Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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20 nov.

Rubber: la vie et l'oeuvre de Bob le pneu

  l'avis
de
Jérôme
Rubber c'est l'histoire de Robert le pneu qui décide de faire exploser tout ceux qui se mettent en travers de sa route sous l'oeil curieux de spectateurs munis de jumelles qui ont payé leur place pour assister à ce curieux spectacle. Un peu comme nous finalement.
Curieux pitch non ? Eh bien Rubber c'est ça, un film / OVNI qui suscite une foule de questions avant la projection: est-ce que cette histoire de pneu va être le sujet de tout le film ? peut-on faire un film de cinéma avec un appareil photo ? au delà de l'exercice il y a tout de même un message, non ?

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14 nov.

Tout va bien ! the Kids are all right : Une famille vraiment comme les autres

  l'avis
de
Julie
Petite session de rattrapage aujourd’hui peut être tardive. Car à l’heure où j’écris ces quelques lignes ce film a certainement dû disparaître – prématurément- de nos écrans. Avec une sortie aussi discrète et parce qu’il était aussi mal distribué, on ne pouvait pas espérer un avenir vraiment prometteur à ce film au sujet pourtant fort : l’homoparentalité. De là à comptabiliser moins de 50 000 entrées sur le sol français en fin de carrière (moins d’un mois d’exploitation), je ne comprends vraiment pas. Pourtant « Tout va bien, the Kids are all right » traite enfin intelligemment d’un sujet d’actualité dont l’importance ne cessera de croître dans l’avenir. Alors que la France n’a su en parler jusqu’alors qu’à coup de clichés et de marteaux piqueurs (je pense ici au film Comme les autres où le couple homosexuel interprété par Lambert Wilson et Pascal Elbé semble être figé dans les années 1960 à l’époque même où Charles Aznavour écrivait sa chanson), les Etats-Unis, avec the Kids are all right évoque l’homoparentalité comme il évoquerait n’importe quelle cellule familiale. Et, à mon sens, c’est bien là sa grande force. On a ici dépassé le stade de la possibilité pour le couple homosexuel de créer une famille et donc bien entendu de l’imaginer. Deux femmes peuvent faire des enfants (ici en ayant recours au(x) don(s) de sperme anonyme), fonder une famille, rester et vieillir ensemble. Les enfants grandissent au sein de cette famille comme les autres. Les problèmes au sein du couple homosexuel sont exactement les mêmes que ceux que peuvent rencontrer un homme et une femme après 20 ans de vie commune : la routine, les rancoeurs, les rapports de force.

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17 oct.

The social Network: La revanche d'un Nerd

  l'avis
de
Julie
Comment ai-je pu douter un seul instant que de la rencontre du maître du dialogue (Aaron Sorkin, auteur de la fameuse série the West Wing) et du génial réalisateur de Seven/Fight Club/Zodiac/L'étrange histoire de Benjamin Button (ai-je besoin encore de nommer David Fincher) ne pouvait naître qu'un film brillant? Mais je le confesse. Voilà c'est dit. Quand je suis allée voir The social Network, j'étais sceptique. Parce que, après tout, l'épopée de Facebook, on s'en fout pas mal, non ? Et bien non ...
Car le coeur de l'histoire, ce n'est pas ce réseau tentaculaire. Mais celui de son génial créateur: Mark Zuckerberg. Vous me rétorquerez: l'histoire d'un informaticien boutonneux devenu milliardaire à 20 ans en créant un outil presque inutile, on s'en fout aussi. Et bien non. Parce que cette épopée là, on ne peut en conter une qu'une ou deux fois par siècle. Si Mark Zuckerberg n'est pas l'inventeur du net, il fait partie de ceux qui l'ont démocratisé, qui ont rendu le presque inutile indispensable, qui ont créé un besoin à partir de rien.

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08 oct.

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu

  l'avis
de
Anne
Hier soir, j'ai découvert le nouveau fim de Woody Allen "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu". Les cinéphiles ne s'étaient pas précipités pour accueillir le nouveau film du cinéaste américain généralement tant apprécié des Français et pourtant cela valait le détour. C'est une comédie presque "vaudevillesque" même si ce n'est pas son meilleur film. J'ai préféré "Whatever works et "Match Point" pour les plus récents.
On retrouve toujours des thèmes bien propres a Woody allen : l'humour avant tout, des vies de nombreux personnages qui s'entrecoupent, le couple, la famille, l'amitié, le sexe, la jeunesse et son antagonisme, la vieillesse.

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06 oct.

"Eat, pray, love" : l'un des trois plus mauvais films de l'histoire du cinéma

  l'avis
de
Benlosam
J'ai vu hier à Londres le dernier film de Julia Roberts "Eat, pray, love"
J'y allais avec un peu de réticence car les critiques étaient très moyennes.
Et bien, j'avais tort. Cela valait le coup. Ce film n'était pas, en effet, un mauvais film, c'était tout simplement l'un des deux ou trois plus mauvais films de toute l'histoire du cinéma, depuis l'invention de ce noble art par des français. Et du coup, j'ai passé un grand moment.
D'abord, sur le plan culturel et historique, je suis heureux et fier de l'avoir vu : il restera dans l'histoire, sera cité dans les anthologies dans les siècles et les siècles, comme l'un des plus gros navets jamais tournés. On le montrera dans les écoles de cinéma, comme modèle de ce qu'il ne faut pas faire, un peu comme on montre les prestations de Silvestre à l'Euro 2004 dans les écoles de football.
Ensuite, évidemment, j'ai beaucoup ri, et j'ai ri avec d'autant plus de plaisir que j'étais le seul à rire, les autres n'osaient pas, et certains, c'est la loi des grands nombres, étaient semble-t-il « pris par le film », sanglotant avec Julia Roberts quand je riais (la loi des grands nombres est cette loi qui fait que, statistiquement, au dessus de 30, on trouve toujours des gens pour aimer n'importe quoi.)

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03 oct.

Les petits mouchoirs: plutôt pour essuyer des larmes de rire

  l'avis
de
Julie
Présenté comme le film de sa vie, je serais tentée de dire à Guillaume Canet, 38 ans, jeune réalisateur très très très prometteur, que les Petits mouchoirs est une simple, sympathique comédie de potes réussie mais que c'est à peu près tout. L'envie du réalisateur, montrer une bande d'amis en vacances alors qu'ils sont sensés avoir vécu un drame, est présentée comme ambitieuse, le propos est sensé être profond, personnel.
Mais malgré une réalisation généreuse, fluide et magnifique, des dialogues à la fois simples, écrits, drôles et précis, un jeu d'acteurs parfait, Les petits mouchoirs n'en est pas moins qu'une simple bonne comédie.
De l'ambition, je n'ai retenu que celle de faire un film de près de 2h30 sur un thème banal. La profondeur du propos qui aurait pu être réelle est survolée. De la mise à nu, je n'en ai rien vu. J'ai, par contre, bien entendu que le film retraçait, par petites touches, de ci de là, l'histoire de Guillaume Canet et en particulier de ses liens d'amitié. Je n'oserai pas dire que sa vie n'a rien d'exceptionnel. Allez, si, je le dis. Pour autant, il y a des histoires simples qui sont belles. Et surtout des films qui nous en parlent qui nous marquent. Je pense tout de suite à Sideways. Parce qu'il nous raconte, lui aussi, l'histoire de vieux copains. Les petits mouchoirs flirterait plus avec Mes meilleurs copains ou Nos enfants chéris. Avec le premier pour l'amitié, avec le second pour le contexte: la grande maison de vacances et la cohabitation.

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19 sep.

Des hommes et des dieux: au nom de l'autre

  l'avis
de
Julie
En sortant de la salle, après avoir vu Des hommes et des dieux, je ne savais pas encore que je venais de voir un chef d'oeuvre. J'ai pensé, bien sûr, que c'était un grand film. Remplie de l'émotion provoquée par les dernières scènes, j'étais sous le choc. Les jours passant, j'ai compris qu'il s'agissait là d'un film unique. L'émotion de l'instant une fois dissipée a laissé place à la réflexion, à l'admiration.
Xavier Beauvois a choisi un sujet fort. Mais au lieu d'en traiter l'aspect politique, d'évoquer le drame avec le sang, il a fui à tout prix le voyeurisme. Avec pudeur, il a pris le parti de nous montrer les hommes, leur dilemme et leur cheminement intérieur. A la fois simple et précise, la réalisation est en réalité ambitieuse. Le réalisateur épouse le rythme des huit moines dans le monastère pendant deux heures pour tenter de nous expliquer le choix de ces hommes presque condamnés à une mort certaine. Il prend son temps pour nous les montrer dans leur quotidien, dans la prière, la discussion, l'hésitation. A travers l'introspection des moines, il pousse chaque spectateur face à sa propre réalité, à ses propres dilemmes. La montée en puissance, alors que le drame se précise et devient presque tangible, est faite de manière à peine perceptible. Ne cherchez pas l'effusion, le sang, les larmes. Le monastère de l'Atlas reste un havre de paix malgré les armes qui la pénètrent, malgré les cris. Dès les premiers instants, le ton est donné. La menace existe dès le départ. Le film retrace le cheminement de pensée des moines jusqu'à leur mort inexorable. Autour d'eux, les hommes se battent.

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08 sep.

Piranha 3D: un clip de RAP bourrin qui tourne au gore

  l'avis
de
Jérôme
Riche d'une promesse alléchante (du sang et du sexe) et de quelques critiques plutôt enthousiastes (Lucile ou Thomas) ma déception n'en a été que plus grande. Car sous couvert de faire un film de genre décomplexé Alexandre Aja (le réalisateur) n'était pas obligé d'oublier de soigner son scénario ou de nous livrer une 3D très décevante.
Comme chaque année l'été commence dans la petite ville de Lake Victoria avec une orgie dantesque où l'alcool et les filles coulent à flots. Seulement voilà, un tremblement de terre libère des piranhas jusqu'ici bloqués dans les profondeurs du lac. Les petites bestioles ont bien envie, elles aussi, de participer à la grande fête qui se prépare.
Je lis et j'entends que le film est bourré d'humour et que le réalisateur à le culot d'aller jusqu'au bout du film concept et même tout cet exercice m'a globalement laissé de marbre il faut avouer que c'est vrai. Piranha 3D ressemble à un gros clip de RAP bien bourrin avec des filles bien foutues qui dansent sur de la musique techno le tout recouvert par une couche de gore débridé. Certaines scènes sont assez drôles et plutôt bien vues mais le tout est relativement indigeste car le scénario est non seulement débile mais surtout paresseux. Les personnages fils rouges sont quasi inexistants et l'histoire s'arrête aussi vite que le film commence.
La 3D est mal fichue, voire dérangeante sur certaines scènes comme celle de Richard Dreyfuss pris dans le tourbillon du lac. Tout cela donne mal à la tête et vous fait regretter de payer aussi cher le prix de la place.
Alors si Alexandre Aja voulait filmer des Piranahas bouffer des filles plutôt jolies il a réussi son coup, quant à faire un film de cinéma c'est une autre histoire...

08 sep.

The Killer Inside Me: le Démon dans ma peau

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de
dbuk1000
recommandé par dbuk1000 aux cinéphiles bien solides dans leur tête.....ou aux médecins légistes et aux psychiatres cliniques!!!!

Central City,Texas,1952

Lou Ford est le jeune sheriff adjoint de la petite ville de Central City.

Central City , trou perdu dans la steppe aride du Texas, où les carcasses d'acier des derricks des puits de pétrole tiennent lieu d'arbres.
Prospérité récente de Central City aux rues encombrées par les rutilants cabriolets Chevrolet ou Cadillac aux couleurs acidulées.
Un "City Hall ", un bureau du sheriff et des restaurants aussi parfaitement caricaturaux que dans la reconstitution d'un western. Dépaysement garanti!

Une petite ville bien tranquille au point que le sheriff adjoint ne porte pas d'arme.
Un sheriff adjoint bien propre sur lui vêtu de chemises blanches impeccablement repassées, son chapeau de cow-boy Stetson toujours visé sur sa tête. Un shériff adjoint affable et apprécié de tous pour sa gentillesse.

Un sheriff adjoint qui habite une bien belle maison de famille , trop luxueuse pour un jeune flic qui écoute les lieders de Strauss à ses heures de détente en feuilletant des livres à la riche couverture.

Mais voilà , Lou Ford n'est pas bien tranquille au fond de lui. Des images floues et violentes de son enfance viennent le déranger.
Il est tellement peu tranquille qu'il doit nécessairement tuer en les abimant,en les déchirant les jolies femmes avec lesquelles il a pris son plaisir.
Il détruit les jolies poupées de son plaisir sans autre raison apparente que d'assouvir son besoin de tuer pour tuer. Comme auparavant il a assouvi avec elles ses sadiques pulsions sexuelles.

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30 juil.

Night And Day: Quand l'humour et l'amour font bon ménage

  l'avis
de
Julie
J'ai lu que Night and Day ne sera pas le blockbuster de l'été et qu'il ne signera pas le grand retour de Tom Cruise. Mais Tom a-t-il vraiment quitté un jour le grand écran? N'a-t-il pas été encore génial, il y a deux ans à peine, dans Walkyrie ? Deux ans avant dans La Guerre des Mondes ? Deux ans avant dans Collateral ? Deux ans avant dans Vanilla Sky? Deux ans avant (ou presque) dans Eyes Wide Shut ? Sans compter quelque part entre ces films, sa performance dans Magnola ou encore celle, plus récente, et dont on ne cesse de parler ici et là, de Les Grosman dans Tonnerre sous les Tropiques. Night And Day n'est peut être pas le film d'un grand Tom Cruise,ni un grand film tout court. Et pourtant, on le retrouve dans un rôle où il excelle. Entre l'autodérision, la légèreté et l'humour, ses cascades sont un pied de nez à son rôle d'Etan dans Mission Impossible. Tom Cruise sait rire de lui, ne se prend pas au sérieux. Et à regarder, sur grand écran, ça fait du bien! Il n'est pas ici un agent coincé mais tout son opposé.
Il est ici Rob Miller dont June Havens (Cameron Diaz dans son rôle de la fausse gauche adorable est plutôt, elle aussi, convaincante) tombe immédiatement sous le charme dans les couloirs de l'aéroport de Wichita. Plus tard dans l'avion à destination de Boston où elle doit se rendre pour le mariage de sa soeur, à peine les présentations sont-elles faites, que Roy se transforme en tueur fou qui se met à abattre l'ensemble de l'équipage et des passagers. Il prend les commandes de l'avion pour le faire atterrir in extremis dans un champ de blé. Sauvée, sonnée, droguée, June se réveille le lendemain matin chez elle à Boston.

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27 juil.

Inception: Christopher Nolan au bout de son obsession

  l'avis
de
Jérôme
** article garanti sans spoiler **
Alors que le marketing du film avait été impeccable mêlant bande-annonce efficace et teasers alléchants il a fallu que le distributeur rajoute sur son affiche "James Bond rencontre Matrix". Quel bêtise ! C'est d'autant plus bête que Inception n'a rien à voir avec le cabotinage d'un James Bond et encore moins avec la surabondance d'effets spéciaux des Matrix.
Non, Inception est tout simplement un grand film de Cinéma. C'est lui qui fera sans nul doute référence pour tous les distributeurs pressés de rassurer les potentiels spectateurs.
Un film de cinéma parce qu'il permet à une salle de communier pendant plus de deux heures. Un film de cinéma parce qu'il FAUT l'avoir vu pour participer aux heures de conversations que l'on a envie d'avoir à propos de ce film d'une incroyable densité (sauf si la personne avec qui vous avez été voir le film a dormi pendant la projection).
Inception c'est l'histoire de Dom Cobb (Léonardo DiCaprio grandiose une nouvelle fois) expert dans l'art de l'extraction ("inception" en anglais) qui consiste à s'approprier les secrets d'une personne en pénétrant ses rêves. Dom est aussi un être brisé par la mort de sa femme (Marion Cotillard) après avoir essayé ensemble de pénétrer au plus profond de leur subconscient (je fais court). Accusé de cette mort, il a dû quitter sa famille. On lui propose une ultime mission qui lui permettra de revoir ses enfants. Cette mission consiste à implanter une idée dans l'esprit d'un industriel; mais pour la mener à bien il doit aller plus loin que la mise en place d'un simple rêve. Il doit construire plusieurs niveaux de rêves pour pénétrer au plus profond de l'esprit.

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20 juil.

Dans ses yeux de Juan Jose Campanella

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de
Anne
Dans ses Yeux superbe film argentin de Juan Jose Campanella a obtenu l’Oscar du meilleur film etranger 2010.
On est transporté dans le Buenos Aire des annees 70. Il s’agit a la fois d’un drame psychologique et d’un thriller remarquablement ficelés. Le commissaire Benjamin Esposito mène une enquête policière passionnante sur le viol et le meutre d’une jeune femme récemment mariee. Le detective se promet de retrouver le meutrier et se prend d’affection pour le mari qui porte le deuil de manière très douloureuse.

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09 juil.

Twilight, chapitre 3, Hésitation: Après la déception l'ennui profond

  l'avis
de
Julie
Je pourrais jouer à la paresseuse et me contenter de faire un simple copier-coller. Car Hésitation c'est un peu Tentation, avec une histoire un peu différente (si peu). Certes, l'habitude du grotesque intégrée, le film paraît plus digeste et moins gênant (si peu). Mais parce que j'ai été twilightée par Fascination et détwilightée après avoir vu Tentation puis Hésitation, je vous dois, je crois, ces quelques lignes.
Après avoir été tentée par Jacob en l'absence d'Edward qui fou d'amour avait préféré la quitter plutôt que de la mettre en danger (chapitre 2, Tentation), Bella hésite cette fois. Du moins, c'est ce que le titre vous fait croire. Car d'hésitation, il n'y a en a point. Comme d'un pseudo triangle amoureux. Point non plus. Bella n'hésite pas. Son choix est fait, on le connaît depuis le départ: elle aime Edward. En vérité, il y a bien Jacob qui tente de la faire rompre. Mais il n'y parvient pas. En résumé: Victoria, dont le petit ami, James, s'était fait tuer par la famille Cullen dans le premier chapitre, pour sauver Bella, revient ici, accompagnée d'une armée de jeunes vampires nouveaux-nés pour venger la mort de son bien aimé. Les jeunes vampires sont les pires: ils sont assoiffés de sang, rien ne les arrête, ils sont donc extrêmement dangereux. Du coup, les Cullen ne suffisent pas, malgré tous leurs pouvoirs, à contrer cette armée ultra-puissante. D'où l'aide de Jacob et de ses copains loup-garous. Tout le monde aime tant Bella. Et ça, on ne comprend pas bien pourquoi...Le problème central n'est pas tant dans cet "ultime" combat qui profile à l'horizon mais dans ce triangle amoureux. Je me répète: Bella aime Edward. Edward aime Bella. Mais Jacob aime Bella. Cherchez l'intrus! Bella est pleine de désirs pour Edward mais ce dernier né en 1900 ne peut "aimer" au sens charnel du terme qu'après s'être marié. Les baisers ne suffisent plus à la jeune fille qui accepte la proposition en mariage du jeune homme. Mais ça, on le savait déjà, puisque Tentation s'achevait par la même proposition. Ah oui, j'oubliais. Bella qui n'aime qu'Edward veut également épouser sa condition de vampire. Ce dernier refuse de la transformer. Mais ça aussi on le savait déjà. Depuis, Fascination.

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09 juil.

Copacabana, une comédie fine

  l'avis
de
Jérôme
Babou (Isabelle Huppert) est une femme qui se soucie peu de l'avenir vivant chaque jour le plus intensément. Dans sa vie il y a la musique (Brésilienne), sa fille (Lolita Chammah) très conventionnelle et pas vraiment de boulot. Un jour sa fille lui apprend qu'elle va se marier et surtout qu'elle ne désire pas qu'elle assiste à son mariage car elle lui fait honte. Piquée au vif dans son amour maternel elle décide de prouver à sa fille qu'elle peut, elle aussi, avoir une vie "normale" et part pour Ostende (dans le nord) pour vendre des appartements en multipropriété.
Copacabana est avant tout une surprise. Derrière un titre un brin ringard, un casting qui peut rebuter et un sujet relativement convenu se cache une comédie fine et tendre sur les relations mère / fille portée par Isabelle Huppert souriante, déconcertante et tendre soit exactement l'inverse de l'image que sa filmographie peut vous donner à penser.

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19 juin.

Dog Pound, un film enragé

  l'avis
de
Jérôme
Si l'histoire de Dog Pound se résume finalement en quelques lignes elle est à mille lieux de refléter la puissance qui se dégage du film. On sort de la séance le souffle court, choqué, éprouvé.
Le film suit Butch qui se retrouve dans une prison pour mineurs après avoir agressé un officier de probation. Il y rencontre Davis, Angel, les codes de la prison, la violence, la vengeance. Victime ou bourreau son choix est vite fait et Kim Chapiron nous plonge au coeur d'un univers qui nous est complètement étranger mais qui réveille le chien enragé qui sommeille en chacun de nous.
La filiation avec la série Oz est directe: même problématique, mêmes enjeux de domination, même violence et même attachement aux personnages car on retrouve un peu de nous dans chacun des personnages.

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