté par la critique (même quand elle lui est favorable) : ce qu’on en dit ne lui correspond pas. Les journalistes le décrivent comme racontant l’histoire d’une jeune femme, Bahia Benmahmoud (excellente Sara Forestier) qui couche avec ses adversaires politiques pour les faire changer d’avis. Le résumer ainsi c’est tomber dans la facilité, et si j’étais un peu plus énervé je dirais que c’est une manière facile de vendre du papier en donnant de ce film une image percutante mais très simplifiée et en fait trompeuse. C’est ne pas pousser la réflexion au-delà du factuel le plus simple à raconter.

Puisque tout le monde l’a dit ne le cachons pas : oui, le personnage de Sara Forestier couche avec ceux qu’elle appelle les fachos pour les convertir aux idées de gauche. Mais ce n’est là qu’une facette de son personnage, et il est assez réducteur de le limiter à ce comportement, même s’il faut bien reconnaître qu’il n’est pas anodin. De manière plus profonde, Bahia Benmahmoud a des convictions politiques fortes, viscérales, et la ferme intention de tout mettre en œuvre pour y convertir ses adversaires politiques. Elle veut changer le monde et elle est persuadée qu’elle peut le faire en se donnant ainsi, mais elle met aussi en œuvre d’autres moyens.

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